CIR­CU­LEZ, IL N’Y A RIEN À VOIR

Bra­quage amé­ri­cain Un film de Sa­rik An­drea­syan. Avec Hay­den Ch­ris­ten­sen, Adrien Bro­dy et Jor­da­na Brews­ter.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Même la pré­sence d’Adrien Bro­dy ne sauve pas Bra­quage amé­ri­cain de l’Ar­mé­nien Sa­rik An­drea­syan (bien connu en Rus­sie, où il a mis en scène plu­sieurs suc­cès au ci­né­ma), tant le film est d’une pla­ti­tude im­pres­sion­nante.

Fran­kie (Adrien Bro­dy) vient de sor­tir de pri­son où il a été in­car­cé­ré pen­dant 10 ans. Après une vi­site dans un bar de dan­seuses, his­toire de rat­tra­per le temps per­du, il va voir James (Hay­den Ch­ris­ten­sen), son pe­tit frère, qui tente de vivre nor­ma­le­ment. Car, sous l’in­fluence de Fran­kie, James a eu des dé­mê­lés avec la jus­tice et n’a pas du tout l’in­ten­tion de re­tour­ner der­rière les bar­reaux. Son rêve dans la vie, c’est d’ou­vrir un jour son ga­rage et de re­nouer avec Emi­ly (Jor­da­na Brews­ter, seule bonne sur­prise de ce film), son an­cienne pe­tite amie.

CLI­CHÉ

C’est sans comp­ter sur la pro­pen­sion de Fran­kie à se­mer le trouble par­tout où il va. Car il se dé­brouille bien vite pour obli­ger James – qui se sent éga­le­ment re­de­vable, son frère ayant pur­gé sa peine de pri­son sans men­tion­ner son im­pli­ca­tion – à par­ti­ci­per au bra­quage qu’il or­ga­nise avec ses co­pains Ray (To­ry Kit­tles) et Su­gar (le mu­si­cien Akon). En fait, le bra­quage en ques­tion est ce­lui d’une banque et James – qui a ser­vi en Irak sait ma­nier les ex­plo­sifs, oui, vrai­ment! – est in­dis­pen­sable à l’opé­ra­tion.

Vous l’avez com­pris, Bra­quage amé­ri­cain n’a rien d’ex­cep­tion­nel ni même de mé­mo­rable. Outre les manques de co­hé­rence (no­tam­ment les soi-di­sant ex­per­tises de James qui ar­rivent à point nom­mé et qui sont dif­fi­ci­le­ment cré­dibles), cer­tains élé­ments du long mé­trage sont de tels cli­chés qu’il est dif­fi­cile de res­ter sé­rieux, voire même at­ten­tif pen­dant la pro­jec­tion.

Il y a mal­gré tout un bon point, l’es­thé­tisme cer­tain avec le­quel le tout est fil­mé. Cer­tains plans font d’ailleurs plus pen­ser à des pho­tos qu’aux sé­quences d’un long mé­trage. Mal­heu­reu­se­ment, ces – très et trop rares – mo­ments ne suf­fisent pas à rat­tra­per Bra­quage amé­ri­cain dont le scé­na­rio, écrit par Raul In­glis ( Vice), n’est pas à la hau­teur. Quant à la scène fi­nale, elle ne suf­fit pas, elle non plus, à faire pas­ser l’amère pi­lule des 94 mi­nutes du film.

PHO­TOS COUR­TOI­SIE Adrien Bro­dy in­carne un ex-dé­te­nu qui veut en fi­nir avec sa vie de cri­mi­nel.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.