LA VIO­LENCE AU HOCKEY : UN SU­JET SEN­SIBLE

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers Le Jour­nal de Mon­tréal

Les ar­ti­sans de Goon : Dur à cuire sont conscients que leur film prend l’af­fiche dans un contexte où la vio­lence au hockey est un su­jet par­ti­cu­liè­re­ment sen­sible.

Alors que les com­mo­tions cé­ré­brales se mul­ti­plient à un rythme in­quié­tant dans la LNH, trois an­ciens hommes forts de la ligue (De­rek Boo­gaard, Rick Ry­pie et Wade Be­lak) sont dé­cé­dés l’été pas­sé dans des cir­cons­tances dra­ma­tiques.

Avant eux, Bob Pro­bert avait été ter­ras­sé par une crise car­diaque, à 45 ans.

« C’est sûr qu’avec tout ce qui s’est pas­sé, le su­jet est plus d’ac­tua­li­té au­jourd’hui par rap­port au mo­ment où on a tour­né le film, ad­met le réa­li­sa­teur Mi­chael Dowse.

« C’est vrai­ment triste, ce qui s’est pas­sé l’été pas­sé avec ces gars-là. Mais nous étions bien avi­sés de ce pro­blème au mo­ment où nous avons tour­né le film. Je crois que le film re­flète ce­la, même si notre but pre­mier était de di­ver­tir les gens. »

« On n’au­rait ja­mais pu pré­dire tout ce qui se passe ac­tuel­le­ment dans le monde du hockey, dit quant à lui l’ac­teur et cos­cé­na­riste de Goon : Dur à cuire, Jay Ba­ru­chel.

« On vient de vivre deux des an­nées les plus sombres de l’his­toire du hockey. Et le film parle aus­si de ce pro­blème. C’est dur et très in­grat d’être un homme fort au hockey. On les en­voie au com­bat pour se battre pour une équipe qui ne les res­pecte pas né­ces­sai­re­ment. Mais c’est leur job, un des jobs les plus in­com­pris du sport. Je crois qu’ils mé­ri­taient qu’on mette un peu l’éclai­rage sur eux et sur leur tra­vail. »

Écrit à par­tir de faits vé­cus, le livre dont s’ins­pire li­bre­ment le film ra­conte l’his­toire d’un agent de sé­cu­ri­té en­ga­gé dans une équipe d’une ligue mi­neure du Mas­sa­chu­setts pour ses ta­lents de ba­gar­reur.

« Le livre est très in­té­res­sant ; il donne une bonne idée de cô­té in­grat de cette job, ex­plique Dowse.

« On les en­gage pour une rai­son, et on les laisse tom­ber dès qu’on n’a plus be­soin d’eux. L’his­toire de ces joueurs ro­bustes est triste d’une cer­taine fa­çon. Si on avait à faire une suite à ce film, c’est sûr que l’on abor­de­rait da­van­tage sous cet as­pect. Car Goon se ter­mine au dé­but de la car­rière du per­son­nage de dur à cuire. Mais ce qui s’en vient pour lui n’est pas né­ces­sai­re­ment très joyeux… »

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