PE­TITE APO­CA­LYPSE ENTRE AMIS

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie

James Fran­co, Jonah Hill, Seth Ro­gen, Jay Ba­ru­chel, Dan­ny McB­ride et Craig Robinson s’amusent à ima­gi­ner la fin du monde, fa­çon dé­jan­tée, dans This is the End.

Qu’ar­ri­ve­rait-il si six amis étaient en­fer­més dans une mai­son pen­dant que tout s’écroule au­tour d’eux? Et, pour cor­ser le tout, si ces ac­teurs jouaient, non pas des per­son­nages, mais la ver­sion d’eux­mêmes que croit connaître le pu­blic?

«Les gens croient tout sa­voir de nous en se ba­sant sur les per­son­nages que nous in­ter­pré­tons à l’écran. Nous nous sommes donc dit que ce se­rait drôle de jouer sur cette per­cep­tion et de voir nos al­ter ego se com­por­ter comme tout le monde pense que nous agis­sons dans la vraie vie», a dé­taillé Seth Ro­gen, qui a non seule­ment co­écrit This is the End, mais qui a aus­si co­réa­li­sé le film avec son co­pain Evan Gold­berg.

«Nous avons tel­le­ment ai­mé Les Aven­gers que nous avons vou­lu gar­der cet es­prit de corps et nous avons vou­lu sou­li­gner l’im­por­tance du groupe», a lâ­ché Evan Gold­berg avec beau­coup d’hu­mour.

Cette fa­meuse apo­ca­lypse de di­men­sion bi­blique se dé­roule à Los An­geles et les six com­pères sont ras­sem­blés dans la vraie-fausse mai­son de James Fran­co. «De nous tous, le­quel pour­rait bien avoir la ba­raque la plus dé­li­rante? Cer­tai­ne­ment pas Seth, qui pos­sède une mai­son trop nor­male», a dit Evan Gold­berg.

Dans de telles cir­cons­tances, les mecs se de­mandent pour­quoi ils ne sont pas choi­sis pour se re­trou­ver au pa­ra­dis et s’ils peuvent en­core, par des ac­tions de der­nière mi­nute, ob­te­nir cette fa­veur. De plus, comme en cas de si­tua­tion ex­trême, les ami­tiés se­ront mises à rude épreuve.

LES «VRAIS-FAUX» PER­SON­NAGES...

Sous la plume de Seth Ro­gen et d’Evan Gold­berg, les per­son­nages sont de­ve­nus des ver­sions «pires» d’eux-mêmes, les scé­na­ristes exa­gé­rant cer­tains traits de ca­rac­tère.

«Seth n'est pas un lâche hy­po­crite, mais il en joue un dans ce film. Dan­ny est un mec char­mant, mais son per­son- nage est un ma­niaque. Pour Fran­co... et bien les choses dont nous nous mo­quons sont réelles, mais James, dans la vraie vie, ne res­semble en rien à la fa­çon dont il agit dans le film. Il aime vrai­ment l'art et les trucs bi­zarres, mais n’est pas du tout pré­ten­tieux. Il ne se sou­cie pas de ce que les autres pensent de son art. Il aime juste l'art. Les seules ex­cep­tions sont Jay, qui res­semble plus à son per­son­nage que qui­conque dans le film, et Craig, qui n'est pas un im­bé­cile comme son per­son­nage», a ex­pli­qué Gold­berg.

Comme tous ces joyeux lu­rons sont des amis dans la vraie vie, per­sonne n’a eu de mal à lais­ser les deux scé­na­ristes dé­li­rer, sa­chant que le ré­sul­tat se­rait vrai­ment hi­la­rant.

Le Mon­tréa­lais Jay Ba­ru­chel a d’ailleurs par­ti­ci­pé au pro­jet de­puis ses dé­buts, quand il ne s’agis­sait que de faire un court-mé­trage pre­nant l’idée d’amis en­fer­més dans un ap­par­te­ment pen­dant la fin du monde.

«C’est très in­té­res­sant de voir ce pro­jet d’étu­diants ar­ri­ver à ma­tu­ri­té au­jourd’hui. Quant à mon per­son­nage, il jette un re­gard très cri­tique sur tout ce qui se dé­roule à Los An­geles et ne mâche pas ses mots quand il parle de l'in­dus­trie du spec­tacle. C’est aus­si quel­qu’un de très né­ga­tif, qui fait tout pour gâ­cher le plai­sir qu’ont les autres. J’ai­me­rais pou­voir dire que mon per­son­nage n’est pas mieux que les autres, mais c’est im­pos­sible. Nous, les Mon­tréa­lais, sommes éle­vés avec la no­tion que nous sommes meilleurs que tout le monde», a-t-il plai­san­té.

Quelques sur­prises sup­plé­men­taires at­tendent les spec­ta­teurs! Em­ma Wat­son tient le seul rôle fé­mi­nin, Mi­chael Ce­ra ne se res­semble pas et quelques di­zaines de ve­dettes — dont Ri­han­na — meurent de ma­nière «gore» pen­dant cette apo­ca­lypse ri­go­lote. «Nous nous sommes vrai­ment amu­sés à ima­gi­ner toutes ces morts. D’avoir Ri­han­na tom­ber et se tuer ou de voir Aziz An­sa­ri se faire ar­ra­cher les bras, etc., était très drôle», a in­di­qué Seth Ro­gen, très pince-sans-rire.

This is the End fe­ra rire le Qué­bec

dès le 12 juin.

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