UN THRIL­LER FAN­TAS­TIQUE

Ro­man culte de Ber­nard Len­té­ric pa­ru en 1981, La Nuit des en­fants rois re­naît au grand écran grâce à un am­bi­tieux film d’ani­ma­tion en 3D réa­li­sé « à l’amé­ri­caine » par le Fran­çais An­toine Char­rey­ron. réa­li­sé à l’amé­ri­caine

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers MAXIME.DE­MERS@JOUR­NALMTL.COM

Cette adap­ta­tion ci­né­ma­to­gra­phique de

La Nuit des en­fants rois (The Pro­di­gies) a mis plu­sieurs an­nées à voir le jour. Com­plexe à mon­ter, le pro­jet a dû de plus se heur­ter à la crise éco­no­mique, qui n’a pas fa­ci­li­té les choses.

La Nuit des en­fants rois, un thril­ler fan­tas­tique, ra­conte l’his­toire de cinq ado­les­cents do­tés d’une force de l’es­prit qui leur per­met de prendre le contrôle du corps des gens. Après avoir été sau­va­ge­ment agres­sés dans Cen­tral Park, à New York, ils dé­ci­de­ront de se ven­ger contre l’hu­ma­ni­té.

L’adap­ta­tion ci­né­ma­to­gra­phique a d’abord été ima­gi­née comme un film tour­né avec de vrais ac­teurs. C’est après que les pro­duc­teurs aient dé­ci­dé de se tour­ner vers l’ani­ma­tion et la tech­nique du « mo­tion pic­ture » (à la Ava­tar) que le réa­li­sa­teur An­toine Char­rey­ron s’est joint au pro­jet.

« J’ai fait beau­coup de tour­nage en mo- tion pic­ture pour des sé­quences de jeux vi­déos ( Tomb Rai­der 6 et Ter­mi­na­tor 3, entre autres) que j’ai réa­li­sées, alors je sa­vais exac­te­ment dans quoi je m’em­bar­quais, si­gnale An­toine Char­rey­ron en en­tre­vue au Jour­nal.

Char­rey­ron avait lu le ro­man de Len­té­ric quand il était lui-même ado­les­cent.

« C’est un professeur qui me l’a fait dé­cou­vrir, ra­conte-t-il.

« Ce livre m’avait mar­qué. Alors quand on m’a par­lé du film, j’ai tout de suite été em­bal­lé, même si c’était un pro­jet am­bi­tieux et com­plexe. J’ai vou­lu qu’on fasse une adap­ta­tion as­sez dif­fé­rente du ro­man, mais qui res­pec­te­rait le plus pos­sible son es­prit.

« Le pa­ri était de faire un film d’ani­ma­tion qui s’adres­se­rait aux ado­les­cents et aux jeunes adultes, ajoute-t-il.

« Avant La Nuit des en­fants rois, on m’avait pro­po­sé avant la réa­li­sa­tion de films d’ani­ma­tion pour toute la fa­mille, mais ça ne m’a ja­mais vrai­ment in­té­res­sé. Ce qui m’al­lume plu­tôt, ce sont les uni­vers des co­mics amé­ri­cains et des su- per­hé­ros. Et je trou­vais que l’his­toire de

La Nuit des en­fants rois me per­met­tait de me rap­pro­cher de ce­la. »

Le réa­li­sa­teur fran­çais a d’ailleurs sau­té sur l’oc­ca­sion pour tra­vailler avec deux de ses idoles, les des­si­na­teurs de Mar­vel Humberto Ra­mos et Fran­cis­co Her­re­ra, pour créer l’uni­vers vi­suel de son film.

« Je suis fan de ce qu’ils font chez Mar­vel de­puis mon ado­les­cence, ad­met-il.

« Je suis al­lé les ren­con­trer au Co­mic­Con de San Die­go, je leur ai pré­sen­té le pro­jet en une heure et ils ont sem­blé tout de suite très sen­sibles à l’his­toire. Ils ont donc ac­cep­té. »

La ques­tion de la vio­lence — très pré­sente dans l’his­toire — a tou­jours été un des grands sou­cis du réa­li­sa­teur dans l’adap­ta­tion du livre :

« Le livre ori­gi­nal est trois fois plus violent que le film, rap­pelle Char­rey­ron. Il ne fal­lait pas dé­pas­ser la li­mite tout en réus­sis­sant à ins­tal­ler le pe­tit truc vis­cé­ral qui crée un cli­mat de ten­sion. » La nuit des en­fants rois (The Pro­di­gies) prend l’af­fiche ven­dre­di (le 24 fé­vrier).

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