LES SE­CRETS DE­LA

Drôle et sexy, Em­pire est pro­ba­ble­ment ce qui se fait de plus bur­lesque à notre époque. Le spec­tacle, qui est ac­tuel­le­ment à Mon­tréal et s’amè­ne­ra bien­tôt à Qué­bec, est pré­sen­té dans une spie­gletent, un cha­pi­teau cen­te­naire d’ori­gine belge où nulle aut

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Éli­za­beth Mé­nard Le Jour­nal de Mon­tréal

En en­trant dans la spie­geltent éri­gée au coin de la rue Bleu­ry et du bou­le­vard Re­né-Lé­vesque, on sent tout de suite qu’il s’agit d’un en­droit hors du com­mun.

Ce cha­pi­teau, qui n’a l’air de rien de l’ex­té­rieur, abrite tout de même 700 places dis­po­sées en cercle au­tour d’une mi­nus­cule scène de trois mètres.

TENTE AN­TIQUE

Spie­geltent est en fait un mot néer­lan­dais qui si­gni­fie «tente-mi­roir». Le concept a été in­ven­té en Bel­gique au dé­but des an­nées 1900. Ces tentes voya­geaient de ville en ville et étaient uti­li­sées par des troupes de théâtre ou des amu­seurs pu­blics pour des spec­tacles bur­lesques ou des danses. Les mi­roirs ser­vaient à je­ter des re­gards fur­tifs à l’ob­jet de notre dé­sir.

Comme il s’agit de bois an­tique, au­cun clou ne peut y être plan­té. Les mor­ceaux sont conçus pour s’em­boî­ter et la tente est sur­éle­vée par des blocs de bé­ton.

OC­CU­PY WALL STREET

La com­pa­gnie Spie­gel­world, qui pro­duit Em­pire, est donc un cirque qui voyage de ville en ville avec sa tente, un peu comme c’était le cas en Eu­rope au dé­but du siècle der­nier.

Le spec­tacle a été ins­pi­ré par le mou­ve­ment Oc­cu­py Wall Street. Em­pire ra­conte l’his­toire d’un pro­duc­teur qui a fait faillite dans la fou­lée de la crise éco­no­mique et se re­trouve à pré­sen­ter un pe­tit spec­tacle, sous une tente, avec des amu­seurs de rue.

Ain­si, les spec­ta­teurs voient pas­ser sous leurs yeux une suite de nu­mé­ros de cirque dont l’ef­fet épous­tou­flant est qua­dru­plé par

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