LA BELLE VIE DESTYX

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Va­nes­sa Gui­mond Le Jour­nal de Mon­tréal

Après s’être pro­duits de­vant 58 000 per­sonnes dans le cadre du Mon­dial Cho­ral de La­val, en 2011, les membres du groupe Styx se­ront de re­tour chez nous à l’au­tomne. Le 17 no­vembre, c’est dans l’in­ti­mi­té de l’Olym­pia que les in­ter­prètes de Suite Ma­dame Blue iront à la ren­contre de leurs ad­mi­ra­teurs. Afin de sou­li­gner l’évé­ne­ment, le Jour­nal s’est en­tre­te­nu avec le sym­pa­thique chan­teur Lawrence Go­wan.

Votre groupe semble être constam­ment en tour­née. Est-ce la réa­li­té ou une im­pres­sion? Nous of­frons plus de 100 spec­tacles par an­née, par­tout à tra­vers le monde. Il faut dire que l’in­dus­trie de la musique a beau­coup chan­gé au fil des ans. Au­jourd’hui, c’est la meilleure fa­çon de pou­voir re­joindre nos fans. Après quelques an­nées d’ab­sence, nous re­ve­nons fi­na­le­ment à Mon­tréal et nous en sommes vrai­ment heu­reux. Notre der­nier concert, pré­sen­té à La­val, a cer­tai­ne­ment été le plus im­por­tant spec­tacle que nous avons of­fert au Qué­bec jus­qu’à pré­sent, de­vant une foule aus­si im­po­sante.

La vie sur la route est-elle épui­sante après au­tant d’an­nées de mé­tier?

Je fais ce­la de­puis 30 ans et les autres membres du groupe le font de­puis presque 40 ans. Je di­rais que c’est plus re­laxant d’être sur la route que d’être à la mai­son. Chez moi, j’ai des res­pon­sa­bi­li­tés liées à la vie quo­ti­dienne (rires). Quand nous sommes en tour­née, tout est pris en charge pour nous. Nous n’avons qu’à of­frir un bon spec­tacle. Nous sommes vrai­ment gâ­tés, comme une équipe de la LNH.

Votre groupe en­tre­tient une re­la­tion par­ti­cu­lière avec ses fans qué­bé­cois. Comment ex­pli­quez-vous cette chi­mie?

J’ai joué à Qué­bec tous les ans pen­dant 14 an­nées en tant qu’ar­tiste so­lo. Avec Styx, nous y avons aus­si joué à quelques re­prises. Quant à Mon­tréal, nous vou­lions y re­ve­nir le plus tôt pos­sible. Pour ma part, mon pre­mier nu­mé­ro un en car­rière, A Cri­mi­nal Mind, a été en­re­gis­tré dans une ra­dio mont­réa­laise (CHOM 97,7), en 1985. Le ha­sard a vou­lu que Styx ait aus­si connu son pre­mier grand suc­cès à Mon­tréal avec Suite Ma­dame Blue. En plus, j’ai ren­con­tré les membres de Styx à Mon­tréal en 1997, après avoir as­su­ré la pre­mière par­tie de l’un de leur concert. Deux ans plus tard, ils me de­man­daient de me joindre à eux.

Après avoir joué de­vant des foules de plu­sieurs mil­liers de per­sonnes, comment al­lez-vous abor­der ce spec­tacle of­fert dans une salle pou­vant ac­cueillir 2500 spec­ta­teurs?

Nous avons fait le Su­per Bowl deux fois, de­vant 75 000 per­sonnes, mais nous jouons aus­si dans des plus pe­tites salles, de 1500 places, par exemple. Nous ado­rons ça. Je me trouve chan­ceux de faire par­tie d’un groupe qui se pro­duit dans des salles de toutes les gran­deurs. Nous pré­sen­tons le même concert, mais c’est l’am­biance qui est dif­fé­rente.

Le der­nier al­bum de Styx, Cy­clo­ra­ma, est pa­ru en 2003. Est-ce que le groupe compte pré­sen­ter un nou­vel al­bum?

C’est drôle, parce que ça fait tou­jours par­tie de nos plans (rires). Chaque an­née, nous nous di­sons que nous al­lons nous y mettre, car nous avons dé­jà du nou­veau ma­té­riel. Le beau pro­blème que nous avons, ce­pen­dant, est que la de­mande pour nos con­certs est très forte. Pour nous, prendre une pause de six mois pour en­re­gis­trer un disque, ce n’est pas une op­tion, puisque les choses vont trop bien sur la route. Par contre, j’es­père que nous pour­rons en­re­gis­trer des chan­sons et les lan­cer en tant que singles.

PHO­TO D’AR­CHIVES

EN TOUR­NÉE Le groupe Styx se pro­dui­ra à

l’Olym­pia de Mon­tréal le 17 no­vembre.

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