Bien de SON TEMPS

La plu­part des co­mé­diennes meurent d’en­vie de jouer des per­son­nages plus grands que na­ture. Pas Élise Guil­bault. Au théâtre comme à l’écran, l’ac­trice de 52 ans a pas­sé sa vie à flir­ter avec les ex­trêmes. De Blanche dans Grande Ourse à Ré­jeanne Car­pen­tier

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - MARC-ANDRE.LE­MIEUX@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM Marc-an­dré Le­mieux

Voi­là une des rai­sons qui l’ont pous­sée à ac­cep­ter l’offre de Fabienne La­rouche : te­nir l’af­fiche de 30 vies. L’au­tomne pro­chain, elle cam­pe­ra An­gie Ca­ron, la nou­velle pro­fes­seure d’art à l’école du Vieux-havre.

« Quand [Fabienne La­rouche] m’a ap­pro­chée, elle m’a de­man­dé ce que j’avais le plus en­vie de jouer, ra­conte Élise Guil­bault. Dans ma car­rière, j’ai joué plu­sieurs rôles de com­po­si­tion, des per­son­nages éloi­gnés de moi. Et j’en suis très fière. J’ai sou­vent joué les che­veux teints, fri­sés… On m’a sou­vent gros­sie, amai­grie… J’ai joué des ma­râtres, des soeurs su­pé­rieures, des aban­don­nées, des dé­pres­sives… Mais un per­son­nage bien de mon temps, avec une réa­li­té sem­blable à la mienne, ça ne m’est pas arrivé sou­vent. »

« Je suis heu­reuse de jouer un per­son­nage col­lé à mon époque, avec des pré­oc­cu­pa­tions qui me touchent », ajoute-telle du même souffle.

Ayant gran­di dans une fa­mille d’en­sei­gnants, Élise Guil­bault se ré­jouit de jouer une pro­fes­seure dans la pro­chaine sai­son de 30 vies.

« La passation du sa­voir, c’est une va­leur très im­por­tante dans ma fa­mille », dit celle dont les soeurs exercent ce mé­tier de­puis plu­sieurs an­nées.

L’ac­trice ap­pré­cie la contem­po­ra­néi­té du té­lé­ro­man, qui traite de su­jets d’ac­tua­li­té, comme l’in­ti­mi­da­tion et le mul­ti­cul­tu­ra­lisme.

« J’aime avoir l’im­pres­sion qu’on n’est pas juste là pour di­ver­tir les gens, mais qu’on sou­lève des ques­tions et qu’on ali­mente des dis­cus­sions. »

« On fait de la bonne té­lé au Qué­bec. »

UNE FA­MILLE D’EN­SEI­GNANTS

APRÈS MA­RI­NA ET GUILLAUME

Quand les tour­nages de 30 vies dé­bu­te­ront le 15 août pro­chain, Élise Guil­bault sui­vra les traces de Guillaume Lemay-thi­vierge et Ma­ri­na Or­si­ni, qui ont te­nu l’af­fiche des deux pre­mières sai­sons du té­lé­ro­man. La co­mé­dienne a croi­sé ses pré­dé­ces­seurs au der­nier ga­la Ar­tis, mais elle n’a pas eu la chance de les en­tendre par­ler de leur ex­pé­rience.

« On avait trop bu pour en­trer dans les dé­tails ! » dit-elle en riant.

« e ne me suis ja­mais sen­tie aus­si proche d’un per­son­nage. » - Élise Guil­bault à propos d’an­gie Ca­ron, la pro­fes­seure d’art qu’elle cam­pe­ra dans la pro­chaine sai­son de

30 vies « C’est un grand bon­heur, mais aus­si un grand stress d’écrire pour une ac­trice d’un tel ca­libre. J’ai un peu la chienne ! »

- Fabienne La­rouche à propos d’élise Guil­bault

PRE­MIÈRE COL­LA­BO­RA­TION

Élise Guil­bault et Fabienne La­rouche n’avaient ja­mais vé­ri­ta­ble­ment tra­vaillé en­semble avant que 30 vies sur­gissent sur le ta­pis. Leur re­la­tion pro­fes­sion­nelle se li­mi­tait à une brève dis­cus­sion sur le pla­teau de tour­nage d’in­no­cence, une mi­ni­sé­rie dif­fu­sée à TQS que La­rouche avait co­écrite avec Ré­jean Trem­blay au mi­lieu des an­nées 1990.

En en­tre­vue, Élise Guil­bault ne cache pas son ad­mi­ra­tion pour la pro­li­fique au­teure.

« J’aime sa vi­va­ci­té d’es­prit, sa cu­rio­si­té, son dé­sir d’in­ven­ter, d’in­no­ver et de pro­vo­quer. Fabienne, c’est une femme d’ac­tion. Elle aime faire les choses et dire des choses. C’est une fille qui croque dans la vie. Elle m’im­pres­sionne beau­coup. »

« Elle pour­rait s’as­seoir sur ses lau­riers. Mais pan­toute ! Elle mène une course in­croyable. Ça m’ins­pire de la voir al­ler. D’au­tant plus qu’on a le même âge. Je trouve ça très sti­mu­lant. Les gens se contentent sou­vent de sur­fer sur leur suc­cès. Pas elle. »

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.