BON RE­TOUR À WOOD­SBO­RO

Le tueur au masque blanc récidive

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie Agence QMI

Il y a des choses comme ça qui ne sont pas tuables au grand écran. La fran­chise culte Fris­sons, de Wes Cra­ven, en est un bel exemple.

On pour­rait pen­ser, 15 ans après le pre­mier vo­let, que la ville de Wood­sbo­ro a per­du son at­trait et que, de­vant la sur­en­chère d’hor­reur, de gore et de peur qu’on trouve main­te­nant, il n’y a plus de place pour Sid­ney (Neve Camp­bell), Gale (Cour­te­ney Cox) et De­wey (Da­vid Ar­quette).

Que nen­ni! Le tueur au masque blanc est un clas­sique im­pos­sible à lais­ser re­po­ser en paix et les trois pre­miers longs mé­trages ont lais­sé une em­preinte telle dans la culture po­pu­laire que le qua­trième se re­garde avec le même plai­sir qu’on a à re­voir un vieux chum d’école.

Le scé­na­rio est, comme on s’y at­tend, mince, mais les mas­sacres et la pour­suite du tueur ne sont pas la base de ce long mé­trage. On as­siste à la pro­jec­tion pour s’amu­ser et, sur­tout, pour re­trou­ver de vieux sou­ve­nirs.

Fris­sons 4 est un peu ce qu’au­rait pu don­ner un The Ro­cky Hor­ror Picture Show 4. Oui, cer­taines ré­pliques sont ri­di­cules; oui, la fron­tière est mince entre pa­ro­die et mau­vais; oui, tout est pré­mâ­ché; oui, les litres de sang giclent à foi­son; et oui, on se fout to­ta­le­ment de sa­voir qui se cache der­rière le masque.

On entre dans une pro­jec­tion de Fris­sons 4 pour se lais­ser al­ler à un plai­sir cou­pable : ce­lui de re­trou­ver son ado­les­cence. Et si Wes Cra­ven a mo­der­ni­sé cer­tains as­pects (l’om­ni­pré­sence des té­lé­phones cel­lu­laires, de Fa­ce­book, des vi­déos et du Web en di­rect), il a su conser­ver l’es­prit des pre­miers films de cette sé­rie.

PHO­TO COURTOISIE

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