JOHN­NY DEPP EN­CO­REU­NE­FOIS TRANSFORMÉPAR TIM­BUR­TON

Pages 48 et 49

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

AMA­TEURS DE LA SÉ­RIE

« J’in­carne Bar­na­bus Col­lins, mau­dit par une sor­cière [An­ge­lique] à la suite d’une his­toire d’amour tra­gique à la fin du 18e siècle. Elle m’a en­fer­mé dans un cer­cueil pen­dant 200 ans et j’en est été libéré ac­ci­den­tel­le­ment », a ré­su­mé John­ny Depp.

Bar­na­bus se re­trouve donc en 1972, dans la de­meure fa­mi­liale, au mi­lieu de ses des­cen­dants... qui forment une fa­mille plu­tôt dys­fonc­tion­nelle.

À l’ori­gine, Ombres et té­nèbres était une sé­rie té­lé­vi­sée dif­fu­sée dans les an­nées 1970. Aus­si bien Tim Bur­ton que John­ny Depp, et même Mi­chelle Pfeif­fer, en étaient des ama­teurs for­ce­nés. « Il n’y avait rien de sem­blable à l’époque, a dit Depp. Les vam­pires, les sor­cières, les fan­tômes... J’ai tou­jours ai­mé le genre. Quand j’ai eu le pro­jet en main, je m’y suis cram­pon­né. »

Car John­ny Depp ne se contente pas de jouer, il est aus­si le pro­duc­teur du long­mé­trage et il a eu l’oc­ca­sion de col­la­bo­rer, d’une ma­nière dif­fé­rente, avec son vieux com­plice Tim Bur­ton. « Quand est ve­nu le temps de choi­sir un réa­li­sa­teur, c’est lui qui s’est im­po­sé na­tu­rel­le­ment », s’est sou­ve­nu le co­mé­dien, qu’on a vu la der­nière fois dans Rhum Ex­press.

« Sans Tim, nous n’au­rions ja­mais réus­si à faire ce qu’on voit à l’écran, tant au ni­veau du ton, que de l’at­mo­sphère et de l’hu­mour. »

Tou­te­fois, les fans de la sé­rie té­lé au­ront droit à des chan­ge­ments no­tables. « Nous avons pris la sé­rie et nous avons ac­cru ce monde et la réa­li­té de ce qui est pré­sen­té. Par contre, nous sommes tou­jours sur la fine ligne qui sé­pare le soap ope­ra de la réa­li­té. L’his­toire se dé­roule en 1972, la pire époque d’un point de vue vi­suel [rires]. Du coup, tout est ab­surde ! »

« Pour une fois, c’est John­ny qui est ve­nu me trou­ver avec le pro­jet, s’est ex­cla­mé Tim Bur­ton. Ce qui m’a in­té­res­sé dans Ombres et té­nèbres, c’est la dy­na­mique fa­mi­liale et les mé­lo­drames que se créent les Col­lins. »

MA­KING-OF...

« Le ma­noir des Col­lins, Col­lin­wood, est un per­son­nage à lui seul. Tous les dé­tails en étaient ter­ri­ble­ment im­por­tants. Et, après avoir tra­vaillé sur des pro­duc­tions à ef­fets spé­ciaux [NDLR : les dé­cors d’alice au pays des mer­veilles avaient été presque en­tiè­re­ment réa­li­sés par or­di­na­teur], c’était très agréable de tour­ner dans de vrais dé­cors. Se trou­ver con­crè­te­ment dans cet uni­vers, en sen­tir la tex­ture, bou­ger dans les pièces du ma­noir sont au­tant de choses qui ont été im­por­tantes pour toute l’équipe, pas uni­que­ment pour moi », a dit Tim Bur­ton.

Le cé­lèbre ci­néaste, dont l’oeuvre a ré­cem­ment fait l’ob­jet d’une ré­tros­pec­tive à Pa­ris, a tout su­per­vi­sé, y com­pris le ma­quillage hal­lu­ci­nant de John­ny Depp. Ain­si que le pré­cise Joel Har­low, le chef ma­quilleur char­gé de la trans­for­ma­tion de l’ac­teur en vam­pire, « Tim te­nait à ce que Bar­na­bus soit quel­qu’un de très tac­tile. Ses doigts ont donc été al­lon­gés et ils se ter­minent par des ongles poin­tus. »

« Les mains m’ont vrai­ment ai­dé à rendre le per­son­nage de la ma­nière dont je le sou­hai­tais... même s’il a fal­lu que je ré­ap­prenne à tou­cher et à prendre des ob­jets avec ces pro­thèses ! », a ra­con­té John­ny Depp.

Ombres et té­nèbres han­te­ra les salles obs­cures du Qué­bec à comp­ter du 11 mai.

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