DEUX FOIS PLU­TÔT QU’UNE

Maripier Mo­rin n’a pas vé­cu le dé­but d’an­née qu’elle es­pé­rait. Après avoir ap­pris que son émis­sion Faites comme chez vous ne re­vien­drait pas, l’ani­ma­trice se de­man­dait bien ce qui l’at­ten­dait pour les pro­chains mois. Or, en l’es­pace de quelques jours à pe

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Lun­di der­nier, du­rant la même jour­née, on a an­non­cé tes deux nou­veaux pro­jets, à TVA et à Z. Comment as-tu vé­cu ça?

«C’était pro­ba­ble­ment l’une des plus belles jour­nées de ma vie. On a an­non­cé que je fai­sais par­tie de l’équipe du show le plus re­gar­dé de la té­lé ( La Voix Ju­nior) et que j’al­lais avoir mon propre talk-show ( Maripier). J’étais aux anges. Mon chum était avec moi, il fai­sait su­per beau. Ce soir-là, je suis al­lée sou­per chez Pa­trick Lan­glois, mon an­cien coa­ni­ma­teur de Mé­nage à trois. J’ai cha­touillé son pe­tit gar­çon, qui m’a don­né un coup de poing en pleine face et m’a cas­sé le nez! Je vais peut-être avoir une in­ter­ven­tion chi­rur­gi­cale pour ça mar­di, car mon vi­sage, c’est 80 % de ma job. Di­sons que ça re­met les choses en pers­pec­tive (rires).»

Comment t’a-t-on pro­po­sé d’avoir ton propre talk-show?

«J’avais en­ten­du que Bell vou­lait lan­cer un nou­veau talk-show. Au dé­part, ça de­vait peu­têtre être pour Vrak. Ils ont fi­na­le­ment dé­ci­dé de faire ça avec Z. Avec l’équipe d’Éric Sal­vail, Sal­vail & Co, on a dé­ve­lop­pé un pro­jet. Avec toute la chance du monde, il a été pris. Je me suis ra­mas­sée en trois jours à sa­voir que j’al­lais faire La Voix Ju­nior et que j’al­lais avoir un talk-show. En si­mul­ta­né, je suis pas­sée de “sans em­ploi” à deux gros pro­jets.» L’an­née 2016 a donc pris une nou­velle tour­nure pour toi? «Com­plè­te­ment. Le dé­but 2016 a été plus dif­fi­cile. Je me de­man­dais vrai­ment où je m’en al­lais. C’était la pre­mière fois en quatre ans que je n’avais plus rien de­vant moi. Avant, je fai­sais tou­jours des af­faires à gauche et à droite. Ça me te­nait oc­cu­pée. Mais là, je n’avais pas d’émis­sion. Ça m’in­sé­cu­ri­sait beau­coup. Je l’ai tel­le­ment dit à ma mère que l’uni­vers m’a en­ten­du et m’a en­voyé deux émis­sions!»

À quoi va res­sem­bler le talk-show

Maripier? «On ne veut pas faire un En mode Sal­vail au fé­mi­nin. On veut trou­ver notre es­sence, notre iden­ti­té. L’ADN du show se­ra com­plè­te­ment dif­fé­rent, car il se­ra mou­lé sur ma per­son­na­li­té. Ce se­ra un show sans filtre, vers la spon­ta­néi­té des ar­tistes. Ce se­ra un show unique.» La chaîne Z étant prin­ci­pa­le­ment re­gar­dée par un pu­blic mas­cu­lin, est-ce que ce se­ra un talk-show pour hommes? «On veut faire plai­sir à l’au­di­toire de Z, donc, oui, aux hommes qui re­gardent la chaîne. Dans ce show-là, la chose la plus fé­mi­nine qu’il va y avoir, ce se­ra moi. Parce que pour le reste, tant en ce qui concerne les in­vi­tés que le dé­cor et le ton, tout va être mas­cu­lin. Moi, j’ai été éle­vée avec deux gars. Je suis très one of the boys. Je ne me dé­na­tu­re­rai pas, au contraire. Même que ça va me don­ner une li­ber­té que je n’ai pas souvent à la té­lé.» Qui se­raient tes in­vi­tés de rêve pour ton talk-show? «D’ins­tinct, j’au­rais le goût de dire Ma­rio Tes­sier. On sait comment il est quand il ar­rive sur un show de va­rié­tés. Il est tout le temps al­lu­mé, drôle. Il y a de quoi qui se passe. En même temps, j’ai­me­rais re­ce­voir des gars que l’on ne voit pas souvent en en­tre­vue, comme Mar­tin Matte et Louis Mo­ris­sette. Je veux les sor­tir de leur zone de confort. Et c’est sûr que mon pro­duc­teur (Éric Sal­vail) n’au­ra pas le choix de ve­nir! (rires)»

Maripier Mo­rin se­ra en ve­dette dans deux émis­sions, cet au­tomne. MARIPIER

MO­RIN

Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin Le Jour­nal de Mon­tréal ra­phael.gen­dron-mar­tin @que­be­cor­me­dia.com

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