Pro­té­ger les jeunes des com­men­taires hai­neux

DES RÉ­SEAUX SO­CIAUX

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Sa­muel Pra­dier

Les com­men­taires qui cir­culent sur les ré­seaux so­ciaux peuvent par­fois être bles­sants et gra­tui­te­ment mé­chants. Pour évi­ter que les jeunes can­di­dats de La Voix Ju­nior soient confron­tés à ce genre de désa­gré­ments, la pro­duc­tion a mis en place un sys­tème de contrôle et de vi­gie qui semble bien fonc­tion­ner.

D’abord, con­trai­re­ment à leurs ho­mo­logues adultes de La Voix, les jeunes can­di­dats n’ont pas de page of­fi­cielle sur Fa­ce­book ou Twit­ter, no­tam­ment pour des rai­sons lé­gales.

«Il faut avoir au moins 13 ans pour pou­voir créer un compte sur Fa­ce­book et sur plu­sieurs autres ré­seaux so­ciaux, a in­di­qué Émi­lie Four­nier, pro­duc­trice au conte­nu web et ré­seaux so­ciaux de La Voix Ju­nior. Comme on ne vou­lait pas créer d’in­éga­li­tés entre un can­di­dat de 8 ans et un autre de 14 ans, on a donc dé­ci­dé de prendre en charge les ré­seaux so­ciaux des can­di­dats en pas­sant uni­que­ment par la page of­fi­cielle de La Voix Ju­nior. En même temps, ce­la nous per­met de nous as­su­rer que le conte­nu reste po­si­tif.»

CONTRÔLE DU CONTE­NU

Cer­tains can­di­dats, comme Charles Kar­dos, Tho­mas Bras­sard ou Ma­ri­lou Lang, sont dé­jà très ac­tifs dans le mi­lieu de la mu­sique et ont une page Fa­ce­book per­son­nelle. Ils y an­noncent aus­si bien leur pro­chaine pré­sence à un spec­tacle ou à un évè­ne­ment qu’ils y parlent de leur par­ti­ci­pa­tion à l’émis­sion. Mais, là en­core, la pro­duc­tion veille au grain. «On offre un en­ca­dre­ment aux jeunes et à leur famille, a ex­pli­qué la res­pon­sable du conte­nu web. On a par­lé aux pa­rents avant le dé­but de l’émis­sion. On leur a ex­pli­qué les bonnes pra­tiques des ré­seaux so­ciaux, quoi faire et ne pas faire. On fait des sui­vis ré­gu­liers avec eux. Pour le mo­ment, nous n’avons eu au­cun ap­pel d’ur­gence. On fait aus­si de la vi­gie de notre cô­té. On a un sys­tème de veille, et on n’a eu au­cun pro­blème jus­qu’à pré­sent.» Force est de consta­ter que les in­ter­ac-

tions sur la page Fa­ce­book ou les comptes Twit­ter et Ins­ta­gram de l’émis­sion sont tou­jours po­si­tifs. Nous sommes aus­si al­lés voir les comptes per­son­nels de plu­sieurs can­di­dats et il n’y a ef­fec­ti­ve­ment au­cun com­men­taire né­ga­tif, propos in­sul­tant ou dé­ni­grant sur toutes ces pla­te­formes.

Se­lon Émi­lie Four­nier, le de­gré d’at­ta­che­ment du pu­blic est plus grand avec les jeunes. «Les gens sont épa­tés de voir au­tant de ta­lents et ça se re­flète dans leurs com­men­taires. On di­rait aus­si que, comme ce sont des en­fants, il y a un plus grand res­pect.»

IN­NO­VA­TION

Pour cette pre­mière sai­son de La

Voix Ju­nior, l’équipe res­pon­sable du web a choi­si d’orien­ter dif­fé­rem­ment sa stra­té­gie, en adap­tant no­tam­ment l’offre de conte­nu afin qu’elle soit plus jeune et plus co­lo­rée.

«Li­li-Ann De Fran­ces­co nous aide à va­li­der les conte­nus. Si ça l’al­lume, on se dit que ça va aus­si al­lu­mer les jeunes. On a trou­vé un bon ton, car on ne vou­lait pas que ce soit comme à

La Voix. On a créé des émo­ti­cônes per­son­na­li­sées et, pour la pre­mière fois, on a aus­si ins­tal­lé un stu­dio web pour la Zone Li­li, qui est un es­pace qui per­met de re­ce­voir les jeunes et de faire des en­tre­vues ou des cap­sules avec eux, tout de suite après leurs pres­ta­tions.»

Cette idée d’avoir un stu­dio web se­ra d’ailleurs re­prise pour La Voix 5, l’hi­ver pro­chain. Va­lé­rie Che­va­lier, qui fai­sait dé­jà des re­por­tages web pour le site de l’émis­sion, au­ra ain­si son propre stu­dio web pour re­ce­voir les can­di­dats.

Émi­lie Four­nier

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