Ils sont fous, ces Amé­ri­cains

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION -

Il n’y a pas si long­temps, il n’y avait que les pa­pa­raz­zis et quelques ma­ga­zines à po­tins pour rui­ner le ma­riage des cé­lé­bri­tés, mais in­ter­net, les ré­seaux so­ciaux et même les mé­dias les plus sé­rieux sont de­ve­nus des risques quo­ti­diens pour les ve­dettes, sur­tout aux États-Unis où la moindre aven­ture sexuelle prend des pro­por­tions dé­me­su­rées.

Chez nos voi­sins, un homme qui trompe sa femme ne trouve grâce que s’il se fla­gelle pu­bli­que­ment et mul­ti­plie les ex­cuses, et en­core c’est loin d’être as­su­ré. À croire que les Amé­ri­cains in­fi­dèles sont de très rares ex­cep­tions.

Si Bill Clin­ton a sur­vé­cu aux ré­vé­la­tions de Mo­ni­ca Le­wins­ki, c’est qu’il a eu l’au­dace de pré­tendre qu’il n’avait pas trom­pé Hilla­ry, puis­qu’il se conten­tait de fel­la­tions.

Après avoir ré­pé­té comment il avait man­qué de ju­ge­ment, quel mau­vais gar­çon il avait été et qu’il conti­nue­rait en thé­ra­pie jus­qu’à ce que son ap­pé­tit sexuel soit au plus bas, Ti­ger Woods a an­non­cé, di­manche der­nier, qu’il par­ti­ci­pe­rait au Tour­noi des Maîtres. Pauvre lui !

Le len­de­main, l’ex-star porno Jos­lyn James en­ri­chis­sait son site Web des SMS co­quins qu’il lui au­rait en­voyés. Po­tins et blagues sont tout de suite re­par­tis à la hausse. Il fau­dra sans doute quelques trous d’un coup à Ti­ger pour faire taire les mau­vaises langues.

PE­TIT-FILS DU BAN­DIT

Pour l’heure, c’est Jesse James qui mul­ti­plie les ex­cuses et les mea culpa à la suite des ré­vé­la­tions de Mi­chelle McGee, une qua­si in­con­nue. La vi­laine a ré­vé­lé qu’elle était au lit avec Jesse pour re­gar­der San­dra Bul­lock faire sa pré­sen­ta­tion au MTV Awards de mai der­nier.

James, l’ar­rière-pe­tit-fils du fa­meux ban­dit du même nom, est sur­tout connu du pu­blic té­lé­phile pour son émis­sion de té­lé­réa­li­té Mons­ter Ga­rage et sa der­nière sé­rie sur Spike TV, Jesse James Is A Dead Man, dans la­quelle il se livre en mo­to à des cas­cades in­croyables. Ce mo­tard ta­toué avait pour­tant fi­ni par de­ve­nir res­pec­table en épou­sant San­dra Bul­lock, il y a cinq ans.

SAN­DRA BUL­LOCK, LA PAR­FAITE

Du coup, les Amé­ri­cains ont ou­blié qu’il avait été le mé­chant garde du corps de di­vers groupes rock et qu’il avait tour­né des scènes osées avec sa deuxième femme Ja­nine Lin­de­mul­der dans la sé­rie Mo­tor­cycle Ma­nia. Que vou­lez-vous, San­dra Bul­lock, c’est l’ac­trice par­faite, un mo­dèle pour toutes les Amé­ri­caines.

Pa­ra­doxe ex­tra­or­di­naire : avant de rem­por­ter un Gol­den Globe et un Os­car pour sa per­for­mance dans le film The Blind Side, elle avait, la veille, pour son rôle dans All About Steve, ga­gné le Raz­zie Award, dé­cer­né à la pire ac­trice de l’an­née.

Elle avait sur­tout ga­gné le coeur de tous les Amé­ri­cains en ayant l’hu­mi­li­té d’al­ler en per­sonne re­ce­voir ce tro­phée dé­ri­soire, tout en pro­fi­tant de l’oc­ca­sion que lui don­naient les deux autres tro­phées pour re­mer­cier son ma­ri Jesse et avouer, la larme à l’oeil, à quel point elle l’ai­mait.

Le pauvre Jesse au­ra beau faire des pieds et des mains, il est vé­ri­ta­ble­ment un homme mort. Que j’aime la sa­gesse de Charles Az­na­vour qui dé­clare à qui veut l’en­tendre qu’il n’a ja­mais trom­pé sa femme, seule­ment ses maî­tresses.

Mais il ne vit pas aux États-Unis...

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