LE GRAND SAUT DE JE­RE­MY REN­NER

Il y a deux ans, à peine, Je­re­my Ren­ner était le vi­sage des films in­dé­pen­dants, un genre aux an­ti­podes des su­per­pro­duc­tions.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Jim Slo­tek Agence QMI

Plus spé­ci­fi­que­ment, sa per­for­mance dans le film Dé­mi­neur lui avait va­lu une no­mi­na­tion pour l’os­car du meilleur ac­teur. C’est à ce mo­ment très pré­cis de l’his­toire du ci­né­ma que l’obs­cur, mais brillant Dé­mi­neur, avec ses mi­nus­cules re­cettes de 13 mil­lions $ au box-of­fice, avait été pré­fé­ré à Ava­tar pour le prix du meilleur film, mal­gré les mil­liards de dol­lars en­gran­gés par ce der­nier.

Voi­ci une ré­vé­la­tion : et dire que, tout ce temps, Ren­ner rê­vait en fait de su­per­pro­duc­tions. Il n’a d’ailleurs pas hé­si­té une se­conde à sau­ter sur l’offre du rôle du su­per-ar­cher haute tech­no­lo­gie Oeilde-fau­con dans Les Aven­gers : le film, et celle d’être la co­ve­dette de Tom Cruise dans Mis­sion im­pos­sible – Pro­to­cole fan­tôme. Sans comp­ter qu’il a suc­cé­dé à Matt Da­mon en tant que per­son­nage prin­ci­pal dans L’hé­ri­tage de Bourne, un film qui sor­ti­ra au mois d’août.

« PRO­JET MONSTRE DE FILM »

Comment vous sen­tez-vous, main­te­nant que vous avez fait le saut de l’autre cô­té ?

« J’ai eu beau­coup de plai­sir, dit Ren­ner. Au dé­part, j’ai pris le bou­lot d’aven­ger pour faire un film que les gens iront voir. J’ai fait un tas de films ab­so­lu­ment in­con­nus. »

« Donc, je suis content de faire par­tie de ce pro­jet monstre, en sa­chant que des gens des quatre coins de la pla­nète ver­ront ce film. C’est d’ailleurs un per­son­nage in­té­res­sant. Alors, pour­quoi pas ? »

« En­suite, le pro­jet Bourne s’est ame­né. Puis, Mis­sion im­pos­sible. Je suis à un car­re­four épa­tant. Ce sont aus­si des films plus lé­gers que ce que je fais d’ha­bi­tude et c’est une bonne chose, parce que je n’ai ja­mais fait un film que toute ma fa­mille pou­vait voir. Tous mes films, jus­qu’à main­te­nant, leur fou­taient la trouille », dit Ren­ner, éga­le­ment en no­mi­na­tion aux Os­cars pour son rôle dans The Town, de Ben Af­fleck.

« Il y a des mo­ments d’hu­mi­li­té et des mo­ments sur­réa­listes. Mais ce n’est pas fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rent du temps où je cou­chais sur un lit es­ca­mo­table, quand j’étais sans-abri. »

Et non, il n’est pas de­ve­nu un ar­cher ex­pert pour in­car­ner Oeil-de-fau­con. « J’ai sui­vi des le­çons de tir à l’arc, mais je me suis bien vite ren­du compte que mes ap­ti­tudes ne se re­trou­ve­raient pas sur pel­li­cule. C’est de­ve­nu du tir à l’arc de su­per­hé­ros. Je ti­rais der­rière mon dos et par-des­sus mon épaule. »

« Je ne me suis pas bles­sé. Mais au com­bat corps à corps, ça brasse tous les jours. Scar­lett (Jo­hans­son, qui in­carne la Veuve Noire) et moi, on s’est pas mal bat­tus. C’était fort amu­sant. J’adore que Scar­lett abuse de moi phy­si­que­ment. Ne se­rait-ce pas votre cas ? »

La cri­tique de Les Aven­gers en page 52

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