Diane Tell en bonne com­pa­gnie

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Marc-an­dré Le­mieux MARC-ANDRE.LE­MIEUX@JOUR­NALMTL.COM Diane Tell se pro­dui­ra à l’as­tral lun­di à 20 h.

Diane Tell ne fou­le­ra pas les planches de l’as­tral en so­li­taire, lun­di soir. Pour sa ren­trée mont­réa­laise, elle se­ra ac­com­pa­gnée de sept mu­si­ciens, deux cho­ristes… et un rap­peur. En ef­fet, Ano­da­jay vien­dra pous­ser la note sur Ja­mais su, une pièce com­pre­nant un échan­tillon­nage de Sou

vent, long­temps, énor­mé­ment, un vieux suc­cès de la chan­teuse. « On ne pou­vait pas faire ce pas­sage à Mon­tréal sans lui ! », s’ex­clame l’au­teure-com­po­si­trice en en­tre­vue.

Diane Tell pré­sen­te­ra un concert en deux par­ties : une pre­mière – acous­tique – consa­crée aux chan­sons les plus connues de son ré­per­toire et une se­conde – élec­trique – ré­ser­vée aux titres de son der­nier al­bum, Ri­deaux ou­verts. En­re­gis­tré au Qué­bec et réa­li­sé avec la com­pli­ci­té de Serge For­tin, l’opus est arrivé dans les bacs en no­vembre der­nier.

« On a dé­ci­dé de jouer l’al­bum en en­tier de A àz sans in­ter­rup­tion. On ne va pas mé­lan­ger les an­ciens titres avec les nou­veaux. On es­saie de ne pas faire un mel­ting pot », ex­plique la chan­teuse.

On a dit de votre der­nier al­bum qu’il « as­su­mait sa qué­bé­ci­tude ». Qu’en pen­sez-vous ?

Les gens peuvent bien dire ce qu’ils veulent ! Je sa­vais que je vou­lais en­re­gis­trer ce disque au Qué­bec, chose que je n’avais pas fait de­puis mon dé­part pour l’eu­rope au dé­but des an­nées 1980. J’ai pas­sé beau­coup de temps au Qué­bec ces der­nières an­nées. Ça m’a per­mis de ren­con­trer beau­coup de monde. En 2010, j’ai par­ti­ci­pé aux cé­lé­bra­tions en­tou­rant le 75e an­ni­ver­saire de Val d’or, la ville où j’ai gran­di. C’était très émou­vant de re­voir ma mai­son, mon école… C’est là que j’ai fait la connais­sance de Serge For­tin. Il as­su­rait la mise en scène du spec­tacle. Entre nous, la chi­mie a si bien opé­ré que j’ai fi­ni par lui pro­po­ser de co-réa­li­ser tout l’al­bum avec moi !

Êtes-vous heu­reuse de l’ac­cueil que le pu­blic a ré­ser­vé au disque ?

Sor­tir un al­bum avant Noël, c’est comme conduire dans le tra­fic : pour es­pé­rer avoir une vi­si­bi­li­té, on doit lais­ser la co­hue pas­ser. Nous sommes qu’au dé­but du pro­ces­sus. C’est un tra­vail de longue ha­leine qui va du­rer au moins un an.

Vous de­vez lan­cer Ri­deaux ou­verts en France le 6 mars. Quel est votre plan d’at­taque pour pro­mou­voir sa sor­tie ?

On va faire tout ce qu’on peut pour faire sa­voir qu’il existe. On va par­ti­ci­per à di­verses émis­sions de té­lé, pré­sen­ter des concerts, don­ner des en­tre­vues… Le tra­vail amène le tra­vail. Plus on est présent, plus les gens pensent à nous. Je ne crois pas qu’on au­rait pen­sé à moi pour l’hom­mage à Jacques Brel si j’étais res­tée au fin fond du Pays Basque !

Vous avez tou­jours pris grand soin de votre site web. On peut d’ailleurs y trou­ver des cen­taines d’ar­ticles à votre su­jet. Pour­quoi in­ves­tis­sez-vous au­tant de temps et d’éner­gie sur votre site in­ter­net ?

Puis­qu’on vit dans un monde de l’image, c’est im­por­tant d’être présent sur le web. Ça per­met au pu­blic d’en­tendre nos chan­sons. Il n’y a plus beau­coup de mu­sique à la té­lé­vi­sion, tan­dis qu’à la ra­dio, les nou­veau­tés se font rares… Sur­tout pour une ar­tiste comme moi : les DJ trouvent ça plus fa­cile de tour­ner mes vieilles chan­sons que mes nou­velles.

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