BA­LADE GAS­TRO­NO­MIQUE

MONT­PEL­LIER, Lan­gue­doc (FRANCE) | Dans le quar­tier his­to­rique que l’on nomme L’Écus­son, ce­la nous au­ra pris près de six heures pour par­cou­rir, à pied, les six étapes que com­pre­nait le par­cours gas­tro­no­mique et oe­no­lo­gique qu’avaient pré­pa­ré les vi­ti­cul­teu

Le Journal de Montreal - Weekend - - VA­CANCES -

Tous coif­fés d’un cha­peau de paille as­sor­ti d’un ru­ban aux cou­leurs de l’ap­pel­la­tion du ter­roir mont­pel­lié­rain et do­tés d’un verre de dé­gus­ta­tion dû­ment gra­vé au nom de l’AOC, nous étions des cen­taines, par­tis par groupes d’une ving­taine de par­ti­ci­pants du point de ras­sem­ble­ment si­tué sur l’es­pla­nade om­bra­gée du centre-ville.

À cha­cune des six haltes gour­mandes, bien si­gna­lées au dé­tour des rues étroites de ce quar­tier, des dé­lé­gués du co­mi­té d’or­ga­ni­sa­tion se char­geaient de di­ri­ger les ar­ri­vants.

Un ser­vice de trai­teur avait été char­gé de ser­vir à cha­cune des haltes un élé­ment du me­nu gas­tro­no­mique. La con­cep­tion du plat chaud avait par ailleurs été confiée à un jeune chef de ta­lent.

Chaque plat était ac­com­pa­gné des vins pro­po­sés par les pro­duc­teurs pré­sents, à rai­son de quatre à huit vi­ti­cul­teurs ré­par­tis par halte. Au to­tal, 35 caves par­ti­cu­lières et 5 caves co­opé­ra­tives se trou­vaient re­pré­sen­tées. Ces caves sont ré­par­ties sur les 46 com­munes qui com­posent le ter­ri­toire de l’Ap­pel­la­tion d’ori­gine contrô­lée Lan­gue­doc / Les Grés de Mont­pel­lier, une AOC qui leur fut dé­cer­née en 2003.

BA­LADE CULTU­RELLE AUS­SI

Tout au­tant que gas­tro­no­mique, la ba­lade se vou­lait cultu­relle. Les or­ga­ni­sa­teurs avaient ain­si re­te­nu comme étapes des bâ­ti­ments his­to­riques qui, de par leur vo­ca­tion ac­tuelle, ne sont qu’ex­cep­tion­nel­le­ment ac­ces­sibles au pu­blic.

L’hô­tel (par­ti­cu­lier) Ma­gnol doit son nom à Pierre Ma­gnol qui en fit l’ac­qui­si­tion au XVIIIe siècle. Ce der­nier, mé­de­cin et bo­ta­niste à la fa­cul­té de Mont­pel­lier, en­tre­prit de clas­ser les plantes par fa­milles se­lon leurs ca­rac­té­ris­tiques, une clas­si­fi­ca­tion que l’on uti­lise en­core à pré­sent. Pour rendre hom­mage à Pierre Ma­gnol, Carl Von Lin­né at­tri­bua le nom de ma­gno­lia à un arbre rap­por­té d’Amé­rique.

Puis, il y eut le Rec­to­rat de l’Aca­dé­mie de Mont­pel­lier, un bâ­ti­ment du XVe siècle, l’hô­tel Ri­cher de Bel­le­val, une construc­tion du XVe siècle, qui, après avoir ser­vi de ré­si­dence à la fa­mille du même nom, a fait of­fice d’hô­tel de ville.

La Fa­cul­té de droit nous a éga­le­ment ac­cueillis dans sa cour in­té­rieure. Ce vaste bâ­ti­ment du XVIIe siècle eut pour vo­ca­tion pre­mière d’hé­ber­ger un couvent de soeurs.

L’hô­tel de Grave, clas­sé mo­nu­ment his­to­rique, ser­vit ini­tia­le­ment de de­meure aux évêques au XVe siècle. Plus tard, il ac­cueillit suc­ces­si­ve­ment plu­sieurs rois de France. L’im­meuble abrite à pré­sent un ser­vice gou­ver­ne­men­tal char­gé des Af­faires cultu­relles.

La ba­lade s’est ter­mi­née dans la cour du mu- sée Fabre, le mu­sée des beaux-arts de Mont­pel­lier dont la col­lec­tion com­porte des oeuvres de l’art oc­ci­den­tal du XIVe au XXIe siècle. L’ac­cès à l’ex­po­si­tion per­ma­nente du mu­sée Fabre était of­fert aux par­ti­ci­pants.

Cette ba­lade gas­tro­no­mique et cultu­relle or­ga­ni­sée par les vi­ti­cul­teurs des Grés de Mont­pel­lier n’a lieu qu’une fois l’an. Ce­pen­dant, les vi­si­teurs peuvent se rat­tra­per en par­ti­ci­pant aux Es­ti­vales qui se dé­roulent au centre-ville chaque ven­dre­di des mois de juillet et août.

La ville de Mont­pel­lier re­gorge de beaux bâ­ti­ments his­to­riques dans le centre-ville. L’en­trée du mu­sée Fabre, le mu­sée des beaux-arts de

Mont­pel­lier. PHO­TOS D’AR­CHIVES

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