AN­TOINE GRAT­TON

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Va­nes­sa Gui­mond Le Jour­nal de Mon­tréal

Au mo­ment de notre en­tre­tien avec An­toine Grat­ton, le mu­si­cien pro­fi­tait des der­nières heures d’un « exil créa­tif » qui l’au­ra ame­né à pas­ser plu­sieurs mois à Los An­geles et à Mia­mi, où il a tra­vaillé sur un pro­jet dont on ne peut en­core pré­dire l’ave­nir. Le spec­tacle qu’il of­fri­ra le 21 fé­vrier pro­chain, dans le cadre de Mon­tréal en lu­mière, mar­que­ra donc un re­tour sur scène pour l’ar­tiste, qui pro­met à son pu­blic une soi­rée éner­gique où plai­sir, ma­quillage et span­dex se­ront au ren­dez-vous.

En no­vembre der­nier, An­toine Grat­ton nous pré­sen­tait son nou­vel al­bum La dé­fense du titre, disque qu’il avait, par ailleurs, choi­si de lan­cer en grande pompe dans le mé­tro de Mon­tréal, à la sta­tion BER­RI-UQAM.

« Je pense que c’était mon der­nier vrai show à Mon­tréal, a af­fir­mé An­toine, qui a tout de même eu la chance de se pro­duire sur de pe­tites scènes à quelques re­prises lors de son pas­sage au Qué­bec du­rant la pé­riode des Fêtes. Je com­mence à avoir vrai­ment hâte. Je n’ai pas l’ha­bi­tude de ne pas jouer pen­dant une aus­si longue pé­riode. » Quant au conte­nu du spec­tacle, l’ar­tiste compte pré­sen­ter ses nou­velles chan­sons et quelques pièces ti­rées de ses pré­cé­dents disques, mais tient à pré­ci­ser qu’il se lais­se­ra gui­der par la foule, comme il a l’ha­bi­tude de le faire. « Je ne suis pas du genre à lan­cer un al­bum et à mon­ter un concert qui se­ra spé­cia­le­ment lié à ce­lui­ci, a-t-il ex­pli­qué. J’y vais un show à la fois. C’est un peu pour cette rai­son que je ne sais pas trop à quoi m’at­tendre de ce spec­tacle. Une chose est sûre, par contre, c’est que ce se­ra une soi­rée fes­tive puisque ça fait un bon bout que je n’ai pas joué de­vant beau­coup de monde. Je sais que je vais avoir en­vie de me lâ­cher lousse. » Par­lant de se lâ­cher lousse, An­toine a choi­si de mon­ter un groupe qu’il qua­li­fie de « su­per band » (Max Bel­la­vance, Vincent Car­ré, Ga­briel Grat­ton, Louis La­lan­cette), ques­tion de cé­lé­brer en grand ce re­tour. « En fait, j’ai dé­ci­dé de dou­bler la for­mule ori­gi­nale avec la­quelle je suis ha­bi­tué de jouer, a ex­pli­qué ce­lui qui, sans grande sur­prise, se dé­fou­le­ra au pia­no. Nous al­lons axer le spec­tacle sur le groove, sur le rythme. Ce se­ra un concert tout à fait “dan­çable”. »

De plus, le mu­si­cien confirme qu’il ac­cueille­ra quelques in­vi­tés, mais pré­cise qu’au­cun des ar­tistes ayant col­la­bo­ré à La dé­fense du titre (Ma­nuel Gasse, Mis­teur Va­laire et Cor­neille, par exemple) ne se­ra de la par­tie. « Ça peut pa­raître bi­zarre, mais comme ce disque a été créé il y a as­sez long­temps, j’ai dé­ci­dé d’in­vi­ter des gens avec qui je col­la­bore en ce mo­ment… Câ­line que j’ai hâte ! »

UN GARS OC­CU­PÉ

Même si jouer est de­ve­nu un vé­ri­table be­soin pour An­toine, qui dit s’adon­ner à sa pas­sion au moins trois ou quatre fois par se­maine, le mu­si­cien af­firme avoir gran­de­ment ap­pré­cié la pé­riode de créa­tion qu’il s’ap­prê­tait à ter­mi­ner au mo­ment de notre en­tre­tien.

Après avoir par­ti­ci­pé à l’évé­ne­ment Mu­sex­po, qui a eu lieu à Los An­geles au prin­temps der­nier, ce­lui à qui l’on doit quatre al­bums en fran­çais à ce jour s’est lan­cé dans un « trip » créa­tif avec Lone, un DJ et pro­duc­teur qui donne dans l’élec­tro. « Ça a com­men­cé au dé­but de l’été. On s’est mis à écrire des chan­sons en­semble, sans sa­voir où on s’en al­lait. Ça a su­per bien été. Par contre, je ne sais pas trop quelle forme va prendre le pro­jet. Ce que je sais, c’est que nous avons de la bonne mu­sique en banque », a-t-il af­fir­mé.

Par­mi les autres ac­ti­vi­tés qui oc­cupent le temps d’an­toine, on compte no­tam­ment la réa­li­sa­tion d’al­bums. C’est à lui que l’on doit l’ex­cellent disque de l’au­teure-com­po­si­trice-in­ter­prète Ch­loé La­casse, pa­ru à l’au­tomne, ain­si que le pro­chain disque d’amylie, dont la sor­tie est pré­vue pour avril.

« Si je le pou­vais, j’aimerais en faire plus. Il ne faut pas ou­blier qu’à la base je suis mu­si­cien. J’ai joué pour plu­sieurs ar­tistes avant de pen­ser à écrire mes tounes, a-t-il ex­pli­qué. La réa­li­sa­tion, c’est co­ol parce que c’est l’oc­ca­sion de gref­fer son éner­gie à celle de quel­qu’un d’autre. C’est quelque chose que j’ap­pré­cie beau­coup. »

Tout comme l’or­chestre sym­pho­nique de La­val qui s’im­plique beau­coup dans la com­mu­nau­té avec des mu­si­ciens d’ici, ce­lui de Trois-ri­vières sous la di­rec­tion de Jacques La­combe et Gilles Bel­le­mare en fait tout au­tant. Di­manche 19 fé­vrier, à la salle J-an­to­nio-thomp­son, le jeune vio­lo­niste Alexandre Da Cos­ta re­vi­si­te­ra un mo­nu­ment, le Concer­to pour vio­lon de Tchaï­kovs­ki sur un Stra­di­va­rius « Di Bar­ba­ro » de 1727 prê­té par la com­pa­gnie Ca­ni­mex. Tou­jours sous la di­rec­tion du chef d’or­chestre Gilles Bel­le­mare, nous en­ten­dons aus­si la 5e sym

pho­nie de Tchai­kovs­ki et Mi­rages de Jacques Hé­tu. Cette der­nière oeuvre qui a ins­pi­ré l’ar­tiste François Fré­chette se­ra pré­sen­tée sous la forme de cinq vi­traux. 14 h 30. 1 866 416-9797

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