Laurent Pa­quin grin­çant, mais pas mé­chant

Après 11 ga­las Juste pour rire, un 12e en route et l’ani­ma­tion des Ju­tra l’an der­nier, Laurent Pa­quin mè­ne­ra le Ga­la Les Oli­vier, de­main, pour la toute pre­mière fois. L’hu­mo­riste, qui confie être plus dans son élé­ment qu’aux Ju­tra, a concoc­té un ga­la au­to

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Sandra Godin SANDRA.GODIN@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

Lui-même lau­réat de trois sta­tuettes de bronze, Laurent Pa­quin pro­met d’être ba­veux, sans tou­te­fois être mé­chant. «Je ne suis pas re­con­nu pour ma mé­chan­ce­té. Mais j’aime bien gra­fi­gner un peu», a-t-il lan­cé au bout du fil, af­fi­chant un lé­ger stress, quelques jours avant les cé­lé­bra­tions.

Il re­con­naît tou­te­fois que le Ga­la Les Oli­vier, dont c’est la 17e édi­tion, est ce­lui où les ani­ma­teurs et pré­sen­ta­teurs peuvent se per­mettre une plus grande li­ber­té.

«Je m’adresse à ma gang, a-t-il ex­pli­qué. Je peux per­mettre d’al­ler plus loin dans l’hu­mour ba­veux. On peut mordre un peu plus. Ceux de qui je me moque font ça dans la vie, des jokes, alors ils sont sup­po­sés avoir le sens de l’hu­mour! Mais il reste que c’est un ga­la qui com­mence à 19 h 30. On ne peut pas faire n’im­porte quoi non plus. Mais l’hu­mour est plus grin­çant aux Oli­vier que dans tous les ga­las, c’est cer­tain.»

Laurent Pa­quin est conscient que les pre­mières mi­nutes d’un ga­la sont cru­ciales. «On est le pre­mier à par­ler dans la soi­rée, on donne le ton à la soi­rée. Une grosse par­tie de la job se passe là. Un numéro d’ou­ver­ture ca­non va don­ner un coup d’en­voi ex­tra­or­di­naire à la soi­rée.»

L’hu­mo­riste a été bien dis­cret quant au conte­nu de ses nu­mé­ros. Sans dé­voi­ler de punch, il af­firme qu’en ou­ver­ture, il se­ra un peu plus ba­veux que ce qu’on est ha­bi­tué de voir de lui. «On ex­plique aux gens que du­rant le ga­la, on va dire la vé­ri­té, les vraies choses telles qu’elles sont...»

La tâche de faire rire des hu­mo­ristes es­telle un peu in­grate? «Oui, il y a quand même un stress. On fait rire des gens dont c’est le mé­tier. C’est comme faire de la ma­gie de­vant Luc Langevin ou de la cui­sine de­vant Ri­car­do. Donc les sur­prendre, c’est plus dif­fi­cile.»

Et par­mi les sur­prises, il pro­met quelques pré­sen­ta­teurs qu’on ne s’at­tend pas à voir.

NE PAS LIRE LES CRI­TIQUES

Au­tant dans les ga­las Juste pour rire que pour ce­lui des Ju­tra, des Oli­vier ou des Gé­meaux, la cri­tique du len­de­main est inévitable. Laurent Pa­quin af­firme tou­te­fois s’en te­nir loin.

«J’es­saie de ne pas les lire, confie-t-il. J’at­tends que quel­qu’un me dise que les cri­tiques sont bonnes avant d’al­ler je­ter un oeil. Qu’elles soient bonnes ou pas, ça m’af­fecte “any­way”. J’aime au­tant ne pas trop les lire. C’est sur­tout aus­si qu’il y a tel­le­ment d’élé­ments qu’on ne contrôle pas. Il peut se pas­ser n’im­porte quoi. Avant le ga­la, je ne pense pas à la cri­tique, et après... j’at­tends!» Le Ga­la Les Oli­vier se­ra dif­fu­sé de­main, à Ra­dio-Ca­na­da à 19 h 30.

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