DE­VE­NIR UN RAN­GER SE­MAINES EN SIX

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Avant de don­ner le pre­mier tour de ma­ni­velle à son Lone Ran­ger, le ci­néaste Gore Ver­bins­ki a de­man­dé aux ac­teurs concer­nés de s'en­traî­ner pen­dant six se­maines. James Badge Dale, qui in­carne le frère du per­son­nage d’Armie Ham­mer, était de ceux-là.

«Je suis ar­ri­vé là six se­maines avant tout le monde», a dit James Badge Dale, in­ter­prète de Dan Reid, me­neur des Texas Ran­gers. C’est lui qui était char­gé de faire res­pec­ter la loi et l’ordre dans ce coin du Far-Ouest plu­tôt anar­chique et li­vré aux exac­tions du hors-la-loi Butch Ca­ven­dish (William Ficht­ner).

«J’ai ma­ni­pu­lé des armes dans beau­coup de films, mais ap­prendre à ti­rer avec un vieux six coups a été tout un dé­fi. Nous avons pas­sé un bon mo­ment à es­sayer de maî­tri­ser le fait de les tour­ner», a ré­vé­lé l’acteur qu’on a ré­cem­ment vu dans World War Z aux cô­tés de Brad Pitt.

«La ma­jo­ri­té de notre ap­pren­tis­sage concer­nait les che­vaux. Pen­dant ces se­maines d’en­traî­ne­ment, beau­coup d’ac­teurs ve­naient et re­par­taient ra­pi­de­ment, mais Har­ry Trea­da­way - un acteur bri­tan­nique qui fait l’un des ban­dits - et moi avons eu droit à la to­tale dans ce camp pour cow­boys.»

CAS­CADES À CHE­VAL

Il n’a ja­mais eu peur de ce qu’on lui de­man­dait de faire! «Je suis New-Yor­kais et sûr de moi, donc je n’ai pas eu peur avant de réa­li­ser ce que j’étais en train d’ef­fec­tuer comme ma­noeuvre. Ça m’a pris un mo­ment avant de réa­li­ser à quel point les cas­cades à che­val peuvent être dan­ge­reuses», a-t-il ré­pon­du en riant.

«C’est après des se­maines de tra­vail et de pra­tique qu’on réa­lise de quoi un che­val est ca­pable. C’est en ar­ri­vant sur le pla­teau et en voyant ce qui était de­man­dé par la pro­duc­tion comme type de cas­cades que j’ai réa­li­sé à quel point tout ce­la était ex­trê­me­ment sé­rieux», a sou­li­gné James Badge Dale, qui a te­nu à conser­ver son cha­peau de ran­ger après le tour­nage, ac­ces­soire dont il a fait ca­deau à son ne­veu.

Par contre, le réa­li­sa­teur Gore Ver­bins­ki n’a ja­mais de­man­dé aux ac­teurs de dé­pas­ser leurs li­mites ou de jouer les ka­mi­kazes.

«Ils nous lais­saient ef­fec­tuer ou nous de­man- daient de faire les cas­cades qu’on était ca­pable de réus­sir. Mais ils s’as­su­raient que nous lais­sions faire les pro­fes­sion­nels quand c’était trop dan­ge­reux. Re­gar­dez at­ten­ti­ve­ment le gé­né­rique de fin, vous ver­rez tous les noms des cas­ca­deurs dé­fi­ler... et il y en a beau­coup! Ces mecs-là sont im­pres­sion­nants et ils ont am­ple­ment mé­ri­té leur sa­laire!», a-t-il te­nu à pré­ci­ser.

AVANT LA FIN...

James Badge Dale n’a, d’une cer­taine ma­nière, pas de chance! Tous ces der­niers rôles en sont de per­son­nages qui meurent pen­dant le film... il ne sur­vit ja­mais jus­qu’à la fin! S’il a dé­plo­ré cet état de fait en ri­go­lant, il a aus­si sou­li­gné qu’il ne choi­sis­sait pas ses pro­jets au ha­sard. Ce qui l’a sé­duit dans The Lone Ran­ger: Le jus­ti­cier mas­qué? Le fait que le film n’est pas qu’une su­per­pro­duc­tion d’ac­tion. «Le long-mé­trage est un hy­bride, qu’il in­clut énor­mé­ment de thé­ma­tiques et traite d’énor­mé­ment de su­jets comme le fa­na­tisme re­li­gieux, le ca­pi­ta­lisme ou les Amé­rin­diens.»

Et con­trai­re­ment aux films qui sortent des stu­dios Dis­ney, au­cun mes­sage par­ti­cu­lier n’est mar­te­lé dans la tête des spec­ta­teurs. «C’est au pu­blic d’y voir ce qu’il veut. C’est un mi­roir de ce que nous sommes, à nous d’en ti­rer nos propres conclu­sions.»

PHO­TOS COUR­TOI­SIE ET D’AR­CHIVES

Johnny Depp et Armie Ham­mer.

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