CHOSES À SA­VOIR SUR PIERRE-LUC PO­MER­LEAU

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin Le Jour­nal de Mon­tréal

Le Jour­nal

Il a eu la pi­qûre pour l’hu­mour en voyant Fran­çois Mo­ren­cy sur scène

Ori­gi­naire de Ma­gog, en Es­trie, Pier­reLuc Po­mer­leau a dé­cou­vert l’hu­mour au dé­but des an­nées 1990, avec la fo­lie des ga­las Juste pour rire. «C’était l’éclo­sion des Mo­ren­cy, Matte, Anctil, dit-il. Je consom­mais Juste pour rire sur VHS à pro­fu­sion. Je me sou­viens qu’à l’âge de 13 ans, j’étais frus­tré d’être si jeune. Je me di­sais que si je pou­vais avoir 28 ans, je se­rais hu­mo­riste avec eux. Je me di­sais qu’il était trop tard! Je trou­vais dé­jà qu’il y avait trop d’hu­mo­ristes à ce mo­ment-là...»

Quelques an­nées plus tard, il a tra­vaillé comme pla­cier au Vieux-Clo­cher de Ma­gog, un en­droit ré­pu­té pour ac­cueillir des hu­mo­ristes en pé­riode de ro­dage. «Ç’a été une école ex­tra­or­di­naire. J’ai tra­vaillé là pen­dant quatre ans. J’y suis d’abord al­lé pour me convaincre que ce n’était peut-être pas ça que je vou­lais faire dans la vie. Fi­na­le­ment, ça fai­sait juste nour­rir le feu.»

Le pre­mier été au Vieux-Clo­cher, il y a vu Fran­çois Mo­ren­cy pen­dant plu­sieurs se­maines. «Il est très mé­tho­dique, chi­rur­gi­cal. Ça m’a fait com­prendre bien des af­faires. Puis, LouisJo­sé Houde est ve­nu aus­si un mois. Il avait bat­tu un re­cord d’as­sis­tance.»

Il a été re­fu­sé une pre­mière fois à l’école de l’hu­mour

Alors qu’il ha­bi­tait à Sher­brooke, Pierre-Luc Po­mer­leau a ten­té sa chance pour une pre­mière fois à l’École nationale de l’hu­mour, à Mon­tréal. «J’ai été re­fu­sé au pre­mier tour, se sou­vien­til. J’au­rais pu lais­ser tom­ber, mais j’ai dé­ci­dé d’y re­tour­ner une deuxième fois avant d’aban­don­ner si ça ne fonc­tion­nait pas.» Cette deuxième fois-là a été la bonne.

Fi­nis­sant de l’ÉNH en 2010, il avait par­mi ses ca­ma­rades de classe Adib Al­kha­li­dey, Pierre-Bru­no Ri­vard, Simon De­lisle, Jé­ré­mie La­rouche et Charles Beauchesne. «C’était une grosse an­née.»

Il a étu­dié en comp­ta­bi­li­té

Même si son plan A était d’al­ler en hu­mour, Pierre-Luc s’était tout de même trou­vé un plan B plus sé­cu­ri­taire: la comp­ta­bi­li­té. «J’ai fait mon BAC à l’uni­ver­si­té là-de­dans, dit-il. Chaque fois que je dis ça, je ris! J’ai tra­vaillé, j’ai fait des stages. Après ça, j’au­rais pu tra­vailler avec mon père pen­dant long­temps. Mais l’hu­mour me ten­tait trop. Je ne vou­lais pas me re­trou­ver à 30 ans et re­gret­ter de ne pas l’avoir es­sayé. Mon père est en­tre­pre­neur et c’est une fier­té fa­mi­liale. Mais il m’a dit d’al­ler l’es­sayer, et que si ja­mais ça ne fonc­tion­nait pas, je pou­vais re­ve­nir à ses cô­tés.»

Il par­court le Qué­bec avec Fran­çois Bel­le­feuille

En 2013, Pier­reLuc Po­mer­leau a dé­cro­ché le contrat que tout hu­mo­riste de la re­lève rê­ve­rait d’avoir: faire la pre­mière par­tie de Fran­çois Bel­le­feuille à la gran­deur de la pro­vince.

Alors qu’il ne de­vait ini­tia­le­ment être là que pour une poi­gnée de spec­tacles, l’hu­mo­riste a fi­na­le­ment fait la to­ta­li­té de la tour­née, qui re­pré­sente à ce jour en­vi­ron 250 re­pré­sen­ta­tions.

«Faire la pre­mière par­tie de Fran­çois me donne une vi­si­bi­li­té in­croyable, di­til. C’est in­es­pé­ré. Ça me fait voir d’un grand nombre de per­sonnes à la gran­deur de la pro­vince. C’est bien, car le monde n’as­so­cie pas en­core ma face et mon nom!»

Il fait par­tie du qua­tuor des Jo­kers

De­puis deux sai­sons, Pierre-Luc Po­mer­leau peut éga­le­ment être vu au pe­tit écran, par­mi le groupe de quatre co­miques dans l’émis­sion Les Jo­kers, à V. «Ils avaient be­soin du guy next door (le gars d’à cô­té) dans l’émis­sion et j’ai une ap­pa­rence qui me per­met de jouer n’im­porte quoi. Comme l’émis­sion de­mande de pié­ger des gens, je ne pen­sais pas être ca­pable de le faire, car je ne suis pas comme ça dans la vie. Mais, c’est fi­na­le­ment ce qu’ils veulent dans l’émis­sion, me voir pa­ti­ner!»

En ce mo­ment, l’équipe est en pour­par­lers pour une troi­sième sai­son. Pierre-Luc ai­me­rait gran­de­ment re­ve­nir avec ses trois com­parses, Ma­thieu Sé­guin, Yan Val­lières et Ben Gagnon.

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