INS­PI­RÉ DE BOB PRO­BERT

L’ac­teur amé­ri­cain Liev Schrei­ber dit s’être ins­pi­ré du lé­gen­daire Bob Pro­bert pour jouer son per­son­nage de vé­té­ran dur à cuire dans la co­mé­die Goon : Dur à cuire.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers

« Beau­coup de mon tra­vail de re­cherche était ba­sé sur sa car­rière, ex­plique Schrei­ber en en­tre­vue té­lé­pho­nique la se­maine der­nière.

« George La­racque m’a aus­si don­né quelques ren­sei­gne­ments sur le tra­vail des joueurs ro­bustes. Ce qui m’a le plus frap­pé, c’est le code d’hon­neur et l’ami­tié qu’il y avait entre eux. Dans 99 % du temps, après la par­tie, ils al­laient prendre une bière avec les gars avec qui ils s’étaient bat­tus sur la glace. Il y avait entre eux une ca­ma­ra­de­rie et un grand res­pect. » Fait amu­sant : l’ac­teur de Salt et Re­po

Men n’avait pra­ti­que­ment ja­mais pa­ti­né avant de se joindre à l’équipe de Goon. Il a donc sui­vi un en­traî­ne­ment in­ten­sif de cinq se­maines, à la de­mande du réa­li­sa­teur Mi­chael Dowse.

« Le mé­tier d’ac­teur nous per­met à l’oc­ca­sion d’ap­prendre à faire des choses qu’on n’au­rait ja­mais faites si­non, sou­ligne- t- il. Je n’au­rais sû­re­ment ja­mais joué au hockey si je n’avais pas été dans ce film. Ce­la dit, une bonne par­tie de mon en­traî­ne­ment était cen­trée da­van­tage sur les bagarres que sur le hockey en tant que tel ! »

TRIS­TESSE

Tout en gar­dant en tête que Goon était une « grosse co­mé­die », Schrei­ber a ten­té d’in­car­ner à l’écran la tris­tesse et la dés­illu­sion qui se dé­ga­geaient de son per­son­nage de ba­gar­reur fa­ti­gué et en fin de car­rière.

« Il y a de la tris­tesse chez tous les spor­tifs pro­fes­sion­nels, ob­serve l’ac­teur. Ils donnent beau­coup de leur vie et leur coeur à leur sport. Ils tra­vaillent si fort pour un sport qu’ils ne pour­ront pra­ti­quer seule­ment jus­qu’à un cer­tain âge. Et une fois qu’ils ne peuvent plus le faire, ils doivent trou­ver un autre sens à leur vie.

« Bon Pro­bert est dé­cé­dé peu de temps avant le dé­but du tour­nage. En lui par­lant, j’ai trou­vé qu’il y avait beau­coup de fa­tigue et de ques­tion­ne­ments chez lui. Le tra­vail de ba­gar­reur au hockey est très in­grat. Je crois que le film donne une bonne idée de cet as­pect du jeu. Mais at­ten­tion, ce n’est pas le su­jet du film. Ça reste une co­mé­die pour s’amu­ser ! »

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