Trente-cin­qans de­ci­né­ma­pour GEORGE MI­HAL­KA

Il y a 35 ans, le Mont­réa­lais George Mi­hal­ka amor­çait sa car­rière de ci­néaste en lan­çant la co­mé­die ado­les­cente Pinball Sum­mer, qui met­tait en ve­dette un jeune Carl Ma­rotte et qui al­lait lui per­mettre de réa­li­ser à peine un an plus tard son film culte d’h

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers Le Jour­nal de Montréal

Sans Pinball Sum­mer, George Mi­hal­ka n’au­rait peut-être pas fait car­rière comme ci­néaste. Le Mont­réa­lais s’est fait of­frir ce pre­mier contrat de réa­li­sa­tion en 1979, alors qu’il sor­tait tout juste de l’école de ci­né­ma.

Lan­cée à l’été 1980, cette co­mé­die pro­duite avec un bud­get d’un mil­lion de dol­lars a connu as­sez de suc­cès au box-of­fice pour que Mi­hal­ka se fasse of­frir la chance de réa­li­ser un se­cond long mé­trage - le film d’hor­reur My Bloo­dy Va­len­tine - qui, contre toute at­tente, al­lait de­ve­nir un film culte pour les ama­teurs du genre.

«Ja­mais je n’au­rais pu croire à l’époque qu’on par­le­rait en­core de My Bloo­dy Va­len­tine près de 35 ans plus tard!», lance en riant Mi­hal­ka, qui a aus­si réa­li­sé des films fran­co­phones comme les co­mé­dies qué­bé­coises La Flo­ri­da (1993) et Les Boys 4 (2005).

My Bloo­dy Va­len­tine avait bé­né­fi­cié d’une sor­tie as­sez im­por­tante pour l’époque (1981). Dis­tri­bué par le stu­dio hol­ly­woo­dien Pa­ra­mount, le film avait pris l’af­fiche sur plus de 1200 écrans en Amé­rique mal­gré le fait que plu­sieurs scènes avaient été cen­su­rées à cause de vio­lence ju­gée ex­trême.

Or, ce n’est que plu­sieurs an­nées plus tard que le long mé­trage a été éle­vé au sta­tut de film culte. My Bloo­dy Va­len­tine s’est aus­si ga­gné de nom­breux nou­veaux fans il y a quelques an­nées quand le ci­néaste Quen­tin Ta­ran­ti­no a dé­cla­ré que l’oeuvre de Mi­hal­ka était rien de moins que «son film d’hor­reur pré­fé­ré des an­nées 1980».

AVANT POR­KY

Mais avant My Bloo­dy Va­len­tine, il y a eu Pinball Sum­mer. Tour­né au­tour de Montréal (et à La Ronde!) et sor­ti à l’été 1980 sous le titre Pick-Up Sum­mer, Pinball Sum­mer a sou­vent été per­çu comme un pré­cur­seur à la po­pu­laire co­mé­die ca­na­dienne Por­ky, qui a pris l’af­fiche deux ans plus tard.

Pinball Sum­mer n’a pas ob­te­nu le même suc­cès que Por­ky au box-of­fice, mais on y re­trou­vait le même type d’hu­mour osé et le même genre de per­son­nages (des ado­les­cents ob­sé­dés par le sexe).

« J’ai beau­coup de res­pect pour le suc­cès qu’a connu Por­ky mais c’était un film beau­coup plus vul­gaire et mi­so­gyne que le nôtre, sou­ligne Mi­hal­ka.

« Pinball Sum­mer avait des scènes osées mais c’était tou­jours fait sous forme de clin d’oeil. Le pré­texte du film était de mon­trer des belles filles et des beaux gars pen­dant leurs va­cances es­ti­vales.»

Pinball Sum­mer ra­con­tait l’his­toire de deux ado­les­cents qui sou­haitent pro­fi­ter de leur der­nier été avant d’en­trer au col­lège. Un de ces deux ados est joué par un jeune Carl Ma­rotte, qui al­lait de­ve­nir six ans plus tard le Pierre Lam­bert dans la po­pu­laire série Lance et Compte. «Pra­ti­que­ment tous les ac­teurs du film n’avaient au­cune ex­pé­rience au grand écran et c’était le cas de Carl aus­si, ra­conte Mi­hal­ka.

«Ce qui était drôle dans le cas de Carl, c’est qu’il était le seul de la gang qui ne vou­lait pas de­ve­nir une ve­dette. Mais on sait tous ce qui est ar­ri­vé quand la série Lance et Compte est en­trée en onde.»

Ins­tal­lé de­puis quelques an­nées à To­ron­to, George Mi­hal­ka a beau­coup tra­vaillé pour la té­lé­vi­sion ré­cem­ment. Il a réa­li­sé la série té­lé 24 Hour Ren­tal et il planche sur une nou­velle série et un nou­veau long mé­trage.

«J’ai­me­rais aus­si re­ve­nir tour­ner en fran­çais au Qué­bec, ad­met-il. Montréal est la ville où j’ai com­men­cé et j’ai­me­rais re­ve­nir y tra­vailler un jour.»

L’ac­teur qué­bé­cois Carl Ma­rotte jouait un des rôles prin­ci­paux de la co­mé­die Pinball Sum­mer, le tout pre­mier film de George Mi­hal­ka.

George Mi­hal­ka, le réa­li­sa­teur du clas­sique d’hor­reur My Bloo­dy Va­len­tine, cé­lèbre cette an­née ses 35 ans de car­rière.

Une scène du film d’hor­reur My Bloo­dy Va­len­tine, qui a pris l’af­fiche en 1981 et qui a fait l’ob­jet d’un re­make sor­ti en 2009.

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