BELLE GRANDE FA­MILLE

Ils viennent des quatre coins du pays pour réa­li­ser un rêve bien au-de­là de la com­pé­ti­tion; 27 fa­milles ont été choi­sies pour par­ti­ci­per à Un air de fa­mille, une ex­pé­rience qui leur fait connaître les cou­lisses de la té­lé­vi­sion et de la chan­son tout en se

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - EM­MA­NUELLE. PLANTE@ QUE­BE­COR­ME­DIA.COM Em­ma­nuelle Plante

Il a suf­fi d’abord d’un for­mu­laire, puis d’un vi­déo. Maude Beau­re­gard, co­or­don­na­trice ar­tis­tique et re­cher­chiste de l’émis­sion, re­çoit toutes les can­di­da­tures. «La dif­fu­sion de la pre­mière sai­son a beau­coup sti­mu­lé les can­di­da­tures. Et les pro­duc­teurs mettent tout en oeuvre pour fa­ci­li­ter les dé­marches. Les inscriptions sur la route, par exemple, fonc­tionnent très bien dans l’Ouest ca­na­dien.» Ain­si, les fa­milles qui n’ont pas la pos­si­bi­li­té de s’en­re­gis­trer peuvent le faire dans une sta­tion ré­gio­nale du dif­fu­seur pu­blic.

«Nous fai­sons un choix en équipe, nous for­mons un co­mi­té d’au­di­tion. Les fa­milles vi­vant loin de Mon­tréal ou de Qué­bec ont été vues par Skype. Tout est vrai­ment pen­sé pour que l’ex­pé­rience soit simple», note-t-elle.

Re­né Si­mard pro­duc­teur au conte­nu était pré­sent dès les au­di­tions, tout comme la coach vo­cale Édith Meyers. «Chaque fa­mil- le a son his­toire, re­marque Re­né. Plu­sieurs chantent de­puis long­temps en fa­mille, d’autres se sont unies grâce à l’émis­sion, nous sommes les té­moins pri­vi­lé­giés de beau­coup d’émo­tion. C’est par­fois dé­con­cer­tant de les voir se li­vrer à nous. Il y a une réelle confiance qui s’ins­talle.»

DÉ­BUT DE SAI­SON

Sur les 200 fa­milles ren­con­trées en au­di­tions, 27 ont été re­te­nues pour pas­ser à la té­lé­vi­sion. Un choix dé­chi­rant puisque, semble-t-il, le ta­lent est là. Les par­ti­ci­pants d’Un air de fa­mille jouissent du sou­tien d’une équipe cinq étoiles.

Édith Meyers ren­contre d’abord cha­cune des fa­milles, chez elles si la dis­tance le per­met. «Je dis­tingue d’abord quelles sont leurs forces, qui semble le lea­der du groupe, qui ex­celle au ni­veau des har­mo­nies.»

«Elles nous four­nissent une liste de ce qu’elles aiment, de ce qu’elles écoutent, de ce qu’elles ont dé­jà chan­té. Je monte un dos­sier as­sez com­plet à cha­cun des coachs, une sorte de compte-ren­du dans le­quel je note ce qui les avan­tage, jus­qu’où on peut al­ler. Et comme c’est une pre­mière ex­pé­rience pour la plu­part, je les mets en confiance.»

Se re­trou­ver face à Jean-Fran­çois Breau, Jo­hanne Blouin ou Bru­no Pelletier peut s’avé­rer in­ti­mi­dant. Cette an­née, les fa­milles ont eu la chance d’avoir un pre­mier contact avec ceux-ci lors d’une émis­sion spé­ciale qui dé­bu­tait la sai­son. La glace était rom­pue.

PRE­MIÈRE RÉ­PÉ­TI­TION

Une pre­mière ré­pé­ti­tion est pré­vue une semaine avant l’en­re­gis­tre­ment. Édith ré­pète avec chaque fa­mille une pre­mière fois se­lon les di­rec­tives don­nées par les coachs, puis suit la classe de maître avec le coach at­ti­tré.

