L’IMMENSERÊVEDE GRE­GO­RY CHARLES

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Éli­za­beth Mé­nard Le Jour­nal de Mon­tréal

Pour Gre­go­ry Charles, la dé­fi­ni­tion de ce qui est «vin­tage» peut va­rier d’une per­sonne à l’autre. Ce peut être un al­bum des Beatles qui vous rap­pelle l’achat de votre pre­mière voi­ture ou en­core une chan­son d’Oa­sis sur la­quelle vous avez dan­sé votre pre­mier slow. L’im­por­tant, en fait, ce sont les sou­ve­nirs qui s’y rat­tachent. Vin­tage, c’est une ma­chine à voya­ger dans le temps que Gre­go­ry Charles s’est payée pour ses 40 ans. Voi­ci un aper­çu de l’im­men­si­té du pro­jet.

30 X 60 Le théâtre Vin­tage, éri­gé au Vieux Port de Mon­tréal, est ar­ri­vé par ba­teau en pièces dé­ta­chées. Une fois en place, la struc­ture me­sure 30 mètres sur 60 mètres.

10 Il faut 10 conte­neurs de 40 pieds cha­cun pour trans­por­ter le théâtre lors­qu’il est en pièces dé­ta­chées.

10

Il a fal­lu 10 jours pour éri­ger la struc­ture.

300 Le théâtre est vi­tré par 300 fe­nêtres qui donnent une vue ma­gni­fique sur le VieuxPort de Mon­tréal et sur l’eau.

1000 Jus­qu’à 1000 spec­ta­teurs peuvent as­sis­ter à chaque re­pré­sen­ta­tion de Vin­tage. Ils ont le choix de s’as­seoir dans les es­trades ou bien à des tables au par­terre.

15 Pour que l’ex­pé­rience Vin­tage soit réel­le­ment com­plète, Gre­go­ry Charles a dé­ci­dé d’of­frir à ses spec­ta­teurs la pos­si­bi­li­té de dé­gus­ter cer­tains al­cools rares. L'équipe de Vin­tage a pro­cé­dé à une quin­zaine de dé­gus­ta­tions de scotchs afin de faire la sé­lec­tion de ce qui se­ra ser­vi aux ama­teurs. 5 M$ À 10 M$ Gre­go­ry Charles re­fuse de ré­vé­ler les chiffres exacts, mais avoue que la fac­ture de l’aven­ture Vin­tage est as­sez sa­lée. Entre 5 M$ et 10 M$, a-t-il lais­sé en­tendre.

WEB­MESTRES Der­rière la scène, il y a toute une équipe de web­mestres. Avant ou pen­dant le spec­tacle, les gens sont in­vi­tés à rem­plir un ques­tion­naire qui éta­blit leur pro­fil mu­si­cal. Chaque soir, Gre­go­ry bâ­tit son spec­tacle au­tour des ré­ponses ob­te­nues. À l’aide de leurs té­lé­phones in­tel­li­gents, les spec­ta­teurs peuvent même par­ti­ci­per pen­dant le spec­tacle.

5000 Les tech­ni­ciens ont tra­vaillé plus de 5000 heures pour créer la ma­trice web qui sert à ré­per­to­rier, fil­trer et com­mu­ni­quer toutes les ré­ponses four­nies par le pu­blic.

2 Deux grands écrans sont ins­tal­lés au-des­sus de la scène. Tout au long du spec­tacle, plu­sieurs élé­ments d’in­for­ma­tion y ap­pa­raissent. Ce peut être des in­for­ma­tions sur la chan­son qui est jouée, sur l’al­bum dont elle est ti­rée, des éphé­mé­rides, etc.

SHOW DE SA­LON «Mal­gré tous les ar­ti­fices, la salle, le théâtre, la ma­trice web, ça de­meure un show de sa­lon. Ça se joue entre le pu­blic et moi.»

2000 Les mu­si­ciens qui ac­com­pagnent Gre­go­ry sur scène, The Conclave of Co­ol, ont fait 2000 heures de ré­pé­ti­tions pour se pré­pa­rer à l’im­pro­vi­sa­tion.

28 000 L'équipe de re­cherche de Vin­tage a pas­sé au peigne fin plus de 28 000 chan­sons de 1928 à 2013 pour le conte­nu du spec­tacle.

47 À Mon­tréal, 47 re­pré­sen­ta­tions du spec­tacle Vin­tage se­ront don­nées entre le 24 mai et le 14 juillet. Les sa­me­dis du mois de juin, deux re­pré­sen­ta­tions se­ront don­nées, l’une à 19 h et l’autre à 21 h 30.

35 000 Avant même la pre­mière re­pré­sen­ta­tion, 35 000 billets s’étaient dé­jà en­vo­lés.

LA SCÈNE «Ce pour­rait être la scène du Théâtre Apol­lo, à Har­lem, ou une scène à Ve­gas dans les an­nées 60», ex­plique Gre­go­ry. Tout a été pen­sé pour qu’on se sente comme dans un ca­ba­ret d’an­tan: la proxi­mi­té de la scène avec les tables, la hau­teur de la scène, qui est beau­coup plus basse que ce que l’on voit de nos jours, le pente de l’am­phi­théâtre, la bat­te­rie sur­éle­vée au centre et même le pia­no rouge qui rap­pelle l’ex­tra­va­gance des an­nées 70. UNE HIS­TOIRE D’AMOUR «Ce qui a ins­pi­ré ça, c’est que mon père a ren­con­tré ma mère dans un ca­ba­ret, ici, qui est le Co­pa­ca­ba­na. Mon père vient des An­tilles, il est donc an­glo­phone, et ma mère est fran­co­phone. Leur point d’in­té­rêt a vrai­ment été le spec­tacle. Ils sor­taient au Ca­sa Lo­ma, à l’Hô­tel Nel­son, à l’Es­quire Show bar, etc. Donc, de­puis que je suis pe­tit, ce que je me fais ra­con­ter, c’est ce genre d’am­biance. Je vou­lais re­créer ça», ra­conte Gre­go­ry Charles. MA­CHINE À VOYA­GER DANS LE TEMPS Les grands mo­ments de notre vie sont sou­vent ac­com­pa­gnés de musique, es­time Gre­go­ry Charles. «Le but, ce n’est pas juste d’être nos­tal­gique et de faire des chan­sons des an­nées 40, le but, c’est d’ai­der les gens à re­vivre les meilleures ex­pé­riences de leur vie. Parce que c’est ça qui est Vin­tage. »

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