Des ren­contres in­ou­bliables

La car­rière de Gi­no Ro­sa­to l’a me­né à ren­con­trer cer­taines des plus grandes stars du monde. Voi­ci quelques-uns de ses plus beaux sou­ve­nirs.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Agnès Gau­det Le Jour­nal de Mon­tréal

SON RÊVE RÉA­LI­SÉ AVEC KISS

Dès qu’il a fait la connais­sance du ma­na­ger d’ar­tistes Doc Mc­ghee, les deux hommes ont tis­sé des liens so­lides. Le ma­na­ger est grand ama­teur de voi­tures et Gi­no Ro­sa­to grand ama­teur de mu­sique. Les deux amis s’aident mu­tuel­le­ment.

Quand Gi­no Ro­sa­to a or­ga­ni­sé le dé­voi­le­ment d’une voi­ture Lo­tus à Los An­geles, c’est aux cô­tés de Kiss, son band de jeu­nesse pré­fé­ré, qu’il l’a fait.

« J’ai ren­con­tré Paul Stan­ley, lea­der du groupe, mon idole de jeu­nesse, dans son sa­lon à Los An­geles. Il m’a dit : « Dis-moi ce que tu veux et je te suis. » En sor­tant de là, j’avais les larmes aux yeux, ra­conte Gi­no Ro­sa­to. Je suis mon­té sur un stage avec lui, ajoute-t-il. C’est gra­vé dans mon coeur à ja­mais.

« J’avais rê­vé de tra­vailler pour Fer­ra­ri et j’ai réus­si. J’avais rê­vé de rem­por­ter le Cham­pion­nat du monde et on l’a ga­gné. Là, j’étais v.-p. chez Lo­tus et sur un stage avec mon idole, qui est de­ve­nu mon ami. »

LE PLUS BEAU CA­DEAU

Éric Clap­ton a beau­coup mar­qué Gi­no Ro­sa­to, par sa grande sim­pli­ci­té.

« J’ai man­gé avec lui, ra­conte-t-il. Il m’a envoyé des tex­tos. Il adore Lo­tus et Fer­ra­ri. C’est une lé­gende vi­vante – et son père est Qué­bé­cois –, pour­tant c’est la per­sonne la plus simple et la plus humble que j’ai ren­con­trée. Il m’a of­fert deux gui­tares. Ça vaut une for­tune et ça n’a pas de prix pour moi. »

Gi­no a aus­si re­çu de Guy La­fleur son der­nier équi­pe­ment de hockey, ce­lui du der­nier match qu’il a joué à Qué­bec, avec la poche de hockey et le bâ­ton qu’il uti­li­sait de­puis 25 ans. « Un ca­deau in­es­ti­mable », dit-il.

LE PRO­JET LE PLUS PAS­SION­NANT

Nao­mie Camp­bell a par­ti­ci­pé avec Gi­no Ro­sa­to à l’évé­ne­ment Fa­shion for re­lief.

« C’est un des plus grands man­ne­quins de notre his­toire, dit-il, et elle m’a re­çu à son cha­let dans les Alpes. On a fait un brains­tor­ming en­semble pen­dant deux jours. Ces per­sonnes ont un grand pou­voir et elle était là, à se battre pour trou­ver des fa­çons d’ai­der les gens. La voi­ture Lo­tus per­son­na­li­sée à son image a été ven­due près de 500 000 $ ca­na­diens. Avec ma pe­tite idée, on a amas­sé 2 mil­lions $ pour les pauvres d’haï­ti. Il n’y a rien de plus beau que ça dans la vie.

« Je re­mer­cie le Bon Dieu d’avoir pu faire tout ce que j’ai fait dans la vie et je cherche quoi faire pour re­don­ner à mon tour. »

LA PLUS BELLE SUR­PRISE

Il y a huit mois, Gi­no a réus­si à convaincre le ma­na­ger de la for­ma­tion Queen ain­si que la mère et la soeur de Fred­die Mer­cu­ry de per­son­na­li­ser une voi­ture Lo­tus à l’image de Queen et de la vendre au pro­fit de la cause du si­da.

« Ils ont ac­cep­té, se ré­jouit Gi­no. Brian May (gui­ta­riste de Queen) est ve­nu pour l’évé­ne­ment à Pa­ris et on a amas­sé 200 000 $ pour la cause.

« Le 16 mars der­nier, pour mon an­ni­ver­saire, j’ai re­çu un ca­deau du bu­reau de Brian May. Il m’a fait par­ve­nir, pour mes 40 ans, la der­nière gui­tare qu’il a uti­li­sée lors du der­nier concert qu’il a don­né avec Fred­die Mer­cu­ry parce que j’avais tout fait pour ai­der. J’ai pleu­ré comme un en­fant. »

UNE GRANDE FIER­TÉ

Il y a deux ans, Gi­no a re­çu un ap­pel té­lé­pho­nique de Ga­rou (« un gars de la fa­mille, dit-il, comme Guy La­fleur, Mar­cel Au­but et Pa­trice Bri­se­bois ») et de JeanJacques Gold­man. Ils es­pèrent chan­ter la pièce de Kiss I Was Made For Lo­ving You, qu’ils tra­dui­ront en fran­çais pour l’im­mense évé­ne­ment fran­çais Les En­foi­rés. Mais la chan­son n’était pas libre.

« Ils m’ont dit: “On a une grosse fa­veur à te de­man­der. Peux-tu nous ai­der à li­bé­rer la chan­son?”, ra­conte Gi­no. J’ai té­lé­pho­né à Paul Stan­ley (de Kiss). Je lui ai ex­pli­qué que c’est un évé­ne­ment pour les pauvres. » Le len­de­main, la chan­son était li­bé­rée. La version française, Si on s’ai­mait, est de­ve­nue un gros hit en France et a per­mis de gé­né­rer des mil­lions de dol­lars pour les dé­mu­nis.

UN BON COUP

En 2007, alors qu’il est chez Fer­ra­ri, Gi­no es­père que Pa­me­la An­der­son ac­cep­te­ra de don­ner le coup d’en­voi sur le cir­cuit Gilles-ville­neuve. C’est une amie de l’an­cien pi­lote de course Ed­die Er­vine. Il tente sa chance.

« Les femmes aiment les voi­tures et les voi­tures aiment les femmes, ra­conte Gi­no. Pa­me­la An­der­son m’a dit de ve­nir la ren­con­trer à sa chambre d’hô­tel. On a ja­sé sur le so­fa. On a beau­coup ri. Elle m’a dit de ve­nir la re­joindre au lan­ce­ment d’une dis­co­thèque qu’elle inau­gu­rait, le soir même, à Mon­tréal. J’ai pas­sé toute la soi­rée avec elle. On a bu. Elle s’est amu­sée. Le len­de­main, j’avais des craintes. Je me de­man­dais si elle tien­drait pro­messe. Elle est ar­ri­vée en piste à l’heure pré­vue et le monde en­tier l’a vue avec son dra­peau ca­na­dien en main. Une su­per belle per­sonne. »

Avec deux « gars

de la fa­mille », Pa­trice Bri­se­bois

et Guy La­fleur. Ro­ger Dal­trey, de la for­ma­tion The Who, a en­fi­lé l’ha­bit de Lo­tus.

Gi­no Ro­sa­to avec son groupe pré­fé­ré de

jeu­nesse, Kiss. Avoir Pa­me­la An­der­son sur ses ge­noux, un sou­ve­nir in­ou­bliable. Avec Éric Clap­ton

alors qu’il lui fait ca­deau de sa gui­tare.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.