DU GRAND SPEC­TACLE

Les Aven­gers : le film

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Film de Josh Whe­don. Avec Robert Dow­ney Jr., Ch­ris Evans, Mark Ruf­fa­lo, Ch­ris Hem­sworth, Scar­lett Jo­hans­son, Sa­muel L. Jack­son et Je­re­my Ren­ner Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Joss Whe­don vient de confir­mer ce que ses ad­mi­ra­teurs savent de­puis long­temps : quand on lui laisse le champ libre, il est ex­cellent.

Les Aven­gers, c’est le nom du groupe for­mé de Nick Fu­ry (Sa­muel L. Jack­son) et com­po­sé de To­ny Stark/iron Man (Robert Dow­ney Jr.), Steve Ro­gers/ca­pi­taine Ame­ri­ca (Ch­ris Evans), Bruce Ban­ner/hulk (Mark Ruf­fa­lo), Thor (Ch­ris Hem­sworth), Na­ta­sha Ro­ma­noff/la veuve noire (Scar­lett Jo­hans­son) et Clint Bar­ton/haw­keye (Je­re­my Ren­ner).

Quand Lo­ki (Tom Hidd­les­ton) re­vient sur Terre pour s’em­pa­rer du Tes­se­ract, ce fa­meux cube d’éner­gie, Nick Fu­ry ras­semble les su­per-hé­ros pour sau­ver la pla­nète. Mal­gré ce ré­su­mé plu­tôt ré­duc­teur, Les Aven­gers : le film est ex­cellent.

RÉ­PLIQUES-CHOC

Joss Whe­don a écrit le scé­na­rio (le tra­vail de Zak Penn est néan­moins ci­té au gé­né­rique) et on y sent tout l’amour qu’il porte aux hé­ros em­blé­ma­tiques de Mar­vel. C’est fin, drôle et bour­ré de ré­pliques-choc du genre « Il est adop­té » (Thor par­lant de Lo­ki).

Comme il n’est pas fa­cile de gé­rer au­tant de su­per-hé­ros sans tom­ber dans le ri­di­cule, le ci­néaste s’en sort re­mar­qua­ble­ment bien en par­se­mant les 142 mi­nutes (oui, mais on ne les voit pas pas­ser) de fric­tions mar­rantes entre tout le monde et d’al­lu­sions à la culture po­pu­laire. Et tout y passe, de

Star Trek à Star­gate. Le duel entre Iron Man et Thor est im­pres­sion­nant (il ne reste plus grand-chose de la fo­rêt après le pas­sage de ces deux-là), tout comme la ba­garre entre Hulk et La veuve noire. Les es­car­mouches ver­bales entre Iron Man (en­core lui !) et Ca­pi­taine Ame­ri­ca sont drôles et contri­buent à l’am­biance « je suis un fan des Aven­gers et je ne me prends pas au sé­rieux » im­po­sée par Joss Whe­don.

Cô­té dé­cors et cos­tumes, le tout est hy­per lé­ché et le su­per vais­seau du SHIELD fait pen­ser à une version plus mo­derne de ce­lui des X-men, tout comme la cel­lule dans la­quelle Lo­ki est en­fer­mée rap­pelle celle de Ma­gne­to.

PAS UNE SE­CONDE DE RÉ­PIT

L’ac­tion est om­ni­pré­sente et ne laisse pas une se­conde de ré­pit (im­pos­sible de s’ab­sen­ter pen­dant la séance... pen­sez-y avant de vous prendre une bois­son for­mat géant), deux grands com­bats ryth­mant le long mé­trage. À ce su­jet, les ef­fets spé­ciaux sont à cou­per le souffle et la ba­taille fi­nale avec New York en toile de fond laisse ad­mi­ra­tif.

Un point qui mé­rite qu’on s’y at­tarde : Hulk. Joss Whe­don n’a pas hé­si­té à choi­sir Mark Ruf­fa­lo plu­tôt que de re­prendre Ed­ward Nor­ton, rom­pant ain­si to­ta­le­ment avec la tra­di­tion. C’est tant mieux, car l’ac­teur est par­fait et réus­sit à ré­in­ven­ter le per­son­nage. De plus, Hulk a été réa­li­sé en cap­ta­tion de mou­ve­ments, ce qui lui donne une pré­sence, une fa­mi­lia­ri­té phy­sique et une « réa­li­té » que ne pos­sé­daient pas ses pré­dé­ces­seurs créés par or­di­na­teur.

Évi­dem­ment, comme c’est dé­sor­mais la tra­di­tion, une scène suit le gé­né­rique de fin (non, au­cun dé­tail non plus) et laisse au­gu­rer un scé­na­rio très in­té­res­sant pour Les Aven­gers 2. Un der­nier mot pour sou­li­gner que Les

Aven­gers : le film ouvre avec brio une sai­son de su­per­pro­duc­tions es­ti­vales. On y passe un vrai bon mo­ment « pop­corn », sau­pou­dré de clins d’oeil et de ré­pliques qui sont la marque de com­merce de Joss Whe­don. À voir, à re­voir et à re­voir en­core... eh oui, en 3D !

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