« PAR­TY » DE MA­GI­CIENS

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Le Ko­me­dy Ma­jik Cho se­ra pré­sen­té à la Salle Pierre-Mer­cure du Centre Pierre-Pé­la­deau du 3 au 28 juillet 2013, dans le cadre du Fes­ti­val Juste pour rire. Le spec­tacle est pré­sen­té à 20 h 30, et éga­le­ment à 16 h 30 les sa­me­dis et di­manches.

clas­sique, Lu­ca & Tino font vrai­ment de la co­mé­die, Lu­ca Bo­no fait une ma­gie beau­coup plus poé­tique, alors qu’Er­nes­to Pla­nas fait de la ma­gie de ca­ba­ret. On a éga­le­ment un nu­mé­ro de la­ser, qui est unique au monde!» ajoute Serge De­non­court, en par­lant du Fran­çais Theo Da­ri, re­con­nu pour ses ma­ni­pu­la­tions de rayons la­ser qui plongent le spec­ta­teur dans un uni­vers de science-fic­tion.

Et mal­gré le fait que les ar­tistes parlent ita­lien, es­pa­gnol, an­glais ou fran­çais, la langue ne se­ra pas une bar­rière au Ko­me­dy Ma­jik Cho.

«C’est très vi­suel et tout le monde amène du ré­per­toire qu’il fait de­puis 10 ou 30 ans. On sait qu’à chaque deux mi­nutes il va y avoir des ap­plau­dis­se­ments, parce que tout le monde ap­porte son ba­zoo­ka de ma­té­riel», af­firme Ar­tu­ro Bra­chet­ti.

BRA­CHET­TI, MAÎTRE DE CÉ­RÉ­MO­NIE

C’est Ar­tu­ro Bra­chet­ti qui ani­me­ra cette cé­lé­bra­tion de la ma­gie et de l’hu­mour. «Bra­chet­ti veut faire un spec­tacle, il a fait le tour du monde pour trou­ver des ma­gi­ciens. Mais Vincent et d’autres per­son­nages vont em­pê­cher que le show aille bien. C’est ça l’his­toire à la base», ra­conte Serge De­non­court. «Et à la fin on trouve tous le Graal de la ma­gie!» ajoute Ar­tu­ro Bra­chet­ti.

Tout au long du spec­tacle, l’uni­vers poé­tique et féé­rique du maître de la mé­ta­mor­phose vien­dra se co­gner au mur de l’an­ti-ma­gi­cien re­belle qu’est Vincent C. «J’amène l’an­ti-Ar­tu­ro Bra­chet­ti, dans le sens que je suis dans un autre uni­vers, je suis là pour cas­ser le ton quand lui s’em­porte dans sa poé­sie», ra­conte Vincent C, qui a éga­le­ment contri­bué au concept du spec­tacle. «On part de la même base, mais on a des per­son­nages dif­fé­rents. On pour­rait faire le même tour, mais ça va être com­plè­te­ment dif­fé­rent. Et ça, vous al­lez le voir dans le spec­tacle», ajoute l’ar­tiste.

«L’idée, c’est de prendre des gens qui ont vrai­ment at­teint une grande qua­li­té dans leur art, et de leur dire: es-tu prêt à te mettre en dan­ger avec quel­qu’un d’autre», pour­suit le met­teur en scène Serge De­non­court.

Bra­chet­ti, lui, est en ter­rain connu dans son rôle de maître de cé­ré­mo­nie, pour avoir sou­vent tra­vaillé avec des troupes d’ar­tistes. «J’ai tra­vaillé très sou­vent avec d’autres. Le seul one man show de ma vie que j’ai fait c’était ici avec Juste pour rire. Avant je fai­sais du théâtre, alors je suis ha­bi­tué à tra­vailler avec d’autres ac­teurs, et puis je viens du monde de la variété. Dans la variété, les igno­rants et les cons pensent que si tu passes après un nu­mé­ro de merde, tu vas être mis en va­leur, alors que c’est dé­bile, si tu passes après un bon nu­mé­ro, ton nu­mé­ro va être en­core plus bon. Pour­quoi? Pour ga­gner au fi­nal, les gens vont in­vi­ter leurs co­pains et ils vont re­ve­nir au spec­tacle. C’est ça la phi­lo­so­phie!»

Fraî­che­ment dé­bar­qué d’Ita­lie, le duo co­mique Lu­ca & Tino frôle pour la pre­mière fois le sol qué­bé­cois. Ce se­ra donc un nou­veau pu­blic qu’ils ten­te­ront de sé­duire dès le 3 juillet.

«Nous avons dé­jà tra­vaillé en Ita­lie avec Ar­tu­ro, au spec­tacle Ar­tu­ro Bra­chet­ti and Friends, et aus­si un autre spec­tacle, Ma­gi­co », ra­conte Lu­ca, dans un fran­çais qua­si ir­ré­pro­chable.

«Nous sommes deux clowns, et nous fai­sons comme une pa­ro­die de la ma­gie, parce que nous ne sommes pas très très ma- gi­ciens... nous ai­mons ai­mer la ma­gie! Nous ne par­lons pas beau­coup, c’est plus vi­suel. Nos nu­mé­ros sont très simples, très en­fan­tins. Nous ma­ni­pu­lons la musique, fai­sons des tours avec nos mains... C’est pen­sé comme un en­fant pen­se­rait la ma­gie», pour­suit Lu­ca.

«C’est toute une tra­di­tion du clown mon­dial, mais du clown ita­lien aus­si. Ils partent de cette tra­di­tion-là pour faire un nu­mé­ro de duo. Ils font par­tie de la par­tie en­fance, naïve du spec­tacle, Lu­ca c’est le clown blanc, Tino c’est le clown rouge. C’est le cô­té tra­di­tion­nel du spec­tacle, la com­me­dia dell’arte», ajoute le met­teur en scène Serge De­non­court.

«Nous avons dé­jà tra­vaillé en Suisse, en France, mais pas au Qué­bec... mais tout le monde dit que c’est fan­tas­tique!», conclut Lu­ca.

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