L’HOMME FORT DU BOX-OFFICE

Le ci­né­ma qué­bé­cois peut dire mer­ci à Louis Cyr et à son in­ter­prète, An­toine Ber­trand. Avec des re­cettes de plus de 4 mil­lions de dol­lars, le drame bio­gra­phique réa­li­sé par Da­niel Roby a per­mis au ci­né­ma qué­bé­cois de re­nouer avec son pu­blic en plus d’avoi

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Maxime De­mers MAXIME. DE­MERS@ QUE­BE­COR­ME­DIA. COM

«Je pense qu’on peut dire mis­sion ac­com­plie», lance mo­des­te­ment An­toine Ber­trand à pro­pos du suc­cès du film, cham­pion qué­bé­cois au box-office en 2013.

«Un des pre­miers ob­jec­tifs du film était de faire connaître Louis Cyr à un pu­blic plus jeune, alors qu’on cé­lé­brait le 150e an­ni­ver­saire de sa nais­sance. Et je pense que c’est réus­si.

«Je ne sais pas en­core qui est al­lé voir Louis Cyr et quel était le pour­cen­tage de jeunes dans les salles. Mais ce qui est sûr, c’est que si les jeunes ne l’ont pas vu en salle, ils vont le re­gar­der en DVD. Le film a trop bien mar­ché pour ne pas at­ti­rer la curiosité des jeunes. Je pense qu’on a ra­tis­sé tel­le­ment large qu’on a fait dé­cou­vrir le per­son­nage à des gens qui ne le connais­saient pas du tout.»

Sor­ti en juillet, Louis Cyr: l’homme le plus fort du monde peut être consi­dé­ré comme une réus­site to­tale. Suc­cès en salle, mais aus­si suc­cès cri­tique una­nime (chose très rare pour un film se vou­lant po­pu­laire).

«C’est vrai qu’on pou­vait dif­fi­ci­le­ment de­man­der mieux», ad­met l’ac­teur.

«Per­son­nel­le­ment, j’ai été sur un high pen­dant tout l’été grâce au suc­cès du film. Les gens au­raient pu ap­pré­cier le film moyen­ne­ment et ma per­for­mance beau­coup, ou en­core l’in­verse.

«Mais là, on a eu la to­tale parce que les gens ont ai­mé le film, ma per­for­mance et tout le reste. Le tra­vail de toute l’équipe du film a été sa­lué: la lu­mière de Ni­co­las Bol­duc (le di­rec­teur photo), le scé­na­rio de Syl­vain Guy, les cos­tumes de Car­men Alie... Les fleurs sont ve­nues pour toute l’équipe.»

FRUIT DU TRA­VAIL

On le sait, An­toine Ber­trand s’est in­ves­ti à fond dans le rôle de Louis Cyr. L’ac­teur a sui­vi un en­traî­ne­ment phy­sique in­ten­sif et ri­gou­reux pen­dant des mois afin de se pré­pa­rer pour le tour­nage du film. Et il a te­nu à le­ver de vrais poids pen­dant le tour­nage des scènes de dé­mons­tra­tion de force, afin d’être plus cré­dible.

«On a tra­vaillé très fort avant et pen­dant le tour­nage du film. Ce qu’on a vé­cu en­semble, Da­niel Roby et moi, c’est un vrai Viet­nam. Mais je re­tour­ne­rais à la guerre avec lui de­main ma­tin...

«Je crois que c’est un rôle qui m’a per­mis de mon­trer un autre as­pect de mon jeu. Main­te­nant, les gens ne me consi­dé­re­ront pas tou­jours comme un ac­teur de co­mé­dies. Des rôles co­miques, je veux tou­jours conti­nuer à en faire, c’est sûr, parce que ce sont des rôles payants et que c’est tou­jours le fun de rire. Mais c’est im­por­tant pour moi d’explorer aus­si le drame.»

En at­ten­dant, An­toine Ber­trand a re­noué ré­cem­ment avec la co­mé­die en jouant aux cô­tés de Mi­chel Cô­té et Ro­bin Au­bert dans Les maîtres du sus­pense, pro­chain long­mé­trage de Sté­phane La­pointe. Le film de­vrait prendre l’af­fiche à la fin 2014.

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