« PLUS CHAUDE ET MOINS PRO­PRETTE »

Après avoir fra­cas­sé des re­cords d’écoute avec leur té­lé­réa­li­té sur MOI&Cie en 2014, les dan­seurs du 281 font mon­ter les en­chères en pro­po­sant des aven­tures «en­core plus chaudes» ce prin­temps dans Dieux de la scène – Re­belles. Fil­més hors des murs du cé­lè

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - Marc-An­dré Le­mieux

Dans le pre­mier épi­sode, qui se­ra pré­sen­té mar­di soir, on re­vient sur les cir­cons­tances dans les­quelles Shawn, Sam et Ty­ler ont été ren­voyés du 281 en sep­tembre der­nier. Dans un ar­ticle pu­blié dans Le Jour­nal de Mon­tréal, la pro­prié­taire du Club, An­nie Des­lisle, par­lait de «com­por­te­ments in­ac­cep­tables» et in­di­quait qu’ils avaient «en­freint les règles strictes au cha­pitre des re­la­tions avec la clien­tèle».

En en­tre­vue, Shawn confirme avoir été congé­dié après avoir re­çu plu­sieurs aver­tis­se­ments pour di­verses sortes de man­que­ments. «Ça n’a ja­mais été des trucs graves, pré­cise-t-il. C’est l’ac­cu­mu­la­tion qui a fi­ni par dé­ran­ger ma boss. Elle m’a don­né beau­coup de chances, mais au bout du compte, c’est ma faute. C’est moi qui n’aime pas me faire dire quoi faire. Je com­prends An­nie de m’avoir mis de­hors. J’au­rais pro­ba­ble­ment fait la même chose qu’elle.»

DES « STAGS »

L’ac­tion re­prend quelques mois après le dé­part des trois jeunes hommes. De­ve­nu pro­prié­taire d’une com­pa­gnie de construction, Shawn se plaît dans son nou­veau mode de vie, mais ses amis lui manquent. Il dé­cide alors de mettre sur pied sa propre troupe de dan­seurs, his­toire de faire les choses comme bon lui semble, sans avoir à obéir aux ordres de qui­conque.

Cette deuxième sai­son mon­tre­ra donc com­ment les dan­seurs or­ga­nisent leur pre­mière tour­née du Qué­bec, les pré­pa­ra­tifs du spec­tacle, les au­di­tions pour trou­ver de nou­veaux membres, les his­toires de coeur, alouette.

Re­belles:

Simon Sa­chel suit éga­le­ment les éta­lons lors de vi­sites à do­mi­cile hautes en cou­leur, quand ils dé­barquent en groupe chez des clientes dé­gui­sées en pom­piers ou même en po­li­ciers. Dans le mi­lieu, ces «ef­feuillages per­son­na­li­sés» ont un nom: des «stags».

«Chaque fois qu’on fait un stag, on ne sait ja­mais ce qui va ar­ri­ver, in­dique Shawn. L’autre jour, on est dé­bar­qué dans un hos­pice pour per­sonnes âgées, pis les ma­dames étaient en train de jouer au bin­go!»

En fil­mant ces folles soi­rées, Simon Sa­chel dit cap­ter des images qu’on lui au­rait dé­fen­du de mon­trer dans la pre­mière sai­son. «Quand Shawn et les autres étaient au 281, ils dan­saient sur une scène, quand même loin des spec­ta­trices. Dans la sai­son 2, ils sont dans le sa­lon des spec­ta­trices. Ils sont à un pouce d’elles. Ça donne des ré­sul­tats as­sez in­té­res­sants…»

Par­mi les faits saillants des pre­mières se­maines de tour­nage, ci­tons un dan­seur re­crue agres­sé au poivre de cayenne entre deux «stags» en plein jour. «Il est par­ti en am­bu­lance, ra­conte Simon Sa­chel. On a tout fil­mé…»

«On ne sait ja­mais com­ment ça peut tour­ner, pour­suit le réa­li­sa­teur. Des fois, les filles sont hy­per agres­sives pis ça brasse, et d’autres fois, tout va bien: ça fi­nit avec des sel­fies et tout le monde est

Dieux de la scène –

heu­reux. C’est la vraie vie de strip­pers on the road.»

DE MA­GIC MIKE AU CA­ROL

Le monde des dan­seurs et dan­seuses nus pique vi­si­ble­ment la cu­rio­si­té du pu­blic de­puis quelque temps, puisque plu­sieurs films et sé­ries té­lé y sont consa­crés. Au Qué­bec, Z a pré­sen­té cet hi­ver Le Ca­rol, bar de dan­seuses, une sé­rie do­cu­men­taire sur cette vé­ri­table ins­ti­tu­tion si­tuée à Qué­bec. Aux États-Unis, la suite de Ma­gic Mike doit sor­tir en salle en juillet. Que pensent Shawn et Simon Sa­chel du pre­mier cha­pitre met­tant en ve­dette Chan­ning Ta­tum, qui se­ra bien­tôt trans­for­mé en co­mé­die mu­si­cale à Broad­way?

«Ce n’est pas une bonne re­pré­sen­ta­tion du mi­lieu au Qué­bec, af­firme Shawn. C’est très amé­ri­cain. Eux, ils se droguent, ils font la fête tout le temps. De Notre cô­té, c’est plus or­don­né. C’est plus classe. Ma­gic Mike, c’est plus dé­la­bré.»

«C’est très hol­ly­woo­dien, pour­suit Simon Sa­chel. Mais il existe quelques si­mi­li­tudes. Dans les deux cas, les gars sont de vrais per­for­mers. Ils bossent vrai­ment fort pour se faire un nom.» MOI&Cie présente Les dieux de la scène – Re­belles le mar­di à 22 h à comp­ter du 5 mai. En re­dif­fu­sion le jeu­di 21 h, ven­dre­di 23 h et sa­me­di 19 h.

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