3 IN­TRIGUES QUI TOMBENT À PLAT

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie Agence QMI

Le ma­riage de l’an­née, sor­ti il y a 15 ans, était une mi­gnonne co­mé­die ro­man­tique. Mal­heu­reu­se­ment, le se­cond vo­let des aven­tures de la fa­mille Por­to­ka­los tombe à plat, mal­gré quelques mo- ments qui réus­sissent à ar­ra­cher quelques sou­rires.

Le scé­na­rio de Nia Var­da­los, in­ter­prète de Tou­la, mé­lange al­lè­gre­ment trois in­trigues aux­quelles on ne croit ab­so­lu­ment pas. D’un cô­té, ses pa­rents Gus (Mi­chael Cons­tan­tine) et Ma­ria (Lai­nie Ka­zan) s’aper­çoivent qu’ils n’ont ja­mais été réel­le­ment ma­riés par le prêtre qui a cé­lé­bré leur union. De l’autre, Pa­ris (Ele­na Kam­pou­ris), la fille de Tou­la et de Ian (John Cor­bett), s’ap­prête à quit­ter la mai­son pour al­ler à l’uni­ver­si­té, alors que son grand-père la presse de trou­ver un pe­tit ami et de se ma­rier. Et en­fin, pour faire bonne me­sure, Tou­la et Ian tra­versent eux aus­si une pé­riode dif­fi­cile.

PAS CRÉ­DIBLE

Le pro­blème, c’est qu’on n’y croit ja- mais vrai­ment. Ma­ria hé­si­tant à épou­ser Gus de nou­veau n’est ab­so­lu­ment pas cré­dible, de la même ma­nière que les sou­cis conju­gaux de Tou­la et Ian de­meurent ex­trê­me­ment lé­gers, comme un res­sort scé­na­ris­tique pour nous mon­trer que tous les couples, même les plus so­lides, connaissent un jour les affres de la mo­no­to­nie et du quo­ti­dien. Seuls les en­nuis (très re­la­tifs) de Pa­ris gé­nèrent un in­té­rêt me­su­ré, l’ado­les­cente de 17 ans vi­vant les mêmes si­tua­tions – à peu de choses près – que sa mère avant elle.

Si­non, tout le reste de la dis­tri­bu­tion est de re­tour in­cluant Gia Ca­rides en Nik­ki, Joey Fa­tone en An­ge­lo et, bien sûr, An­drea Mar­tin en tante Vou­la. Ri­ta Wil­son (la femme de Tom Hanks, éga­le­ment pro­duc­trice de Le ma­riage

de l’an­née 2) fait une pe­tite ap­pa­ri­tion qui tombe comme un che­veu sur la soupe, ac­com­pa­gnée par un John Sta­mos en pré­sen­ta­teur de nou­velles té­lé­vi­sées tout à fait in­utile.

Le ma­riage de l’an­née 2 n’a rien de l’évé­ne­ment de l’an­née… At­ten­dez que le long mé­trage ar­rive, un sa­me­di ma­tin, à la pro­gram­ma­tion d’une chaîne de té­lé­vi­sion. Au moins, vous n’au­rez pas l’im­pres­sion d’avoir gas­pillé votre ar­gent.

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