FIN PRÊT POUR LA LE­VÉE DU RI­DEAU

C’est après plu­sieurs se­maines de ré­pé­ti­tions que les treize co­mé­diens de la dis­tri­bu­tion de la pièce de Georges Fey­deau, La Puce à l’oreille, se disent prêts à mon­ter sur scène. À quelques jours de la pre­mière, la fé­bri­li­té est pal­pable tout au­tant que l

Le Journal de Montreal - Weekend - - THÉÂTRE - Louise Bour­bon­nais Col­la­bo­ra­tion spéciale

Alors que la sai­son es­ti­vale n’est pas en­core of­fi­ciel­le­ment amor­cée, dé­jà la vente de billet au Théâtre du Vieux-Ter­re­bonne bat son plein. À ce jour, 16 500 billets ont dé­jà été ven­dus et des sup­plé­men­taires ont dé­jà été an­non­cées, ce qui dé­passe les at­tentes des pro­duc­teurs for­més par le nou­veau trio d’af­faires Be­noît Brière, Luc Gué­rin et Martin Drain­ville.

Il faut dire que le théâtre en été à Ter­re­bonne est ré­pu­té pour ses re­cords d’af­fluence et que les at­tentes de sa clien­tèle sont tout aus­si éle­vées. Après le suc­cès ful­gu­rant de la pièce La Cage aux folles, on ne peut faire marche ar­rière au ni­veau de la qua­li­té d’un spec­tacle à pré­sen­ter à son pu­blic.

PA­RIS AU DÉ­BUT DU 20E SIÈCLE

Ain­si, La Puce à l’oreille est une pro­duc­tion d’en­ver­gure dont le bud­get de pro­duc­tion dé­passe fa­ci­le­ment les 800 000 $, une somme phé­no­mé­nale pour du théâtre en été.

«Certes, le trac est bien pré­sent», af­firme d’em­blée le co­mé­dien Be­noît Brière, éga­le­ment co­pro­duc­teur et co­di­rec­teur ar­tis­tique.

Si le trac fait son oeuvre, il n’en de­meure pas moins que le cé­lèbre acteur est très confiant. «Sans vou­loir faire preuve d’abus de confiance, je suis très content de l’éner­gie qui se dé­gage de nos ré­cents en­chaî­ne­ments, ajoute-t-il. C’est ex­plo­sif!»

Cam­pée à Pa­ris en 1907, au mo­ment où elle a été écrite, la pièce do­mi­née par la co­mé­die se­ra éga­le­ment em­preinte de nos­tal­gie par ses ma­gni­fiques cos­tumes et ses dé­cors somp­tueux de cette belle époque. On a les moyens d’en mettre plein la vue. «Il y au­ra même un pla­teau tour­nant sur scène», ren­ché­rit Martin Drain­ville.

Avant tout, nous sommes dans un vau­de­ville où les mal­en­ten­dus et les qui­pro­quos iront en se mul­ti­pliant. «C’est prin­ci­pa­le­ment en rai­son des deux per­son­nages qu’in­carne Be­noît Brière, soit Vic­tor-Em­ma­nuel Chan­de­bise, et Poche, son so­sie, que la confu­sion s’ins­tal­le­ra et où de fausses croyances se­ront en­tre­te­nues par cette res­sem­blance», ra­conte Luc Gué­rin.

Ils s’ac­cu­se­ront d’adultère les uns les autres. «Il faut s’at­tendre à voir des ma­ris ja­loux et des portes qui claquent, sou­ligne le met­teur en scène Alain Zou­vi. C’est prin­ci­pa­le­ment le syn­chro­nisme dans cet hu­mour qui en fait une ex­cel­lente pièce.»

UNE VO­CA­TION ÉLAR­GIE

On es­time que ce spec­tacle s’adresse à un pu­blic très large. «Nous croyons que cette pièce pour­ra aus­si sé­duire les plus jeunes et nous vou­lons of­frir une al­ter­na­tive», men­tionne le co­pro­duc­teur Be­noît Brière. Ain­si, un for­fait per­ma­nent est of­fert aux moins de 18 ans, équi­valent à 50 % de ra­bais du prix ré­gu­lier, une pre­mière au Qué­bec dans le monde du théâtre. «Nous sommes conscients qu’une sor­tie en fa­mille au théâtre avec deux en­fants re­pré­sente un coût plus éle­vé qu’une en­trée au ci­né­ma. Avec cette offre, on veut rendre le théâtre ac­ces­sible», conclut-il.

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