La ré­pé­ti­tion s’éche­lonne gé­né­ra­le­ment sur quatre heures. Jean-Fran­çois, Jo­hanne et Bru­no s’y in­ves­tissent beau­coup. «De mon cô­té, je tra­vaille beau­coup sur l’émo­tion, ex­plique Jean-Fran­çois Breau. Sur l’in­ten­sion que veut don­ner la fa­mille à la chan­son. Il faut évi­ter les co­pies. Le pu­blic est tou­ché de­vant une nou­velle in­ter­pré­ta­tion, quelque chose de per­son­nel.» Mais on ne dé­na­ture per­sonne à Un air de fa­mille. Puis la ré­pé­ti­tion est

fil­mée afin que les fa­milles aient un re­père pour s’en­traî­ner.

«Je reste à leur dis­po­si­tion toute la semaine, avoue Édith Meyers. On se parle beau­coup par té­lé­phone, par Skype. Je les ras­sure, suit leur évo­lu­tion. Avec moi, il n’y a ja­mais de ca­mé­ra. Ils peuvent donc me po­ser leurs ques­tions sans gêne. La semaine sui­vante, le coach a sen­si­ble­ment l’in­ter­pré­ta­tion qu’il sou­hai­tait.»

DANS LA PEAU DES PROS

Quand la fin de semaine ar­rive, les trois fa­milles par­ti­ci­pantes convergent vers Mon­tréal. Tous sont lo­gés et nour­ris. Tout est mis en oeuvre pour rendre leur sé­jour agréable. Maude gère les ho­raires et les suit de près. «C’est fou, mais ça fait tel­le­ment long­temps que je les cô­toie, de­puis leur ins­crip­tion, que j’ai l’im­pres­sion d’avoir 117 en­fants!»

Nous sommes ven­dre­di après-mi­di, chaque fa­mille se re­trouve au stu­dio 14 avec son coach et Édith pour un peu plus d’une heure.

Le jour de ma vi­site, les Lari­vière de Trois-Ri­vières pré­pa­raient leur per­for- mance de de­mi-fi­nale avec Jean-Fran­çois Breau. Les Lari­vière sont de grandes tra­vaillantes.

Alors que Na­dine Tur­bide, di­rec­trice mu­si­cale de l’émis­sion, fai­sait sa tour­née de sa­lu­ta­tions, elles en ont pro­fi­té pour faire quelques mo­di­fi­ca­tions à la par­ti­tion. «Cer­taines fa­milles pro­fitent plei­ne­ment du mo­ment, d’autres de­viennent plus exi­geantes que nous, re­marque le coach. Les Lari­vière sont des per­fec­tion­nistes. Elles cherchent constam­ment à se sur­pas­ser.»

«Notre but, en nous ins­cri­vant, était de com­battre l’an­xié­té de per­for­mance, m’ex­plique Ma­rie-Claude Lari­vière, qui chante avec ses deux filles, Ma­rianne et Fré­dé­rique. Cette ex­pé­rience nous a chan­gées.»

Les Lari­vière se re­trou­ve­ront d’ailleurs en fi­nale. Le pu­blic a vo­té.

LE FA­MEUX STU­DIO 42

Par la suite, on passe au stu­dio 42 où les at­tend un trio hors pair: Re­né Si­mard, Joël Le­gendre et Ge­ne­viève Do­rion-Cou­pal. Pen­dant près de trois heures, chaque fa­mille dé­couvre la mise en scène qu’on leur ré­serve, les dé­pla­ce­ments, la cho­ré­gra­phie s’il y a lieu.

