À LA RE­CHERCHE DU GRANDAMOUR

À ceux qui ont ces­sé de croire au grand amour, voi­ci une sug­ges­tion de théâtre pour ra­vi­ver cer­tains rêves dé­lais­sés. Sans pour au­tant pré­tendre croire au prince char­mant, la pièce mu­si­cale L’or­di­naire du Big Love, qui a pris l’af­fiche hier au Théâtre de

Le Journal de Montreal - Weekend - - THÉÂTRE -

L’OR­DI­NAIRE DU BIG LOVE

«Le grand amour existe!» s’ex­clament avec in­sis­tance l’au­teur Simon Fréchette-Daoust et la met­teuse en scène Jade Bru­neau, de la créa­tion L’or­di­naire du Big Love, qui ont trou­vé dans la vraie vie le grand amour. «Sur­tout, il ne faut pas aban­don­ner et pour­suivre cette quête.»

Conscient que les valeurs de la so­cié­té sont trop sou­vent do­mi­nées par l’image et les conquêtes amou­reuses sans len­de­main, on a ici vou­lu sou­li­gner l’im­por­tance de l’amour vé­ri­table, la so­li­di­té du couple, le tout por­té par le ro­man­tisme.

«Plu­sieurs per­sonnes sont en couple sans vrai­ment connaître le grand amour», es­timent les jeunes créa­teurs qui font par­tie de la gé­né­ra­tion Y. «Pire en­core, cer­tains y ont re­non­cé.»

La pièce met en scène la ren­contre im­pré­vue de Tho­mas (Simon Fréchette-Daoust) avec Fré­dé­rique et Jean-Phi­lippe (Ge­ne­viève Beaudet et Fa­bien Du­puis) qui, eux, sont en couple de­puis dé­jà deux ans.

«Leur re­la­tion se­ra bou­le­ver­sée et re­mise en ques­tion par cette ren­contre», ré­vèle Jade Bru­neau, qui est aus­si de la dis­tri­bu­tion de la co­mé­die mu­si­cale Grease, qui a pris l’af­fiche au Saint-De­nis.

C’est que Tho­mas et Fré­dé­rique avaient vé­cu une pe­tite idylle à l’ado­les­cence. «À l’époque, Tho­mas était plu­tôt ti­mide, mais il est au­jourd’hui un homme épa­noui», pré­cise la met­teuse en scène.

L’AMOUR OR­DI­NAIRE

Si les créa­teurs de la pièce ont choi­si ce titre, c’est que, se­lon eux, le grand amour peut se trou­ver aus­si dans des cir­cons­tances ba­nales, sans ex­tra­va­gance. «L’amour se trouve par­fois dans des en­droits ou des si­tua­tions des plus or­di­naires», dé­clare Simon Fréchette-Daoust.

La pièce, pour sa part, n’au­ra rien d’or­di­naire. Outre les mo­ments mu­si­caux, des cho­ré­gra­phies se­ront aus­si de la par­tie. On ira jus­qu’à se pro­je­ter dans l’ave­nir, ques­tion de sa­voir si un nou­veau couple s’est for­mé.

La troupe Le Théâtre de l’oeil ou­vert sou­haite, avec sa pièce, rendre ac­ces­sible la créa­tion ar­tis­tique des­ti­née à un pu­blic po­pu­laire, tout en por­tant une vé­ri­table ré­flexion sur la vie en so­cié­té.

De sur­croît, on sou­haite qu’à la sor­tie de la pièce, un dé­sir s’ins­talle au point que les spec­ta­teurs qui n’ont pas en­core trou­vé le grand amour partent à sa re­cherche.

«C’est aus­si un beau mes­sage de ré­si­lience pour ceux qui ont connu une rup­ture amou­reuse», confie l’au­teur. Il faut par­fois faire preuve de cou­rage et sor­tir de sa zone de confort.»

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