OWEN WIL­SON ET VINCE VAUGHN CHEZ GOOGLE...

Le trio for­mé par le réa­li­sa­teur et pro­duc­teur Shaw Le­vy et les ac­teurs Owen Wil­son et Vince Vaughn a dé­ci­dé de frap­per à nou­veau. Cette fois­ci, les co­miques s’at­taquent au monde de la tech­no­lo­gie et de Google!

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

L’idée de dé­part de Le stage, dans le­quel les per­son­nages d’Owen Wil­son et de Vince Vaughn sont d’an­ciens ven­deurs au chô­mage qui se re­cyclent comme stagiaires chez le géant de la re­cherche en ligne, est née de la fa­çon la plus sé­rieuse du monde.

«Je vou­lais que nous tra­vail­lions en­semble de nou­veau. Quand j’ai vu une émis­sion de 60 Mi­nutes dans la­quelle ils pré­sen­taient la cul­ture d’en­tre­prise de Google, je me suis dit que ce­la don­ne­rait un concept ori­gi­nal. C’est ex­trê­me­ment dif­fé­rent de l’idée qu’a [notre gé­né­ra­tion] d’un em­ploi. Les sa­la­riés de Google ont des chefs qui leur font la cui­sine, ils font des siestes et jouent à des jeux pen­dant la jour­née. Ç’a a tout l’air d’un cam­pus», a in­di­qué Vince Vaughn sur le pla­teau de tour­nage de cette co­mé­die au jour­na­liste de Col­li­der.

VI­SITE DES LO­CAUX

L’équipe a pas­sé du temps dans les lo­caux de Google, so­cia­li­sant avec les em­ployés tout en se pré­pa­rant au film. L’idée que deux an­ciens ven­deurs au chô­mage puissent être pris comme stagiaires n’est d’ailleurs pas si far­fe­lue qu’on pour­rait le pen­ser.

«Même Google doit vendre des trucs, il y a donc de la place pour des gens qui ne connais­saient pas un io­ta de code in­for­ma­tique, mais qui ont du ta­lent pour vendre. C’est là que nos per­son­nages entrent en ligne de compte», a confir­mé Owen Wil­son.

Shaw Le­vy a com­plé­té, en ex­pli­quant que Vince Vaughn et lui avaient ren­con­tré les res­pon­sables de l’em­bauche. «Ils font pas­ser ce qu’ils ap­pellent “le test de l’es­cale”, c’est vrai­ment dans leur pro­ces­sus de re­cru­te­ment. Après les ques­tions sur les études, les exa­mens, etc., ils vous de­mandent avec qui vous ai­me­riez vous re­trou­ver au bar d’un aé­ro­port pen­dant six heures si votre vol était re­tar­dé.»

Ce qui a le plus sur­pris Owen Wil­son, qui a in­di­qué avoir don­né une ré­ponse plus que par­faite à cette ques­tion, lors de sa vi­site des lo­caux de la com­pa­gnie, est le nombre de «per­sonnes vrai­ment bi­zarres» ren­con­trées à cette oc­ca­sion! «J’ai en­core la carte d’af­faires d’un mec qui est une es­pèce de conseiller spi­ri­tuel chez Google!»

DEUXIÈME CHANCE

De fait, compte te­nu de cette am­biance par­ti­cu­lière et de la per­son­na­li­té des trois joyeux lu­rons, le tour­nage a été tout sauf conven­tion­nel. «En co­mé­die, les scé­na­rios changent énor­mé­ment en fonc­tion des ac­teurs. L’his­toire de­vient alors faite pour ceux qui la jouent. Shaw est un su­per réa­li­sa­teur et a des idées in­té­res­santes, comme Owen d’ailleurs», a sou­li­gné Vince Vaughn qui n’a pas hé­si­té à im­pro­vi­ser lors des au­di­tions, scènes que Shaw Le­vy a conser­vées au mon­tage fi­nal!

«En fin de compte, c’est l’his­toire de deux mecs qui es­sayent d’écrire le pro­chain cha­pitre de leur vie, alors qu’ils ont l’im­pres­sion qu’elle vient de se ter­mi­ner. [...] Le fond de l’his­toire est vrai­ment un de ré­in­ven­tion de sa vie et de la pos­si­bi­li­té d’avoir droit à une deuxième chance», a conclu le ci­néaste.

Le stage ouvre les portes de Google aux ci­né­philes ama­teurs de co­mé­dies le 7 juin à tra­vers le Qué­bec.

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