Les ca­deaux in­es­pé­rés du Zoo sauvage de Saint-Fé­li­cien !

Le Journal de Montreal - Weekend - - TOURISME -

Quand, comme le Zoo sauvage de SaintFé­li­cien, on prend un soin ja­loux de ses ani­maux, il ar­rive que la na­ture se montre gé­né­reuse à son tour. Pour son 50e an­ni­ver­saire, ce jar­din zoo­lo­gique d’un genre dif­fé­rent a eu l’im­mense pri­vi­lège d’ac­cueillir deux our­sons blancs et le cha­me­lon Go­bi, dont on cé­lèbre, au­jourd’hui même, le pre­mier an­ni­ver­saire.

Pour cette oc­ca­sion bien spé­ciale, Go­bi, que l’on a ha­bi­tué très jeune à se pro­me­ner dans le pu­blic, en pro­fi­te­ra pour quê­ter des gâ­te­ries. Pré­pa­rées spé­cia­le­ment pour lui, ces der­nières se­ront dis­tri­buées sous la su­per­vi­sion du gar­dien-ani­ma­lier.

Go­bi est ar­ri­vé au zoo dans le ventre de sa ma­man. Cette der­nière et sa com­pagne de voyage ve­naient re­joindre un mâle en pré­vi­sion de l’ou­ver­ture des ha­bi­tats de la Mon­go­lie, qui se­ront inau­gu­rés en juin pro­chain. Le pe­tit Go­bi est donc né à Saint-Fé­li­cien.

Quant aux pe­tits our­sons – dont on peut suivre la crois­sance en re­gar­dant les vi­déos que l’on change chaque se­maine sur le site Web du Zoo –, ils sont éga­le­ment nés au Zoo cet hi­ver, ce qui est, en soi, un phé­no­mène plu­tôt rare.

LE RÊVE D’UN AMOU­REUX DES ANI­MAUX

Le Zoo sauvage de Saint-Fé­li­cien est né en 1960 du rêve de Ghis­lain Gagnon, un po­li­cier mu­ni­ci­pal et an­cien fo­res­tier. Cet amou­reux in­con­di­tion­nel de la na­ture sou­hai­tait créer un parc nou­veau genre dans le­quel il n’y au­rait pas de bar­reaux. Il s’est por­té ac­qué­reur d’un an­cien site d’éle­vage de re­nards et y a ins­tal­lé ses pre­miers ani­maux.

Trois mois plus tard et mal­gré qu’il avait moins de 200 ani­maux, quelque 22000 vi­si­teurs étaient dé­jà pas­sés. Avec le temps, le ter­ri­toire s’agran­dit, le chep­tel aug­men­ta et le nombre de vi­si­teurs fit de même. Au­jourd’hui, on y trouve 1000 ani­maux sau­vages, ré­par­tis en 75 es­pèces sur un im­mense ter­ri­toire de 1620 hec­tares.

En 1972, il créa le Parc des sen­tiers de la na­ture, qui per­met d’in­té­grer l’hu­main aux es­pèces ani­males. Dé­sor­mais, ce n’est plus l’ani­mal qui est en cage, mais bien le vi­si­teur qui cir­cule à bord d’un train grilla­gé. Ce fut un suc­cès.

En 1989, à l’aube de se po­si­tion­ner dans l’orien­ta­tion nor­dique et la pré­ser­va­tion de la faune bo­réale, la men­tion « sauvage » s’est ajou­tée au nom. Quelques an­nées plus tard, en 2001, le Centre de conser­va­tion de la bio­di­ver­si­té bo­réale est créé, de même qu’un Bo­réa­lium, ce qui conso­lide la re­nom­mée du Zoo sauvage de Saint-Fé­li­cien sur la scène in­ter­na­tio­nale.

Son ap­proche éco­lo­gique et édu­ca­tive, l’uti­li­sa­tion du­rable de la bio­di­ver­si­té et sa mis­sion de conser­va­tion et de pré­ser­va­tion des es­pèces en voie d’ex­tinc­tion lui per­mettent de jouer un rôle im­por­tant comme gar­dien du ba­gage gé­né­tique.

UN ZOO PAS COMME LES AUTRES

C’est vrai qu’il est dif­fé­rent, ce zoo! Ou­vert quatre sai­sons, il per­met de s’at­ten­drir de­vant les mères pro­té­geant leurs pe­tits, de se mon­trer ha­bile en été pour re­pé­rer ces as du ca­mou­flage, d’as­sis­ter aux jeux de sé­duc­tion en au­tomne et d’ob­ser­ver en hi­ver les bêtes re­vê­tues d’un épais man­teau suivre les rayons du so­leil pour se ré­chauf­fer.

Plus en­core, il sus­cite les nou­velles ex­pé­riences par des ac­ti­vi­tés per­met­tant un lien plus étroit avec les ani­maux. Par­mi celles-ci, « Un zoo la nuit » in­vite à des vi­sites noc­turnes au cours des­quelles il faut uti­li­ser tous ses sens pour ten­ter de dé­co­der ce qui se passe au­tour de soi. Il y a aus­si « Dor­mez sur les pas­se­relles », qui in­vite à dor­mir à la belle étoile près de l’ha­bi­tat des tigres de l’Amour, et « Aven­ture au pays des ca­ri­bous », une ex­pé­rience fas­ci­nante où l’on par­tage le ter­ri­toire et le quo­ti­dien de cet her­bi­vore im­pres­sion­nant.

Des camps d’été sont éga­le­ment of­ferts aux plus jeunes (8-12 ans). Spé­cia­li­sés en éco­lo­gie et en sciences de la na­ture, ils ont lieu de la fin juin à la mi-août.

VI­VE­MENT MAI

Mal­heu­reu­se­ment, à cette pé­riode, les sen­tiers sont un peu dif­fi­ciles d’ac­cès en rai­son de la fonte des neiges. C’est pour­quoi, après l’an­ni­ver­saire de Go­bi (27-28 mars) et le week-end du congé de Pâques (du 2 au 5 avril), où se­ront ser­vis des in­sectes au cho­co­lat (ose­rez-vous?), le zoo fer­me­ra ses portes jus­qu’en mai. Dé­but mai, les our­sons blancs fe­ront leur en­trée of­fi­cielle dans le parc et ce se­ra le dé­but de la pro­gram­ma­tion du 50e an­ni­ver­saire.

PHOTO GRA­CIEU­SE­TÉ ZOO SAUVAGE DE SAINT- FÉ­LI­CIEN

Un ori­gnal dans les sen­tiers en­nei­gés.

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