DE BIEN DRÔLE DE CAM­BRIO­LAGES

La di­rec­tion ar­tis­tique Théâtre du des Cas­cades a pour sa op­té, sai­son es­ti­vale, de nous pré­sen­ter une créa­tion qué­bé­coise des au­teurs Ma­rieHé­lène Thi­bault conjoint et de son Fran­çois Ar­cham­bault. La co­mé­die Cam­brio­lages, se­ra pré­sen­tée qui à comp­ter du 1

Le Journal de Montreal - Weekend - - THÉÂTRE - Louise Bour­bon­nais LOUISE.BOUR­BON­NAIS@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

Le point de dé­part de cette créa­tion n’est rien de moins qu’une vé­ri­table his­toire vé­cue par les deux au­teurs.

«C’est lorsque mon conjoint Fran­çois et moi avons eu l’in­ten­tion de faire ins­tal­ler un sys­tème d’alarme à notre do­mi­cile qu’une idée a ger­mé», ra­conte la co­au­teure Ma­rie-Hé­lène Thi­bault.

«On a fait ve­nir un type pour sou­mis­sion­ner, puis on a dé­cli­né son offre. Après coup, on s’est mis à avoir peur, voire même re­gret­ter notre dé­ci­sion. Cet homme, ce ven­deur de sys­tèmes d’alarme, qui s’est ren­du chez nous, connais­sait à pré­sent par­fai­te­ment bien notre ré­si­dence et de sur­croît, il sa­vait que nous n’avions au­cun sys­tème an­ti­vol. Il pour­rait bien vou­loir se ven­ger et ve­nir nous vo­ler. Puis, l’idée sui­vante, qui nous a tra­ver­sé l’es­prit, fut que cette ex­pé­rience se­rait une bonne his­toire pour une pièce de théâtre», pour­suit Ma­rie-Hé­lène Thi­bault qui fait éga­le­ment par­tie de la dis­tri­bu­tion de la pièce

Cam­brio­lages, et qui es­time que l’on vit dans un monde do­mi­né par la peur, au point où ce­la de­vient mal­sain.

LE CONTEXTE

L’his­toire ra­conte celle de Sté­phane, cam­pé par Oli­vier Au­bin, et celle de Na­tha­lie, per­son­ni­fiée par Ma­rie-Hé­lène Thi­bault. Cette der­nière, une femme de car­rière qui voyage sou­vent par af­faires, ne craint pra­ti­que­ment rien et est vouée à son tra­vail.

«Sté­phane est le plus peu­reux des deux et songe à faire ins­tal­ler à la ré­si­dence du couple un sys­tème d’alarme», an­nonce le co­mé­dien Ro­ger Lé­ger, qui est éga­le­ment le co­pro­prié­taire du Théâtre des Cas­cades. «Étant tra­vailleur au­to­nome, Sté­phane est sou­vent seul au foyer.»

Tout comme dans l’his­toire du cou­pleau­teur, on fe­ra ap­pel à une en­tre­prise en ins­tal­la­tion de sys­tèmes d’alarme pour une sou­mis­sion. «Les si­mi­li­tudes entre notre propre his­toire et celle de la pièce s’ar­rêtent à peu près là, pré­cise Ma­rie-Hé­lène Thi­bault. Le reste est de la fic­tion in­ven­tée de toutes pièces.»

Ain­si en­tre­ra sur scène Ro­ger Lé­ger qui va se trans­for­mer en re­pré­sen­tant de sys­tèmes d’alarme, in­car­nant Gilles Gen­dron. «C’est un vé­ri­table ven­deur dans l’âme, qui aime son mé­tier, mais ses mé­thodes pour ap­pro­cher un client sont plu­tôt dé­pas­sées, sou­ligne le co­mé­dien. Non seule­ment, il ne réus­si­ra pas à vendre un sys­tème an­ti­vol, mais il se fe­ra mettre lit­té­ra­le­ment à la porte.»

Na­tha­lie re­fuse d’ache­ter un sys­tème d’alarme, car elle en a as­sez de vivre dans un monde qui car­bure à la peur. Pour­tant, on ra­conte que deux jeunes vo­leurs rôdent dans le quar­tier et font le malheur de cer­tains. Mais, Na­tha­lie en a contre l’at­ti­tude du ven­deur qui la fait ra­ger.

«C’est le type d’homme qui s’adresse à la mau­vaise per­sonne, fait re­mar­quer Ma­rie-Hé­lène Thi­bault. Il croit que c’est la femme dans le couple qui a peur et qui sou­haite faire ins­tal­ler un sys­tème d’alarme, alors que c’est l’in­verse.»

DES CAM­BRIO­LEURS

Un autre couple en­tre­ra en pa­ral­lèle dans cette his­toire. Ke­vin et Mé­gane, joués res­pec­ti­ve­ment par Marc St-Martin et Ca­the­rine Ruel, sont à la re­cherche de sen­sa­tions fortes. «Mé­gane aime les sports ex­trêmes tout comme les dé­fis de même na­ture. Elle sou­haite se mettre en dan­ger constam­ment», ré­vèle Ro­ger Lé­ger. Ke­vin, qui est aus­si le ne­veu de Gilles Gen­dron, n’a pas be­soin d’une par­ti­cu­lière mon­tée d’adré­na­line pour être heu­reux, mais pour épa­ter la femme qu’il aime, il ira jus­qu’à com­mettre un cam­brio­lage. «Des re­bon­dis­se­ments sont à pré­voir et il y au­ra plus d’un cam­brio­lage», confie le co­mé­dien.

Certes, les peu­reux de­vront faire preuve de cou­rage et les té­mé­raires au­ront à di­mi­nuer d’ar­deur. «Outre la peur de se faire cam­brio­ler, il se­ra éga­le­ment ques­tion de la peur de l’en­ga­ge­ment, no­tam­ment à tra­vers un couple», conclut Ro­ger Lé­ger.

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