LA VOIX

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Sandra Godin Le Jour­nal de Qué­bec

EN FRAN­ÇAIS

La Voix,

Pen­dant huit ans, Ré­mi Chas­sé a rou­lé sa bosse avec son groupe rock an­glo­phone, Tai­lor Made Fable. Ayant en tête le rêve amé­ri­cain, le groupe sou­hai­tait per­cer aux États-Unis. En pour­sui­vant sa route en so­lo, Ré­mi Chas­sé a aban­don­né cette idée. Avec plu­sieurs chan­sons rock fran­co­phones en poche, il sou­haite main­te­nant conqué­rir le coeur des Qué­bé­cois.

«On a fait beau­coup de che­min et beau­coup d’ef­forts, ra­conte-til. C’était vrai­ment le fun, mais je n’avais plus tant le dé­sir de dé­mé­na­ger aux États-Unis.»

C’est après La Voix qu’il a dé­ci­dé de chan­ter et écrire du rock en fran­çais, un exer­cice au­quel il se prête pour la pre­mière fois en ce mo­ment, ques­tion de mettre au monde son pre­mier opus.

«C’est un gros défi parce qu’avant j’écri­vais en an­glais. Je suis ha­bi­tué à la mu­si­ca­li­té des mots en an­glais. Mais quand tu y ar­rives, c’est une belle ré­com­pense. (...) J’écoute beau­coup de rock, mais aus­si du pop, par­fois un peu de hi­phop. Ça va de Foo Figh­ters à Kings Of Leon, Green Day, Ae­ros­mith. Il y a un peu de tout ça dans mon al­bum. Je mé­lange ça avec mon uni­vers fran­co­phone qué­bé­cois, mais ce n’est pas tou­jours fa­cile à faire.»

Ré­mi Chas­sé a confié la réa­li­sa­tion de l’al­bum à Guillaume Beau­re­gard, un ar­tiste qui se­lon lui, réus­sit à être «per­cu­tant en fran­çais». Son pre­mier ex­trait, Sans adieux, est la deuxième chan­son qu’il a écrite dans la langue de Molière.

«C’est une his­toire de rup­ture, mais ce n’est pas la mienne. Mais j’ai dé­ci­dé de l’écrire au “je” pour mieux m’ap­pro­prier la chan­son. Et la dé­non­cia­tion qu’il y a dans la chan­son a ins­pi­ré le rythme.»

Un an après La Voix, il constate tout ce que sa par­ti­ci­pa­tion à l’émis­sion lui a ap­por­té. «C’est pas mal la plus belle vi­si­bi­li­té qu’un ar­tiste peut avoir. C’est un im­mense trem­plin. Ça ap­porte une po­pu­la­ri­té, un in­té­rêt de la part de l’in­dus­trie. Et on ne se le ca­che­ra pas, ça ap­porte aus­si une cer­taine ai­sance fi­nan­cière. Avant, je ga­gnais ma vie avec la mu­sique, mais là, j’ai pu me per­mettre, avec les nom­breux spec­tacles que j’ai don­nés l’été der­nier, de pou­voir prendre le temps d’écrire sans avoir de tra­vail à temps plein.»

Il est aus­si par­ti­cu­liè­re­ment fier de son contrat avec Mu­si­cor. «C’est le fun de sa­voir que l’ef­fort que tu mets sur un al­bum va être sup­por­té par une boîte qui a les moyens de le faire éclore.» Cet été, Ré­mi Chas­sé se consa­cre­ra à fi­na­li­ser son al­bum, mais mon­te­ra sur scène à quelques re­prises avec Les Vi­kings.

Ré­mi Chas­sé chante do­ré­na­vant en fran­çais, avec pour but de conqué­rir le coeur des Qué­bé­cois.

PHO­TO COUR­TOI­SIE

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