MA­RIE-MAI

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND -

Ma­rie-Mai in­siste: son coeur se­ra tou­jours au Qué­bec. Bien qu’elle ait mul­ti­plié les vols Mon­tréal-Pa­ris au cours des der­nières an­nées, la chan­teuse res­sent un at­ta­che­ment tou­jours aus­si grand en­vers «sa belle pro­vince».

«Tous ces dé­pla­ce­ments… Ça m’a fait réa­li­ser com­bien je tiens à mes ra­cines», dé­clare-t-elle en en­tre­vue.

Lun­di, Ma­rie-Mai fê­te­ra la Saint-JeanBap­tiste sous les pro­jec­teurs du parc Mai­son­neuve pour la troi­sième fois de­puis son ar­ri­vée dans le pay­sage cultu­rel, en 2003. L’an der­nier, elle avait sou­li­gné l’évé­ne­ment sur les plaines d’Abra­ham à Qué­bec.

Si elle n’était pas at­ten­due sur scène, Ma­rie-Mai irait sans doute fes­toyer dans son pa­te­lin d’ori­gine, à Va­rennes.

«J’es­saie­rai de re­créer l’es­prit des Saint-Jean de quand j’étais plus jeune, ex­plique-t-elle. On fê­tait dans un parc au bord du fleuve. Je vou­drais bien y re­tour­ner. Je met­trais un T-shirt, une cas­quette, pis j’au­rais mon gros dra­peau du Qué­bec. Je me pro­mè­ne­rais, pis je fe­rais le par­ty comme avant.»

La Saint-Jean-Bap­tiste a tou­jours été une oc­ca­sion de cé­lé­brer pour Ma­rie-Mai.

«Je me sou­viens entre autres d’une fête na­tio­nale où il était 5 h du ma­tin, pis j’avais en­core mon fleur-de-ly­sée avec moi, pis je criais à tout le monde que j’étais fière d’être Qué­bé­coise! Je pre­nais ça vrai­ment à coeur. Je suis contente d’avoir gar­dé cet en­goue­ment pour la Saint-Jean.»

BEAU­COUP D’ES­POIR

Quand elle pense au Qué­bec d’hier, Ma­rie-Mai voit sa grand-mère. Et quand elle pense au Qué­bec de de­main, elle voit les yeux de ses plus jeunes fans. «Les deux sont forts, les deux sont ins­pi­rants, af­firme-t-elle. J’ai beau­coup de res­pect pour le Qué­bec d’hier et beau­coup d’es­poir pour le Qué­bec de de­main.»

MÉ­LANGE DE STYLES

Comme la plu­part des ar­tistes avec qui elle par­ta­ge­ra la scène, Ma­rie-Mai par­ti­ci­pe­ra au pot-pour­ri en hom­mage aux Co­locs, lun­di. Elle in­ter­pré­te­ra Bon Yeu avec les membres sur­vi­vants du groupe.

L’au­teure-com­po­si­trice de 28 ans est aus­si ex­ci­tée à l’idée de cô­toyer Diane Du­fresne, une idole d’en­fance. «C’est une ar­tiste très ins­pi­rante. Je suis très contente d’être à ses cô­tés.»

Autre point po­si­tif, aux yeux de l’ar­tiste: la pré­sence de quatre rap­peurs, Sa­mian, Ko­riass, Ma­nu Mi­li­ta­ri et Ano­da­jay.

«Je trouve ça l’fun de plon­ger dans des uni­vers dif­fé­rents. Je vais peut-être al­ler chan­ter une chan­son avec eux. J’aime mé­lan­ger les genres pour créer quelque chose d’unique.»

Quelle est, se­lon Ma­rie-Mai, la per­son­na­li­té qui re­pré­sente bien le Qué­bec d’au­jourd’hui? «Pour moi, Vé­ro­nique Clou­tier est l’exemple par­fait d’une Qué­bé­coise tra­vaillante, qui n’a peur de rien, qui aime re­le­ver des dé­fis. Elle semble avoir trou­vé le par­fait équi­libre entre sa vie de fa­mille et ses grandes am­bi­tions. C’est une femme très ins­pi­rante.»

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.