RÉA­LISME CRÉ­DIBLE

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

Per­sonne ne se­ra sur­pris d’ap­prendre que cette re­prise du Choc des Ti­tans de­vait sur­fer sur la vague du suc­cès du film 300 de Zack Sny­der.

À l’ins­tar de ce film, le Choc de­vait ini­tia­le­ment être tour­né de­vant des écrans verts, mais dès que les ser­vices de Le­ter­rier ( L’in­croyable Hulk) ont été re­te­nus, le pro­jet a re­trou­vé un air de pla­teau plus clas­sique : une pro­duc­tion tour­née dans des dé­cors na­tu­rels un peu par­tout en Eu­rope et, le plus sou­vent, dans des en­droits dif­fi­ciles d’ac­cès.

« C’est un choix cru­cial que nous avons fait dès le dé­but : nous éloi­gner le plus pos­sible de l’es­thé­tique de 300 et confé­rer au film l’as­pect le plus réa­liste qui soit », ex­plique Iwa­nyk.

Ce genre de mi­nu­tie conve­nait par­fai­te­ment à Wor­thing­ton. Après tout, il ve­nait tout juste de com­plé­ter le tour­nage de deux films où les ef­fets spé­ciaux étaient au centre de l’ac­tion.

« J’ai ap­pris beau­coup de choses sur le pla­teau d’Ava­tar, et j’ai ex­pli­qué à Louis que c’était im­pos­sible de jouer de­vant rien. Si vous de­vez faire sem­blant de frap­per quelque chose qui n’est pas vrai­ment là, vos muscles ne ré­agissent pas de la même ma­nière. Alors, nous avons dis­cu­té avec Louis pour trou­ver une fa­çon de rendre les ef­fets spé­ciaux plus réa­listes. C’est comme ça que sont nés le scor­pion en fibre de verre et les cas­ca­deurs en ha­bit vert : ça nous per­met­tait de ré­agir de fa­çon réa­liste. Le fait que nous nous trou­vions dans des en­vi­ron­ne­ments réels plu­tôt que dans un stu­dio chan­geait tout. »

COM­PA­RAI­SONS

Et comment cette ex­pé­rience se com­pare-t-elle avec le tour­nage d’Ava­tar ?

« Ava­tar était un vé­ri­table monstre, et on a pu le consta­ter au box-of­fice. Im­pos­sible de com­pa­rer ce film à quoi que ce soit d’autre. Mais si on com­pare ce film à Ter­mi­na­tor, par exemple, Ter­mi­na­tor était beau­coup plus dif­fi­cile. Je pen­sais que ce film se­rait comme un week-end à la cam­pagne, que je por­te­rais une toge et gam­ba­de­rais de part et d’autre, mais Louis tra­vaille très ra­pi­de­ment. Le ni­veau d’éner­gie sur le pla­teau est très éle­vé et il vous force à cou­rir sans ar­rêt avec trois ca­mé­ras qui vous suivent en tout temps, d’au­tant plus que tour­ner dans tous ces en­droits éloi­gnés a été beau­coup plus dif­fi­cile que ce à quoi je m’at­ten­dais. »

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.