DES OB­JETS DE BOB DY­LAN EN EX­PO PER­MA­NENTE

NEW YORK | (AFP) L’Uni­ver­si­té de Tul­sa, dans l’Ok­la­ho­ma, a ac­quis plus de 6000 ob­jets, en­re­gis­tre­ments et do­cu­ments au­près du chan­teur amé­ri­cain Bob Dy­lan, et pré­voit de créer un es­pace per­ma­nent pour en ex­po­ser une par­tie, se­lon un com­mu­ni­qué pu­blié merc

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE -

Près de mille pièces ont dé­jà été ache­mi­nées à Tul­sa et le reste, conser­vé dans plu­sieurs en­droits, le se­ra dans les deux ans à ve­nir, a pré­ci­sé la fa­cul­té.

Le prix d’ac­qui­si­tion n’a pas été ré­vé­lé, mais le New York Times l’a es­ti­mé entre 15 et 20 mil­lions de dol­lars.

L’es­pace dé­dié au fonds ac­quis par l’Uni­ver­si­té se­ra si­tué près du Woo­dy Gu­thrie Cen­ter, un mu­sée consa­cré à une autre gloire de la mu­sique amé­ri­caine, ori­gi­naire d’Ok­la­ho­ma.

Outre l’ex­po­si­tion, les ar­chives Dy­lan se­ront éga­le­ment à la dis­po­si­tion d’uni­ver­si­taires et de cher­cheurs sou­hai­tant l’étu­dier.

PIÈCES HIS­TO­RIQUES

Elles contiennent no­tam­ment des en­re­gis­tre­ments re­mon­tant à 1959, le cadre du pia­no sur le­quel il a com­po­sé le titre Like a Rol­ling Stone ou en­core des vi­déos in­édites de concerts, un por­te­feuille avec la carte de vi­site du chan­teur de soul Otis Red­ding et le nu­mé­ro de té­lé­phone de la star de coun­try John­ny Cash.

Se trouve éga­le­ment le blou­son de cuir qu’il por­tait la scène du fes­ti­val New­port Folk en 1965 lors­qu’il a op­té pour la gui­tare élec­trique, l’un des mo­ments les plus mar­quants du rock.

«Je suis heu­reux que mes ar­chives, qui ont été ras­sem­blées du­rant toutes ces an­nées, aient trou­vé un do­mi­cile», a dé­cla­ré le chan­teur de 74 ans dans un com­mu­ni­qué dis­tinct, pu­blié éga­le­ment mer­cre­di.

Il s’est aus­si fé­li­ci­té que ce fonds, dont peu soup­çon­naient l’exis­tence, soit ex­po­sé non loin de ce­lui de Woo­dy Gu­thrie, mais aus­si d’ob­jets amé­rin­diens, réunis dans le Gil­crease Mu­seum, éga­le­ment si­tué à Tul­sa.

« UN GRAND HON­NEUR »

«Pour moi, ce­la fait sens et c’est un grand hon­neur», a ajou­té l’icône de la mu­sique amé­ri­caine. Bob Dy­lan conti­nue à se pro­duire ré­gu­liè­re­ment et n’a pas ra­len­ti son ac­ti­vi­té, mais il se pré­oc­cupe da­van­tage de la pré­ser­va­tion de son hé­ri­tage de­puis quelques an­nées.

En 2014, il a pu­blié un coffret de l’en­semble des en­re­gis­tre­ments réa­li­sés en 1967 en vue de l’al­bum The Ba­se­ment Tapes, qui est fi­na­le­ment sor­ti en 1975. Contrai­re­ment à Woo­dy Gu­thrie, Bob Dy­lan n’a pas de lien par­ti­cu­lier avec l’Ok­la­ho­ma. Il est né dans l’État du Min­ne­so­ta et s’est fait connaître à New York.

Mais il a une ad­mi­ra­tion pour Gu­thrie: l’une de ses pre­mières chan­sons était Song to Woo­dy, une ode au chan­teur en­core en vie à l’époque, et il a plus tard évo­qué l’Ok­la­ho­ma dans sa re­prise de The Bal­lad of Pret­ty Boy Floyd de Gu­thrie.

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