PEY­TON REED AUX COM­MANDES

Un film de su­per hé­ros avec Paul Rudd, Mi­chael Dou­glas et Evan­ge­line Lilly, et dont le réa­li­sa­teur, Pey­ton Reed, est connu pour ses co­mé­dies (dont Mon­sieur oui avec Jim Car­rey), c’est l’in­croyable pa­ri des stu­dios Mar­vel.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isabelle Hon­te­bey­rie

En entrevue avec l’Agence QMI, le ci­néaste lève le voile sur de nom­breux as­pects de la su­per­pro­duc­tion au bud­get de 130 mil­lions $.

«Je prends comme un com­pli­ment le fait que vous di­siez qu’Ant- Man ne cadre pas avec les autres Mar­vel. Je te­nais vrai­ment à faire quelque chose de dif­fé­rent, de beau­coup plus hu­mo­ris­tique afin de sou­li­gner l’ab­sur­di­té du pro­pos. Un homme qui contrôle des four­mis, qui ra­pe­tisse… tout ce­la est ab­surde. En tant qu’ad­mi­ra­teur de bandes des­si­nées, je vou­lais rendre ce­la», in­dique Pey­ton Reed.

Ar­ri­vé à mi-par­cours, alors que la ma­jo­ri­té des ac­teurs – Paul Rudd, Mi­chael Dou­glas, Evan­ge­line Lilly, Co­rey Stoll – avaient été choi­sis, le ci­néaste a néan­moins réus­si à ap­por­ter sa touche par­ti­cu­lière à ce long mé­trage.

Car, à la base, Ant-Man est l’his­toire de Scott Lang (Paul Rudd), en­ga­gé par Hank Pym (Mi­chael Dou­glas), l’un des fon­da­teurs des Aven­gers, pour en­dos­ser son cos­tume de su­per hé­ros qui lui per­met de ra­pe­tis­ser et de de­ve­nir d’une force sur­hu­maine afin d’évi­ter que ces pou­voirs ne tombent entre de mau­vaises mains.

«J’ai vou­lu, tout d’abord, aug­men­ter l’as­pect co­mique. En­suite, j’ai sou­hai­té in­sis­ter sur le pa­ral­lèle entre Scott et Hank, tous deux étant des pères qui ont des re­la­tions com­plexes avec leur fille. Hank veut se rap­pro­cher de Hope (Evan­ge­line Lilly) et Scott sou­haite re­trou­ver sa place au­près de sa fille.»

MI­CHAEL DOU­GLAS, SU­PER HÉ­ROS IM­PEC­CABLE?

Sans contre­dit, sous l’im­pul­sion de Pey­ton Reed, le per­son­nage de Hank Pym a pris de l’im­por­tance. «C’est quel­qu’un dont les ac­tions sont mo­ti­vées par la culpa­bi­li­té», de sou­li­gner le réa­li­sa­teur, ce qui en fait un per­son­nage «tor­tu­ré et tra­gique, han­té par la mort de sa femme».

Et même s’il n’a pas choi­si Mi­chael Dou­glas, Pey­ton Reed ne peut que se fé­li­ci­ter du fait qu’il fasse par­tie de la dis­tri­bu­tion. «C’est un ac­teur de haut ca­libre. J’ai été im­pres­sion­né par ce qu’il a ame­né au per­son­nage, par son adhé­sion au rôle.»

Con­trai­re­ment à ce que l’on pour­rait pen­ser, ce ne sont pas les scènes d’ac­tion qui ont fait le plus peur au réa­li­sa­teur, mais la sé­quence d’ou­ver­ture dans la­quelle on voit Hank Pym dans les an­nées 1980.

«Tout le monde sait à quoi res­sem­blait Mi­chael Dou­glas il y a 25 ans et j’avoue que cette scène me ter­ri­fiait. D’au­tant que c’était celle qui ou­vrait le film et, si elle n’était pas réus­sie, le pu­blic al­lait dé­bar­quer. Nous avons fait ap­pel à une com­pa­gnie d’ef­fets spé­ciaux qui s’ap­pelle Lu­ma. Nous avons fil­mé la scène avec Mi­chael Dou­glas, sur le vi­sage du­quel nous avions mis des cap­teurs. Puis, nous avons em­bau­ché une dou­blure res­sem­blant à Mi­chael qui, après avoir re­gar­dé Liai­son fa­tale, Wall Street, etc., sa­vait com­ment il jouait et était ca­pable de l’imi­ter. La com­pa­gnie a en­sui- te pas­sé le tout dans une ma­chine spé­ciale et voi­là. La res­sem­blance est étonnante. Quand il s’est vu, Mi­chael a écla­té de rire, il n’en re­ve­nait pas!»

FAIRE DES CHOSES IM­POS­SIBLES

D’ailleurs, le réa­li­sa­teur n’a pas ca­ché qu’il ado­re­rait re­ve­nir à la barre d’un an­té­pi­sode met­tant en ve­dette l’ac­teur (Mi­chael Dou­glas a d’ailleurs men­tion­né dans plu­sieurs mé­dias qu’il ai­me­rait que Ca­the­rine Ze­ta-Jones in­carne sa femme à l’écran!). Quand on lui de­mande com­ment il ex­plique la po­pu­la­ri­té ac­tuelle des su­per hé­ros, Pey­ton Reed n’hé­site pas une se­conde. «D’abord, je pense que ce­la ré­pond à un be­soin de vou­loir faire des choses im­pos­sibles, comme de ra­pe­tis­ser ou de vo­ler. En­suite, c’est aus­si une ma­nière, pour cha­cun, de s’amé­lio­rer par pro­cu­ra­tion. Nous avons tous en­vie de de­ve­nir meilleurs, de nous sur­pas­ser et c’est ce que nous montrent ces per­son­nages.»

Ant-Man est ac­tuel­le­ment à l’af­fiche dans les salles du Qué­bec.

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