DES COUPLES IM­PAR­FAITS

Ce sont deux couples qui se­ront en ve­dette sur les planches du Théâtre de l’île, à l’île SaintBer­nard de Châ­teau­guay à comp­ter du 27 juin dans une créa­tion qué­bé­coise de Ca­role Trem­blay. Pierrette Ro­bi­taille, France Pi­lotte, Jacques Gi­rard et Luc Se­nay co

Le Journal de Montreal - Weekend - - THÉÂTRE - Louise Bour­bon­nais Col­la­bo­ra­tion spéciale

Qui a dit que vivre en couple était fa­cile? Ça dé­pend pour qui, on pré­sume, mais chose cer­taine ce ne se­ra pas le cas pour les deux couples de la pièce Vi­ve­ment lun­di.

«Rien ne va plus pour ces couples», ré­vèle la co­mé­dienne Pierrette Ro­bi­taille qui fi­dèle à ses ha­bi­tudes, se­ra sur les planches d’un théâtre d’été pour la sai­son es­ti­vale.

POUR LE MEILLEUR ET SUR­TOUT POUR LE PIRE

Ces deux couples sont Lise et Paul, cam­pés par Pierrette Ro­bi­taille et Luc Se­nay, alors que l’autre est com­po­sé de Jo­sette et Jé­rôme, per­son­ni­fiés par France Pi­lotte et Jacques Gi­rard.

Tout va tel­le­ment mal entre Lise et Pau, qu’il est ques­tion de di­vorce. «Lise en a ras-le-bol et songe à bri­ser les liens de son ma­riage», an­nonce celle qui l’in­ter­prète.

Lise et Jo­sette sont deux soeurs et la re­la­tion de couple entre Jo­sette et Jé­rôme ne se porte pas beau­coup mieux quoique moins ca­tas­tro­phique.

«Néan­moins, Jo­sette vou­dra aus­si lais­ser son ma­ri, un peu par so­li­da­ri­té en­vers sa soeur», pour­suit la co­mé­dienne.

Il s’agit d’une co­mé­die de si­tua­tion, loin du vau­de­ville. «À me­sure que nous avan­cions dans les ré­pé­ti­tions, plus on consta­tait des si­mi­li­tudes entre cette his­toire et nos propres vies de couple per­son­nelles, ra­conte Pierrette Ro­bi­taille. Il s’agit d’un hu­mour cré­dible très près de la réa­li­té et ma­gni­fi­que­ment bien écrit par l’au­teure Ca­role Trem­blay.»

C’est cer­tain, se­lon elle, que les spec­ta­teurs vont se re­con­naître à un mo­ment ou bien à un autre.

UNE GRANDE IN­COM­PRÉ­HEN­SION

En écou­tant Pierrette Ro­bi­taille me par­ler de la pièce, Vi­ve­ment lun­di, je réa­lise que c’est prin­ci­pa­le­ment l’in­com- pré­hen­sion et le fait que l’on n’est pas à l’écoute des be­soins de l’autre qui fe­ra en sorte que tout va dé­gé­né­rer.

La pièce s’amorce alors que Lise et Paul font gar­der leurs en­fants afin de s’of­frir un week- end d’amou­reux à la mai­son. Mais, au der­nier mo­ment, Lise vou­dra pro­fi­ter de l’ab­sence des en­fants pour faire un grand mé­nage dans la mai­son, au grand dam de son ma­ri qui lui pré­fère s’adon­ner à son hob­by, col­lec­tion­ner les in­sectes.

« C’est une femme qui tra­vaille, qui a des en­fants et qui s’oc­cupe de tout dans la mai­son au point où elle est sur le point de faire un burn- out, com­plè­te­ment dé­pas­sée par les obli­ga­tions qu’elle s’im­pose. Elle sou­hai­te­rait être sou­te­nue par son ma­ri et qu’il par­tage avec elle les tâches de mé­nage, mais ce der­nier fait la sourde oreille. »

Du cô­té de Jo­sette et Jé­rôme, l’am­biance n’est pas au beau fixe. On lui re- proche de trop par­ler, alors que Jé­rôme est accro aux sports té­lé­vi­sés, lais­sant sa conjointe rê­ver à des jours meilleurs. La pièce se dé­roule le temps d’un week-end. Fu­rieuses en­vers leurs ma­ris, Lise et Jo­sette vont se ré­fu­gier en­semble pour s’api­toyer sur leur sort, pen­dant que leurs conjoints au­ront toutes les rai­sons du monde pour pes­ter contre leurs femmes. Reste à sa­voir ce que le fa­meux lun­di ré­serve aux spec­ta­teurs.

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