INS­PI­RÉ PAR LA SCIENCE ET BLADE RUN­NER

Pa­trick Wat­son s’in­té­resse à la science de­puis une di­zaine d’an­nées. Alors que ses al­bums pré­cé­dents bai­gnaient da­van­tage dans un monde folk­lo­rique, l’ar­tiste mont­réa­lais a dé­ci­dé de se plon­ger dans un uni­vers de science-fic­tion pour Love Songs For Ro­bots

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE -

Alors que sa car­rière s’étend aux quatre coins de la pla­nète de­puis plu­sieurs an­nées, Pa­trick Wat­son reste pro­fon­dé­ment at­ta­ché à Mon­tréal. C’est pour­quoi il a choi­si de faire les en­tre­vues pour son nou­vel al­bum dans le stu­dio du Pla­teau Mont-Royal qu’il pos­sède de­puis dé­jà 15 ans.

«Ça ne res­semble ja­mais à ça ici, dit-il de son stu­dio qui est très or­don­né, en­tou­ré de ses mu­si­ciens Mi­sh­ka Stein, Rob­bie Kus­ter et Joe Grass. C’est un men­songe! J’ai fait faire le mé­nage et quand je suis re­ve­nu, je pen­sais être dans la mau­vaise mai­son!»

CÉ­LÈBRE STU­DIO

Contrai­re­ment aux al­bums pré­cé­dents, Wat­son n’a pas en­re­gis­tré Love Songs For Ro­bots dans cet es­pace du bou­le­vard Saint-Laurent. Il a plu­tôt op­té pour le cé­lèbre Ca­pi­tol Re­cords, à Los An­geles.

«Nous avons ter­mi­né deux chan­sons à Mon­tréal, mais le reste a été fait à Ca­pi­tol Re­cords, dit Wat­son. On y est al­lé un peu en blague, en se de­man­dant ce que c’était que d’en­re­gis­trer dans un grand stu­dio. On a pas­sé trois jours là-bas, c’était dé­bile. C’était si fa­cile, ça son­nait bien tout de suite.» Quand on de­mande à Pa­trick Wat­son à quoi fait ré­fé­rence le titre Love Songs For Ro­bots, il ré­pond qu’il s’in­té­resse à la science de­puis dix ans. «Quand je me lève le ma­tin, je lis les nou­velles scien­ti­fiques. Et j’adore aus­si les films de science-fic­tion. Quand tu re­gardes Blade Run­ner, tu te de­mandes à la fin si Har­ri­son Ford est un ro­bot. Je trouve que c’est un uni­vers très créa­tif, rem­pli d’ima­gi­na­tion.»

Le disque plus dy­na­mique ar­rive à point nom­mé pour l’ar­tiste qui se pro­dui­ra sur les plaines d’Abra­ham, au Festival d’été de Qué­bec. «J’au­rais été heu­reux de re­tour­ner jouer au Pi­geon­nier, dit Wat­son. Je n’ai pas be­soin d’im­menses foules. Mais l’or­ga­ni­sa­tion vou­lait vrai­ment que nous fas­sions un grand concert. Pour nous, c’est une grande res­pon­sa­bi­li­té de se pro­duire sur une si grande scène.»

GROSSE PRO­DUC­TION

«Ce concert et ce­lui d’Oshea­ga, ça si­gni­fie quatre mois de pré­pro­duc­tion, ajoute-t-il. De­puis un mois, je suis au té­lé­phone chaque jour pen­dant une heure pour par­ler de ces spec­tacles. C’est beau­coup de tra­vail. La plu­part des gros bands font seule­ment des spec­tacles comme ça. Moi, je dois bâ­tir les gros et les pe­tits shows pour le reste de la tour­née. Pour le Festival d’été, on tra­vaille beau­coup au­tour des lu­mières. On veut que les gens dans le fond se sentent faire par­tie du spec­tacle avec nous.» L’al­bum Love Songs For Ro­bots, de Pa­trick Wat­son, se­ra en vente ce mar­di. L’ar­tiste et ses mu­si­ciens se­ront en spec­tacle au Festival d’été de Qué­bec, le 17 juillet, et au Festival Oshea­ga, le 1er août. Pour toutes les dates, vi­si­tez pa­tri­ckwat­son.net.

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