MAD MEN

Le­vons notre verre et al­lu­mons-nous une ci­ga­rette : Mad Men quitte les ondes après sept sai­sons. His­toire de sa­luer la mé­moire de Don Dra­per et com­pa­gnie, voi­ci 15 choses qui vont nous man­quer quand la sé­rie pren­dra fin ce week-end.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND TÉLÉVISION - Marc-An­dré Le­mieux

MARC-ANDRE.LE­MIEUX@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

1 LES TOUR­MENTS DE DON DRA­PER

Nous l’avons ai­mé. Nous l’avons dé­tes­té. Don Dra­per fi­gure au pan­théon des an­ti­hé­ros les plus fas­ci­nants du pe­tit écran. Jon Hamm au­rait cer­tai­ne­ment mé­ri­té de ga­gner (au moins) un Em­my pour son jeu tout en fi­nesse et sans fla­fla.

2 LES COS­TUMES

Vé­ri­table ré­tros­pec­tive des ten­dances ves­ti­men­taires des dé­cen­nies 1950, 1960 et 1970, la sé­rie de Mat­thew Wei­ner est res­pon­sable du grand re­tour du look «ré­tro» dans les pages mode des ma­ga­zines. Les cos­tumes gris, les cra­vates fines, les che­veux par­fai­te­ment coif­fés, les jupes crayons, les fou­lards noués au­tour du cou… L’ef­fet Mad Men est in­dé­niable.

3 LA FU­MÉE DE CI­GA­RETTE

Après avoir in­ha­lé la fu­mée se­con­daire des per­son­nages de Mad Men du­rant sept sai­sons, nous al­lons de­voir nous ache­ter des patchs de ni­co­tine lun­di ma­tin, his­toire de mi­ni­mi­ser les ef­fets d’un ar­rêt aus­si bru­tal.

4 LE FRAN­ÇAIS ATROCE DE JU­LIA OR­MOND

Pour qui­conque parle fran­çais, le cas

ting de Ju­lia Or­mond dans le rôle de Ma­rie Cal­vet, la mère sup­po­sé­ment qué­bé­coise de Me­gan (Jes­si­ca Pa­ré), était une bourde mo­nu­men­tale des pro­duc­teurs de

Mad Men. La co­mé­dienne n’avait vi­si­ble­ment ja­mais pro­non­cé un mot dans la langue de Molière avant son ar­ri­vée dans la sé­rie. Son fran­çais aux ac­cents russe et al­le­mand nous man­que­ra.

5 LES BOURRURES DE BET­TY

Pour si­mu­ler la prise de poids de Bet­ty Dra­per/Fran­cis, Ja­nua­ry Jones a re­vê­tu un cos­tume gros­sis­sant du­rant deux sai­sons com­plètes. Une dé­ci­sion ris­quée qui exa­cer­bait toutes les in­sé­cu­ri­tés du per­son­nage, qui pa­rais­sait sou­dai­ne­ment plus hu­main.

6 LA POÉ­SIE DES PITCHS DE VENTE

Chaque fois qu’ils ten­taient de vendre un concept aux clients, Ped­dy et Don adop­taient un ton tel­le­ment hyp­no­ti­sant qu’après quelques se­condes, on vou­lait im­mé­dia­te­ment ache­ter leurs pro­duits. Ces in­cur­sions dans les cou­lisses des agences de pub nous fas­ci­naient à tous les coups.

7 LE RYTHME LENT DES ÉPI­SODES

Contrai­re­ment aux Grey’s Ana­to­my, Ga

me of Th­rones, Scan­dal et autres Revenge qui offrent 1001 re­bon­dis­se­ments par heure, Mad Men pro­po­sait des épi­sodes au rythme moins ef­fré­né, qu’on dé­gus­tait aus­si len­te­ment qu’un verre de scotch.

8 LES COURS D’HIS­TOIRE

Le crash du vol 1 Ame­ri­can Air­lines, la mort de Ma­ri­lyn Mon­roe, les as­sas­si­nats de John F. Ken­ne­dy et Mar­tin Lu­ther King… Mad Men nous a per­mis de réviser notre his­toire des États-Unis.

9 LES BLAGUES SEXISTES

Pour toute une gé­né­ra­tion de té­lé­spec­ta­teurs, Mad Men a mis en lu­mière les pro­blèmes de sexisme aux­quels étaient confron­tées les femmes dans les an­nées 1960. La mi­so­gy­nie suf­fo­cante dont fai­saient preuve les hommes est ré­vol­tante.

10 LE GÉ­NÉ­RIQUE D’OU­VER­TURE

LA plus belle sé­quence d’ou­ver­ture de tous les temps en té­lé­vi­sion. D’une tren­taine de se­condes, ce gé­né­rique mon­trant un homme d’af­faires chu­ter par­mi les grat­te­ciel nous han­te­ra pen­dant des an­nées.

! LES SCÈNES D’AS­CEN­SEUR

On parle de scènes si­gna­tures, mé­ti­cu­leu­se­ment pla­cées et riches en sym­bo­lisme. Le Wall Street Jour­nal leur a même consa­cré tout un ar­ticle ré­cem­ment.

12 ME­RE­DITH

Notre per­son­nage se­con­daire pré­fé­ré. Ses dé­buts chez Ster­ling Coo­per Dra­per Pryce comme ré­cep­tion­niste ont été hou­leux. Une autre blonde idiote, pen­sait-on. Mais au fil du temps, Me­re­dith s’est ré­vé­lée fort utile pour Don et com­pa­gnie. Et cette an­née, elle vole toutes les scènes dans les­quelles elle ap­pa­raît.

13 L’AIR BÊ­TA DE SAL­LY DRA­PER

Sur pa­pier, les cri­settes d’une en­fant gâ­tée ont tout pour nous ta­per sur les nerfs, mais dans notre écran, elles nous happent. Le jeu juste et nuan­cé de Kier­nan Ship­ka ex­plique sans doute pour­quoi le per­son­nage de Sal­ly a pris de plus en plus de place au fil des sai­sons.

14 LES SI­LENCES

Dans Mad Men, le bla­bla in­utile n’existe pas. Tout se passe dans le re­gard des per­son­nages, dans les sou­pirs, dans les non­dits… Comme c’était ra­fraî­chis­sant de re­gar­der une sé­rie qui fai­sait confiance à notre in­tel­li­gence!

15 LA MU­SIQUE

De Space Od­di­ty de Da­vid Bo­wie à You On­ly Live Twice de Nan­cy Si­na­tra, la mu­sique a tou­jours oc­cu­pé une place de choix dans Mad Men. Et com­ment ou­blier le cé­lèbre Zou Bi­sou Bi­sou de Jes­si­ca Pa­ré?

AMC présente la fi­nale de Mad Men di­manche à 22 h

FI­NALE DE MAD MEN

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.