DE PLUS EN PLUS

La sai­son des ga­las qué­bé­cois tire à sa fin, et force est de consta­ter que nos ta­pis rouges sont de plus en plus gla­mour. Di­manche der­nier, au ga­la Ar­tis, les ve­dettes ont même fait une mon­tée des marches digne du Festival de Cannes. Tou­te­fois, nous somme

Le Journal de Montreal - Weekend - - NEWS - Sandra Godin, Le Jour­nal de Qué­bec

L’ac­trice qué­bé­coise Ka­rine Va­nasse est bien pla­cée pour dresser une com­pa­rai­son, elle qui a vé­cu au­tant les ta­pis rouges qué­bé­cois qu’amé­ri­cains. «Là-bas, c’est vrai­ment une business, a pré­ci­sé celle qui a long­temps col­la­bo­ré ici avec An­dy

Thê-Anh. Il y a des boîtes de re- la­tions pu­bliques qui re­pré­sentent les de­si­gners. Toi, il faut que tu t’as­sures d’être à cer­tains évé­ne­ments pour es­sayer de faire par­tie de la liste de celles qui vont être ha­billées par tel de­si­gner. Il faut que tu prouves que tu mé­rites de faire par­tie de cette liste.»

On pour­rait croire que l’ac­trice est bien gâ­tée du cô­té amé­ri­cain et qu’elle se fait don­ner plein de vê­te­ments, mais ce n’est pas le cas. Elle doit même net­toyer les robes qu’elle se fait prê­ter avant de les re­tour­ner.

«La grosse dif­fé­rence aus­si avec les ÉtatsU­nis, c’est que ce n’est pas l’ar­tiste qui paie ma­quilleur, coif­feur, sty­liste. C’est la pro­duc­tion. Toute l’in­dus­trie est cons­ciente que d’avoir des ac­teurs et des ac­trices qui pré­sentent une image de rêve, ça va re­jaillir sur les pro­jets.»

La jour­na­liste de mode amé­ri­caine Les­lie Gorn­stein rapporte tou­te­fois qu’une ac­trice de re­nom peut de­man­der jus­qu’à un mil­lion pour por­ter les bi­joux d’un joaillier aux Os­cars ou aux Gol­den Globes.

Ici, per­sonne ne sup­plie ni ne paie les ve­dettes pour qu’elles portent une créa­tion. Le pro­ces­sus et les enjeux n’ont rien à voir avec ceux des ve­dettes hol­ly­woo­diennes.

Ka­rine Va­nasse

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