Marie-mai, plon­gée sym­pho­nique

Le 31 mai pro­chain, dans le confort de la Mai­son sym­pho­nique, Marie-mai plon­ge­ra dans le vide. En com­pa­gnie des 80 mu­si­ciens de l’or­chestre sym­pho­nique de Mon­tréal, la chan­teuse re­dé­cou­vri­ra une ving­taine de chan­sons qui ont mar­qué son par­cours mu­si­cal. R

Le Journal de Montreal - Weekend - - NEWS - Va­nes­sa Gui­mond VA­NES­SA.GUI­MOND@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

L’aven­ture sym­pho­nique de Marie-mai a com­men­cé lors de la pré­pa­ra­tion du concert de Simple Plan avec L’OSM, qui a eu lieu à la Mai­son sym­pho­nique le 20 sep­tembre 2011.

C’est à ce mo­ment que la chan­teuse, qui avait été in­vi­tée à in­ter­pré­ter la version française de la chan­son Jet Lag avec le groupe, a ren­con­tré le com­po­si­teur et chef d’or­chestre Simon Leclerc, à qui l’on avait confié la di­rec­tion mu­si­cale du concert.

« Lorsque nous avons tra­vaillé sur le concert de Simple Plan, j’ai eu une mé­ga­pi­qûre. C’est quelque chose d’unique que d’être sur scène et de sen­tir 80 mu­si­ciens der­rière toi, a af­fir­mé Marie-mai. Quand Simon m’a de­man­dé si c’est quelque chose que je vou­drais re­faire, j’ai dit oui sans hé­si­ter. »

« Je l’ai même ap­pe­lé per­son­nel­le­ment pour sa­voir si ça l’in­té­res­sait, a ra­con­té Simon Leclerc. Marie-mai est une ar­tiste très connue et très ai­mée. J’aime beau­coup son éner­gie. Quand j’ai tra­vaillé avec elle sur le concert de Simple Plan, elle est ar­ri­vée prête, à l’heure et sou­riante. En plus, elle a une voix ma­gni­fique. »

D’un com­mun ac­cord, Simon Leclerc et Marie-mai ont choi­si d’op­ter pour une for­mule en­tiè­re­ment sym­pho­nique, ce qui si­gni­fie que la chan­teuse ne se­ra pas en­tou­rée de ses mu­si­ciens, le 31 mai.

« Je ne vou­drais pas faire un concert avec L’OSM d’une autre fa­çon que celle-là, a dé­cla­ré celle qui, tou­te­fois, n’écarte pas une par­ti­ci­pa­tion de son com­plice Fred StGe­lais. C’est com­plè­te­ment ma­gique. Ça me sort de ma zone de confort. »

PRO­GRAMME VA­RIÉ

Une heure et de­mie de chan­sons re­vi­si­tées en version sym­pho­nique, c’est ce que Marie-mai pro­po­se­ra aux 2 100 spec­ta­teurs qui se­ront réunis à la Mai­son sym­pho­nique dans quelques jours. Par­mi les pièces in­ter­pré­tées, des bal­lades, mais éga­le­ment des mor­ceaux plus rock et plus dance.

« On n’a qu’à écou­ter le ré­per­toire clas­sique pour se rendre compte qu’il y a du rythme, a ex­pli­qué Simon Leclerc. Dans la mu­sique clas­sique, il y a de la vio­lence, de la vé­hé­mence… Des rythmes en­dia­blés, ça existe, alors je ne vou­lais sur­tout pas qu’elle se cen­sure. »

La chan­teuse lui a donc envoyé plu­sieurs « grosses » chan­sons, comme

Men­tir, C’est moi et Em­mène-moi. « Ce se­ra un spec­tacle très théâ­tral et in­tense, a ex­pli­qué celle qui in­ter­pré­te­ra éga­le­ment quelques re­prises, dont la pièce Your Song d’el­ton John. Je pense que les gens vont dé­cou­vrir une nou­velle fa­cette de moi. »

Lors de ce concert, le pu­blic au­ra éga­le­ment droit à une vi­site de Da­vid Usher, qui vien­dra in­ter­pré­ter la pièce Je re

pars, ain­si que trois chan­sons de son ré­per­toire.

« Simon m’a de­man­dé de pen­ser à quel­qu’un que je pour­rais in­vi­ter. J’ai tout de suite pen­sé à Da­vid Usher, a ra­con­té Marie-mai. Ça va me per­mettre de re­prendre mon souffle et de pen­ser un peu aux pro­chaines chan­sons. »

UN DÉ­FI

De nom­breux dé­fis at­tendent les ar­tistes qui se lancent dans une aven­ture sym­pho­nique : « Je me sens un peu comme si je plon­geais dans le vide, a af­fir­mé Marie-mai. Par contre, je sais que Simon se­ra là pour moi. Si je ra­len­tis, à un cer­tain mo­ment, il se­ra prêt à ra­len­tir lui aus­si. »

En plus de de­voir consa­crer plu­sieurs heures de tra­vail à pra­ti­quer l’in­ter­pré­ta­tion des chan­sons dans leurs ver­sions sym­pho­niques, grâce à des dé­mos, Marie-mai doit éga­le­ment faire preuve de beau­coup de dis­ci­pline lors des ré­pé­ti­tions avec les mu­si­ciens de L’OSM.

« Nous avons eu notre pre­mière ré­pé­ti­tion et je dois dire que les choses vont vite. Tu dois être prêt. Par contre, j’aime que les choses se dé­roulent ain­si. J’ai be­soin de me sen­tir en­ca­drée et avec eux, je le suis. Ils ont vrai­ment toute mon at­ten­tion. »

Sur la scène de la Mai­son sym­pho­nique, la chan­teuse dit res­sen­tir une foule d’émo­tions.

« Sur cette scène, je me sens toute nue, mais de la plus belle fa­çon. Il n’y a pas de fla-fla. C’est presque comme un concert acous­tique… mais avec beau­coup de mu­si­ciens. C’est étrange ! »

MARIE-MAI ET L’OSM

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