UN COCK­TAIL SUR­PRE­NANT

Deux choses m’ont sur­prise de La nuit des en­fants rois : le fait que ce soit un film d’ani­ma­tion et l’uti­li­sa­tion du 3D.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Film de An­toine Char­rey­ron. Avec les voix de Jef­frey Evan Tho­mas, Lau­ren Ash­ley Car­ter, Moon Dailly et Alex Mar­tin.

La nuit des en­fants rois est d’abord un ro­man po­li­cier de Ber­nard Len­té­ric, que j’ai lu il y a trop long­temps et que j’ai beau­coup ai­mé.

C’est aus­si un film d’ani­ma­tion — pour adultes, pas ques­tion d’y em­me­ner vos pe­tits, le ni­veau de vio­lence est as­sez im­pres­sion­nant — réa­li­sé par An­toine Char­rey­ron qui a éga­le­ment uti­li­sé la tech­nique de mo­tion cap­ture.

Le ré­sul­tat ? Une fac­ture hy­bride. On a l’im­pres­sion d’être à la fois dans un « vrai » film, un long mé­trage d’ani­ma­tion et, par­fois, dans un jeu vi­déo (lors des sé­quences les plus vio­lentes).

L’his­toire se prête bien à ce cock­tail sur­pre­nant. Cer­tains en­fants sont doués de pou­voir men­tal sur­hu­main qui leur per­met de contrô­ler les autres à leur gré.

Le vi­suel est si peu conven­tion­nel qu’on passe plus de temps à re­gar­der ce qu’il y a sur l’écran qu’à s’in­té­res­ser réel­le­ment aux per­son­nages.

Par ailleurs, le 3D ne sert pas à grand­chose. Pas­sés les mo­ments les plus vio­lents — et il y en a — où l’uti­li­sa­tion du re­lief trouve sa jus­ti­fi­ca­tion, ce­la de­vient un gad­get in­utile, comme dans beau­coup de longs mé­trages.

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