Va­nes­sa Pa­ra­dis et M réunis au ci­né­ma

PA­RIS | Après avoir tra­vaillé en­semble sur disque et sur scène, Mat­thieu Che­did et Va­nes­sa Pa­ra­dis se re­trouvent au ci­né­ma dans le film d’ani­ma­tion fran­çais Un monstre à Pa­ris.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers

Mat­thieu Che­did, alias M, a donc si­gné les chan­sons de ce film de Bi­bo Ber­ge­ron ( Gang de re­quins), qui met en ve­dette les voix de Va­nes­sa Pa­ra­dis, Gad El­ma­leh, Lu­di­vine Sa­gnier et François Clu­zet.

Le chan­teur et com­po­si­teur a de plus prê­té sa voix au gen­til monstre de l’his­toire.

Bi­bo Ber­ge­ron a eu l’idée de réunir ces deux com­plices de longue date (M a com­po­sé les chan­sons du der­nier disque de Va­nes­sa Pa­ra­dis) très tôt dans le pro­ces­sus d’écri­ture d’un monstre à Pa­ris.

« Je les ai ap­pro­chés dès le dé­but, ra­conte le réa­li­sa­teur, ren­con­tré le mois der­nier à Pa­ris.

« M a ra­pi­de­ment écrit une pre­mière chan­son. Quand il m’a in­vi­té à son stu­dio pour me la jouer seul avec sa gui­tare, j’étais vrai­ment ému. C’est là que je me suis ren­du compte que j’avais bien fait de re­ve­nir en France (après un sé­jour à Hol­ly­wood) pour faire ce film. »

Un monstre à Pa­ris, une co­mé­die mu­si­cale ani­mée cam­pée dans le Pa­ris de 1910, ra­conte l’his­toire d’une puce de­ve­nue gi­gan­tesque (la voix de M) qui sème, mal­gré lui, la ter­reur dans la ville.

Elle se­ra re­cueillie par une douce chan­teuse de ca­ba­ret (la voix de Va­nes­sa Pa­ra­dis) qui dé­cou­vri­ra en elle un monstre au grand coeur do­té d’une voix et d’un ta­lent mu­si­cal ex­cep­tion­nel…

« Je vou­lais ra­con­ter une his­toire avec un mes­sage hu­ma­niste, et je vou­lais aus­si mon­trer Pa­ris à cette pé­riode, ex­plique Ber­ge­ron.

« J’aime Pa­ris, la mu­sique, et tous les codes qui vont avec les films de monstres. Et je vou­lais que mon film soit romantique. »

À L’ÉCOLE DE DREAM­WORKS

Avant de re­ve­nir en France, il y a quelques an­nées, pour plan­cher sur Un

monstre à Pa­ris, Bi­bo Ber­ge­ron a tra­vaillé pen­dant quelques an­nées aux stu­dios Dream­works, à Los An­geles. C’est là qu’il a co­réa­li­sé le suc­cès Gang de re­quins, en plus d’avoir tra­vaillé sur Sou­ris Ci­ty.

« C’était la suite lo­gique des choses pour moi de re­ve­nir en France pour faire un film, in­dique Ber­ge­ron.

« J’ai beau­coup tra­vaillé pen­dant mes an­nées à Dream­works. J’ai été un bon sol­dat. Mais j’étais ren­du à un point où je vou­lais écrire quelque chose de plus per­son­nel et de plus in­time. Et il n’y avait pas de meilleur en­droit que Pa­ris pour cet en­droit. »

Évi­dem­ment, les moyens pour réa­li­ser un film d’ani­ma­tion en France ne sont pas les mêmes qu’à Hol­ly­wood.

« La grande dif­fé­rence, c’est qu’en France, on a la li­ber­té de l’au­teur, mais pas le confort, si­gnale le réa­li­sa­teur.

« Alors qu’aux États-unis, on a tout le confort, mais un peu moins de li­ber­té. Mis à part ce­la, le film a été fait avec le même sa­voir-faire, des tech­ni­ciens de même va­leur. On avait un tiers d’un bud­get amé­ri­cain, ce qui est énorme pour un film fran­çais.

« Mais quand on fait ce type de film en France, on n’a pas le droit à l’er­reur. Aux États-unis, on peut se per­mettre de je­ter une sé­quence en­tière aux pou­belles si on n’est pas sa­tis­fait. En France, on ne peut pas faire ce­la. »

Un monstre à Pa­ris prend l’af­fiche le ven­dre­di (24 fé­vrier).

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.