« UN RÊVE DE TI-CUL » - MARC-AN­DRÉ GRON­DIN

En­fant, Marc-an­dré Gron­din rê­vait de de­ve­nir joueur de hockey. Avec le film Goon : Dur à cuire, l’ac­teur a pu réa­li­ser une par­tie de ce « rêve de ti-cul ».

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers Le Jour­nal de Mon­tréal

« Jouer un joueur de hockey dans un film, c’était le plus proche que je pou­vais me rap­pro­cher d’un joueur de la LNH, lance l’ac­teur au bout du fil, de­puis Prague, où il tourne pré­sen­te­ment le film fran­çais L’homme qui rit.

« Je le tour­ne­rais à chaque an­née, ce film-là. Même si on était pris à tour­ner de nuit à Win­ni­peg et que c’était très exi­geant, on a eu beau­coup de fun. La gang était su­per. Et quand on l’a pré­sen­té au Fes­ti­val de To­ron­to (en sep­tembre), c’était vrai­ment in­croyable. Je me suis re­trou­vé à si­gner des cartes de hockey avec ma face des­sus. J’avais vrai­ment l’im­pres­sion d’être un vrai joueur de hockey ! »

Goon, un genre de Slap Shot mo­derne, ra­conte l’his­toire d’un vi­deur de bar par­ti­cu­liè­re­ment doué pour la ba­garre (Seann William Scott) qui est re­cru­té par une équipe d’une ligue mi­neure de hockey pour faire la loi sur la pa­ti­noire.

Sa mis­sion prin­ci­pale consis­te­ra à uti­li­ser ses poings afin de pro­té­ger le jeune joueur ve­dette de l’équipe (Marc-an­dré Gron­din), qui tra­verse une pro­fonde lé­thar­gie de­puis que le « goon » le plus dan­ge­reux de la ligue (Liev Schrei­ber) l’a mis K.O..

Le film, réa­li­sé par Mi­chael Dowse ( Fu­bar) et scé­na­ri­sé par le Mon­tréa­lais Jay Ba­ru­chel et son ami Evan Gold­berg (scé­na­riste de Su­per­bad), est ti­ré du livre Goon : The True Sto­ry of an Un­li­ke­ly Jour­ney In­to a Mi­nor Hockey League, dans le­quel un ex­joueur ro­buste, Doug Smith, ra­conte sa car­rière d’homme fort dans une ligue mi­neure.

Jay Ba­ru­chel ad­met avoir écrit le scé­na­rio en pen­sant à Gron­din pour le rôle du jeune joueur étoile qué­bé­cois.

« J’ai moi aus­si tou­jours vou­lu tra­vailler avec Jay, sou­ligne de son cô­té Gron­din. On se connais­sait dé­jà, on était amis et on vou­lait tra­vailler en­semble de­puis long­temps. Quand il m’a par­lé du pro­jet, il m’a dit qu’il l’avait écrit avec moi en tête. J’ai trou­vé ce­la tri­pant. En plus, que ce soit un film, de hockey, ça m’em­bal­lait par­ti­cu­liè­re­ment. »

UN VRAI EN­TRAέNE­MENT DE PRO

Marc-an­dré Gron­din n’a pas pris les choses à la lé­gère. Aus­si­tôt que la date de tour­nage a été confir­mée, l’ac­teur a pris la dé­ci­sion de suivre un en­traî­ne­ment in­ten­sif afin de s’amé­lio­rer comme joueur de hockey.

« Je jouais juste au hockey bot­tine,

mais j’étais un très mau­vais pa­ti­neur, ra­conte l’ac­teur de 27 ans. « C’était cor­rect pour al­ler sur une

date dans le Vieux-port, mais je ne pa­ti­nais pas as­sez bien pour jouer au hockey et je ne sa­vais même pas frei­ner !

« Le réa­li­sa­teur (Mi­chael Dowse) ne s’at­ten­dait pas à ce que je m’amé­liore parce qu’il avait trou­vé une dou­blure pour mes scènes de hockey (le jeune joueur Tra­vis Kor­nel­sen). Mais je n’avais pas en­vie d’être sur le pla­teau et de me tour­ner les pouces pen­dant les scènes co­ol de hockey. Je trou­vais en même temps que c’était l’oc­ca­sion idéale pour ap­prendre en­fin à jouer au hockey pour vrai. »

L’AIDE DE STEVE BÉ­GIN

Gron­din a donc ap­pe­lé l’ex-ho­ckeyeur Stéphane Quin­tal, qui l’a ré­fé­ré à l’en­traî­neur pri­vé et nu­tri­tion­niste Jean-françois Gaudreau.

« Il m’a fait un gros pro­gramme et un gros ré­gime. Je m’en­traî­nais avec lui cinq jours par se­maine. Il m’a aus­si mis en contact avec François Lan­dre­ville, un coach de pa­tin qui a tra­vaillé no­tam­ment avec Ja­son Pominville. C’était un bon mo­ment, à la fin de l’été, alors que les joueurs de la ligue amé­ri­caine s’en­traî­naient fort. J’ai été envoyé sur la glace avec eux, ce qui m’a per­mis d’ap­prendre vite. Steve Bé­gin était là aus­si et il m’a don­né plu­sieurs trucs. Je me suis en­traî­né in­ten­sive- ment pen­dant près de trois mois. »

L’en­traî­ne­ment a por­té ses fruits. Au bout du compte, Marc-an­dré Gron­din a as­su­ré lui-même plu­sieurs de ses scènes de hockey sur la glace :

« Ce qu’on voit dans le mon­tage fi­nal du film, c’est un mé­lange entre ma dou­blure et moi. Ç’a sim­pli­fié beau­coup les choses parce que ce­la leur a per­mis de mon­trer ma face pen­dant les scènes de hockey. Et ça m’a per­mis de me mettre en forme. Je suis beau­coup plus en forme et en san­té que je l’étais il y a un an et de­mi. »

Goon : Dur à cuire prend l’af­fiche ven­dre­di (le 24 fé­vrier).

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