LA NA­TURE EN SPEC­TACLE AUX ÎLES DE MIN­GAN

À l’est de Sept-Îles, une tren­taine d’îles cal­caires, en­tou­rées de mille îles et îlots gra­ni­tiques, forment la Ré­serve de parc na­tio­nal du Ca­na­da de l’Ar­chi­pel-de-Min­gan.

Le Journal de Montreal - Weekend - - VACANCES - Alain De­mers Col­la­bo­ra­tion spéciale alain.de­mers@que­be­cor­me­dia.com

Cette se­maine, nous pour­sui­vons notre pé­riple à la Ré­serve de parc na­tio­nal du Ca­na­da de l’Ar­chi­pel-deMin­gan, sur la Côte-Nord, en pré­ci­sant les meilleures pé­riodes pour ad­mi­rer la faune et la flore.

Comme par­tout ailleurs, pour évi­ter d’être dé­çu lors de votre voyage, il faut avoir des at­tentes réa­listes. Ain­si, aux îles de Min­gan, il y a lieu de te­nir compte des pé­riodes les plus pro­pices pour la pré­sence de cer­tains ani­maux ma­rins ou de cer­taines fleurs agréables à re­gar­der. Ces ob­ser­va­tions ont été com­pi­lées tout ré­cem­ment dans un ré­cent do­cu­ment in­terne de Parcs Ca­na­da.

PER­RO­QUETS DE MER

Quel est donc le meilleur mo­ment pour voir les fa­meux per­ro­quets de mer, ma­ca­reux moines de leur vrai nom? Ré­ponse: de la mi-juillet à la troi­sième se­maine d’août, alors que les pa­rents font des va-et-vient avec des lan­çons dans le bec pour nour­rir les pe­tits ca­chés dans des ter­riers. Deux bons coins: l’île aux Per­ro­quets (sec­teur ouest) et le sec­teur du re­fuge des Bet­chouanes (sec­teur est).

Dans le cas de l’ei­der à du­vet, on en voit sur­tout de la fin juin à la fin juillet. Il ar­rive d’aper­ce­voir des groupes de 40 à 50 ca­ne­tons avec plu­sieurs mères.

AUS­SI À VOIR

Le long des berges, il est fré­quent d’aper­ce­voir des pe­tits ror­quals ve­nus se nour­rir de caplans. À sur­veiller, de la mi-juin à la mi-juillet.

Par­lant de ca­plan, ce pe­tit pois­son qui se dé­place en bancs vient frayer sur les plages sa­blon­neuses de la Côte-Nord, de la fin mai à la fin juin. On dit alors que le ca­plan «roule» pour illus­trer ce spec­ta­cu­laire phé­no­mène de la na­ture. Il faut de la chance pour en être témoin, mais au moins, vous le sa­vez.

Même si à pre­mière vue, les îles de Min­gan semblent arides, de jo­lies fleurs co­lo­rées poussent ici et là. En juillet, on a le loi­sir d’ad­mi­rer la mer­ten­sie ma­ri­time sur la pe­tite île au Mar­teau, sur l’île Nue de Min­gan ou sur l’île du Fan­tôme. Le même mois, on re­trouve la kal­mia à feuilles étroites, sur­tout sur l’île Quar­ry, à cause de la proxi­mi­té des tour­bières près des sen­tiers.

En fait, la di­ver­si­té de la flore en Min­ga­nie est re­con­nue au­près des plus grands bo­ta­nistes. On dé­nombre près de 500 es­pèces de plantes vas­cu­laires, comme quoi la ri­chesse de la vé­gé­ta­tion n’est pas ex­clu­sive aux pays chauds.

∫ 1. En juillet, la kal­mia à feuilles étroites abonde, sur­tout sur l’île Quar­ry. ∫ 2. Le long des berges, il est fré­quent d’aper­ce­voir des pe­tits ror­quals ve­nus se nour­rir de caplans, de la mi-juin à la mi-juillet.

∫ 3. De la mi-juillet à la troi­sième se­maine d’août, les ma­ca­reux font des va-et-vient avec des lan­çons dans le bec pour nour­rir leurs pe­tits.

PHO­TOS COUR­TOI­SIE

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