UN OS­CAR POUR SAN­DRA

Lors de la der­nière cé­ré­mo­nie des Academy Awards, San­dra Bul­lock a été cou­ron­née meilleure ac­trice pour sa per­for­mance dans L’Éveil d’un cham­pion de John Lee Han­cock, qui sort cette se­maine en DVD. Comment une co­mé­dienne sur­tout can­ton­née aux co­mé­dies sen

Le Journal de Montreal - Weekend - - HORAIRE CINEMA - Me­dia­film.ca

Après un pe­tit rôle dans La Dis­pa­rue de George Slui­zer, des pres­ta­tions re­mar­quées dans Cette chose qu’on ap­pelle l’amour de Pe­ter Bog­da­no­vich, De­mo­li­tion Man de Mar­co Bram­billa, aux cô­tés de Syl­ves­ter Stal­lone, et J’ai connu Er­nest He­ming­way de Ran­da Haines, San­dra Bul­lock est pro­pul­sée au rang de star en 1994 avec Clanches !, thril­ler élec­tri­sant de Jan de Bont, dans le­quel elle par­tage la ve­dette avec Kea­nu Reeves.

Ce dé­sor­mais film-culte, dont le per­son­nage prin­ci­pal est un au­to­bus pié­gé qui ne peut rou­ler à moins de 80 km/h en plein Los Angeles, a connu trois ans plus tard une va­riante ma­ri­time beau­coup moins heu­reuse, Ça va clen­cher, où San­dra re­pre­nait son rôle de pas­sa­gère innocente plon­gée mal­gré elle dans l’ac­tion, cette fois à bord d’un trans­at­lan­tique en roue libre. Une suite inu­tile qui a ob­te­nu un suc­cès mi­ti­gé.

Mais entre-temps, de 1994 à 1997, San­dra Bul­lock s’im­pose à Hol­ly­wood en tant que ve­dette de films sen­ti­men­taux ( Pen­dant ton som­meil de Jon Tur­tel­taub, Deux Es­crocs en va­cances de Bill Bennett, Un temps pour l’amour de Ri­chard At­ten­bo­rough) et de thril­lers ( Ac­cès: In­ter­dit d’Ir­win Wink­ler et Non Cou­pable de Joel Schu­ma­cher, d’après le best-sel­ler de John Gri­sham).

POINT TOUR­NANT

Ain­si va une car­rière fruc­tueuse, mais pas ex­tra­or­di­naire, pour­tant sa­luée par un hom­mage au Fes­ti­val des Films du monde de Mon­tréal, en 1998. Suivent une sé­rie de pro­duc­tions com­pé­tentes, mais ou­bliables : Espoir re­trou­vé, Vent de fo­lie, Meurtre en équa­tion, Deux Se­maines d’avis et Les Di­vins Se­crets des pe­tites Ya-Ya.

Dans le lot se dé­marque l’ef­fi­cace co­mé­die po­li­cière Miss Per­son­na­li­té, l’un des plus gros suc­cès de la star.

Mais 2005 marque un tour­nant pour San­dra Bul­lock. Grâce à son rôle dans Crash de Paul Hag­gis, ga­gnant de l’Os­car du meilleur film, elle est en­fin consi­dé­rée comme une ac­trice sé­rieuse et cré­dible par l’in­dus­trie.

Une image qu’elle conti­nue à culti­ver à tra­vers des pro­duc­tions plus am­bi­tieuses, dont La Mai­son près du lac d’Ale­jan­dro Agres­ti, re­make tou­chant d’un drame fan­tas­tique co­réen, et In­fa­mous de Dou­glas McG­rath, où elle in­carne avec brio la ro­man­cière Nelle Har­per Lee, amie d’en­fance de l’écri­vain Tru­man Ca­pote. Des choix ju­di­cieux donc, qui ont pa­vé la voie à la consé­cra­tion du 7 mars der­nier.

PHOTO D’ARCHIVES

San­dra Bul­lock à la der­nière cé­ré­mo­nie des Os­cars.

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