«Nous par­ta­geons les mêmes va­leurs hu­mai­ne­ment par­lant. Au ni­veau du tra­vail, on se com­plète bien et on se chal­lenge pas mal, avoue Re­né Si­mard, pro­duc­teur au conte­nu de l’émis­sion. Ge­ne­viève est très créa­tive au ni­veau de l’image. Joël s’est joint à nous cette sai­son et il pousse cer­taines idées plus loin.»

«Nous sommes tous trois très près du pu­blic, re­con­naît Joël Le­gendre, qui porte le cha­peau de met­teur en scène. Je dis sou­vent qu’on fait une mise en confiance. Et c’est très im­por­tant que tout se fasse dans le plai­sir. Les par­ti­ci­pants en sont à leur pre­mière ex­pé­rience à la té­lé­vi­sion, il ne faut pas les ébran­ler ni les dé­na­tu­rer. C’est aus­si émou­vant de voir l’at­ta­che­ment qu’ils dé­ve­loppent avec les coachs. C’est même par­fois dif­fi­cile de chan­ger des choses si le coach n’ap­prouve pas», ri­gole-t-il.

«Le ven­dre­di, c’est un peu une jour­née de la­bo­ra­toire», ob­serve la di­rec­trice ar­tis­tique Ge­ne­viève Do­rion-Cou­pal.

Les fa­milles doivent ap­pri­voi­ser le Stu­dio 42, my­thique pour tous les shows ma­jeurs qui s’y sont dé­rou­lés, sans ca­mé­ra d’abord.

«Tra­vailler avec les fa­milles nous fait re­dé­cou­vrir notre mé­tier», conclut Re­né.

Le sa­me­di, l’équipe de la réa­li­sa­trice Ma­non Bri­se­bois fait son en­trée en stu­dio. On ré­pète une bonne par­tie de la jour­née comme si c’était vrai.

LE JOUR J

Quand le di­manche ar­rive, les fa­milles se font ha­biller par une sty­liste, ma­quiller, coif­fer. Les proches sont dans la salle. Si les 800 000 spec­ta­teurs de­vant leurs écrans semblent un peu abs­traits, le pu­blic du 42 suf­fit à faire mon­ter le stress. Pa­trice L’Écuyer passe beau­coup de temps avec les par­ti­ci­pants, ques­tion de les mettre à l’aise, de les dé­tendre. Puis, les ca­mé­ras s’al­lument. La suite de l’his­toire vous est ra­con­tée tous les jeudis soirs. Avec un plai­sir conta­gieux.

Un air de fa­mille, jeu­di 20 h, Ra­dio-Ca­na­da.

La grande fi­nale d’Un air de fa­mille au­ra lieu le 19 dé­cembre.

Jean-Fran­çois Breau, le coach et la fa­mille Lari­vière Joël Le­gendre, Ge­ne­viève Do­rion-Cou­pal et Re­né Si­mard, res­pec­ti­ve­ment met­teur en scène, di­rec­trice ar­tis­tique et pro­duc­teur au conte­nu.

Maude Beau­re­gard, co­or­don­na­trice ar­tis­tique

SA­ME­DI 7 DÉ­CEMBRE 2013 E I S O T R U O C S O T O H P

Na­dine Tur­bide, di­rec­trice mu­si­cale, et Édith Meyers, coach vo­cale L’ani­ma­teur Pa­trice L’Écuyer et les coachs Bru­no Pelletier, Jo­hanne Blouin et Jean-Fran­çois Breau

Un air de fa­mille est un concept 100% qué­bé­cois. Il est ac­tuel­le­ment ven­du dans six pays. En France, son adap­ta­tion est dif­fu­sée sur la chaîne France 2. En Rus­sie et au Kazakhstan, la po­pu­la­ri­té d’Un air de fa­mille sur­passe celle de La Voix. On nous confir­mait cette semaine qu’Un air de

fa­mille fe­ra aus­si l’ob­jet d’une émis­sion spé­ciale le 31 dé­cembre. Un gros par­ty des Fêtes avec

27 fa­milles.

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