Le charme opère

On les sa­vait ca­pables de nous faire rire mais qui au­rait pu croire que les Boys pou­vaient aus­si nous émou­voir? C’est pour­tant ce qu’ils réus­sissent à faire dans le cin­quième film de la sé­rie, Il était une fois Les Boys, qui re­late un cha­pitre de l’adoles

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Film de Ri­chard Gou­dreau. Avec Si­mon Pi­geon, Sa­muel Gau­thier, Maxime Des­jar­dins-Trem­blay, Pierre Le­beau, Luc Gué­rin et Ré­my Gi­rard. Maxime De­mers MAXIME. DE­MERS@ QUE­BE­COR­ME­DIA. COM

Cam­pé pen­dant les va­cances de Noël de 1967, Il était une fois Les

Boys s’in­té­resse donc à la ge­nèse des Boys, alors que Stan, Fern, Bob, Méo, Jean-Charles et Mar­cel avaient entre 14 et 16 ans.

Ces jeunes Boys, qui évo­luaient alors dé­jà au sein d’une équipe mo­deste mais unie, de­vront af­fron­ter l’équipe de hockey la mieux nan­tie du quar­tier, en fi­nale d’un tour­noi im­por­tant. En cours de route, ils au­ront à faire face à une épreuve qui chan­ge­ra à tout ja­mais leur vie.

Gran­de­ment ins­pi­ré de la jeu­nesse du pro­duc­teur, réa­li­sa­teur et scé­na­riste du film, Ri­chard Gou­dreau, Il était une fois Les Boys car­bure à la nos­tal­gie. Le film nous plonge ain­si à une époque pas si loin­taine où le hockey se jouait sur des pa­ti­noires ex­té­rieures éclai­rées le soir et où on ne cé­lé­brait pas Noël sans le pas­sage obli­gé par la tra­di­tion­nelle messe de mi­nuit.

NOS­TAL­GIE

Fai­sant ici ses dé­buts of­fi­ciels à la réa­li­sa­tion, Ri­chard Gou­dreau a vi­si­ble­ment pris un grand plai­sir à re­créer cette époque, n’ou­bliant au­cun dé­tail au pas­sage: les vieux équi­pe­ments de hockey, la ca­bane chauf­fée au poêle à bois où les joueurs chaus­saient leurs pa­tins.

Une grande par­tie du charme du film passe par le cas­ting. Mal­gré leur peu d’ex­pé­rience de­vant la ca-

mé­ra (pour la plu­part), les jeunes ac­teurs par­viennent très bien à re­créer les per­son­na­li­tés de leurs Boys res­pec­tifs et l’éner­gie qui ca­rac­té­rise le groupe.

Les fans les plus fi­dèles des quatre pre­miers films s’amu­se­ront d’ailleurs à re­con­naître chez les jeunes les faces et les mi­miques (par­fois trop ap­puyées) des Boys adultes. Gou­dreau a aus­si multiplié les clins d’oeil aux pre­miers films, se per­met­tant même d’in­sé­rer ici et là quelques ré­pliques cé­lèbres re­vi­si­tées pour l’oc­ca­sion.

Autre clin d’oeil amu­sant: plu­sieurs des ac­teurs des pre­miers

Boys jouent de nou­veaux rôles dans le film, no­tam­ment dans la peau des pères ou oncles des jeunes pro­ta­go­nistes.

AUTRE TON

Ce­la dit, le chan­ge­ment de ton (un peu plus dra­ma­tique) opé­ré dans ce cin­quième long-mé­trage de la sé­rie a des consé­quences sur la quan­ti­té d’hu­mour. Car, il faut le dire, on rit beau­coup moins dans ce film que dans les pré­cé­dents, qui nous mi­traillaient de gags à la se­conde. En re­vanche, Il était une fois Les

Boys offre quelques scènes émou­vantes réus­sies dont une par­ti­cu­liè­re­ment tou­chante entre les per­son­nages de Pierre Le­beau et Marc Mes­sier qui dis­cutent de leurs rôles de pères.

Au fi­nal, sans être par­fait, ce cin­quième film Les Boys se ré­vèle une co­mé­die dra­ma­tique char­mante et sans pré­ten­tion, un «feel good mo­vie» par­fai­te­ment adap­té pour le temps des Fêtes.

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